Politique étrangère
Le Moyen-Orient en 2029
Les guerres qui ravagent aujourd’hui le Moyen-Orient n’ont pas vocation à se poursuivre éternellement et la région n’est pas vouée à être dirigée par des autocrates. Une transition vers un ordre plus juste pour les populations est possible mais elle prendra du temps. Il est peu probable qu’elle advienne d’ici 2029. Les progrès viendront graduellement, poussés par la société civile. De nouvelles révolutions sont possibles mais il n’est pas sûr qu’elles produisent davantage de démocratie.
2029, la grande renaissance asiatique
Les Asiatiques ont été dominés et parfois humiliés par les Occidentaux au cours des deux derniers siècles. Ils abordent aujourd’hui l’avenir avec confiance. En 2050, les deux premières puissances mondiales devraient être la Chine et l’Inde. La grande renaissance asiatique engendrera des bouleversements géopolitiques. Les tensions sino-américaines sont déjà visibles et des conflits pourraient émerger entre puissances asiatiques. Toutefois, le choc des civilisations n’est pas inévitable.
Les guerres commerciales de Trump : haro sur le multilatéralisme
Le multilatéralisme commercial établi après la Seconde Guerre mondiale avait pour objectif de prévenir les guerres commerciales. La création de l’Organisation mondiale du commerce en 1995 et la mise en place de son mécanisme de règlement des différends ont renforcé ce multilatéralisme. Aujourd’hui, Donald Trump multiplie les mesures protectionnistes et cherche à réduire l’OMC à l’impuissance. L’issue de la guerre commerciale actuelle est bien incertaine.
L’Intelligence artificielle révolutionnera-t-elle l’art de la guerre ?
Les développements de l’Intelligence artificielle (IA) n’en sont qu’à leurs débuts et ils ont déjà un impact sur les forces armées. Certains systèmes d’arme sont aujourd’hui capables de déterminer automatiquement les cibles à traiter. À terme, les progrès de l’IA pourraient conduire à une véritable révolution militaire voire à une mutation dans le rapport entre l’homme et la guerre. Les prospectivistes les plus pessimistes imaginent des scénarios apocalyptiques mais le pire n’est jamais certain.
Rohingya : une sortie de crise est-elle possible ?
Le dossier rohingya renvoie à une histoire nationale et régionale complexe. La marginalisation, l’exclusion des Rohingya des communautés formant le Myanmar, s’aggravent encore avec la crise de l’été 2017. L’attitude du pouvoir birman traduit surtout la dominance de l’armée, qui s’assure du soutien du courant le plus nationaliste. L’ASEAN a, dans cette crise, surtout montré son inefficacité. Et l’ONU n’a pu dépasser le blocage chinois. Pour l’heure, nulle solution durable n’apparaît proche.
Où va l'Afghanistan ?
Dans une conjoncture marquée par l’échec des interventions militaires, des attentats multiples et des législatives critiquées, l’incertitude est réelle dans le pays. Mais le gouvernement tient, et les divisions entre talibans limitent les avances de ces derniers. L’apparition de Daech pose un problème qui mobilise les acteurs extérieurs. La question centrale demeure celle du dialogue à entretenir avec les talibans. La société afghane elle-même bouge, mais ses perspectives demeurent brouillées.
Le Royaume-Uni et le monde après le Brexit
Lors de la campagne référendaire de 2016, la question des conséquences potentielles du Brexit sur la place du Royaume-Uni dans le monde a été éludée. Les partisans du Leave comptent sur la relation spéciale avec les États-Unis, sur l’appartenance à des institutions multinationales et sur les liens avec les pays du Commonwealth pour maintenir le statut international de leur pays. L’âpreté des relations entre Donald Trump et Theresa May montre toutefois qu’il s’agit d’un pari risqué.
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