Les médias conservateurs dans la campagne de 2020 : un soutien unanime au président ?
Des années 1920 aux années 1980, la presse américaine a respecté de strictes règles de déontologie, centrées sur une exigence d’objectivité et d’équité. À partir des années 1930, le centre de gravité politique du pays va se situer du côté progressiste et les titres de presse conservateurs seront peu nombreux.
Le vaste effort de dérégulation engagé par l’administration Reagan permet l’émergence d’un puissant écosystème médiatique conservateur à la fin des années 1980. Animés par des vedettes telles que Rush Limbaugh, les « talkshows radiophoniques conservateurs » sont diffusés par de très nombreuses radios locales émettant en bande AM. Créée en 1996, la chaîne Fox News connait le succès à partir des années 2000. S’y ajoutent de nombreux sites d’information en ligne proches de l’extrême-droite.
Dans un premier temps, ces médias entretiennent des liens conditionnels avec le Parti républicain. La nécessité de conserver un public fidèle, pour des raisons économiques, implique de respecter sa grande exigence en termes d’orthodoxie conservatrice. Depuis 2015, et malgré ses positions politiques et sa vie privée peu conformes aux dogmes conservateurs, de nombreux médias conservateurs se sont ralliés au président Trump. Si les plus connus sont Fox News et le site d’information en ligne Breitbart, les plus loyaux sont sans doute les réseaux de télévision One America News Network (OANN), et Sinclair Broadcasting Network, respectivement câblés et hertziens.
L’arrivée de Bill Shine à la programmation de Fox News en 2016, en remplacement de Roger Ailes, a renforcé le "trumpisme" de la chaîne. Elle reprend alors les thèmes xénophobes du site Breitbart - par ailleurs en perte de vitesse. Malgré le départ de nombreux animateurs modérés, le service d’information et les émissions en journée restent relativement critiques vis-à-vis du président. En revanche, la matinale Fox and Friends et les émissions du soir montrent une relation fusionnelle avec ce dernier. De nombreuses infox venues de sites très radicaux circulent d’ailleurs entre les deux, dans un phénomène de renforcement mutuel.
Mais des surprises ne sont pas à exclure puisque le Drudge Report, un site d’information d’extrême-droite, se montre aujourd’hui critique du président dans le contexte de la procédure d’impeachement.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Les médias conservateurs dans la campagne de 2020 : un soutien unanime au président ?
Lula : une victoire sous contraintes
La victoire du 25 octobre 2026. Au soir du 4 octobre, l'affaire semblait très mal engagée pour Lula. Il recueillait 45,2% des voix au premier tour de l'élection présidentielle, contre 47,0% pour son adversaire Flávio Bolsonaro, soit un écart de 2 225 millions de voix. De surcroît, les électeurs s'étant portés vers les autres candidats, au total plus de 9 millions, paraissaient plutôt enclins à se reporter vers F. Bolsonaro au second tour. Ce résultat contredisait les sondages des semaines précédentes, qui accordaient un très modeste avantage à Lula.
Canada : le retour des indépendantismes
À deux reprises, à quelques semaines d’intervalle, la question de l’indépendance de l’une des dix provinces du Canada est posée. Au Québec, d’abord, où l’élection du Parti québécois (PQ), qui porte cette question au cœur de son programme, ouvre la perspective d’un troisième référendum dans les prochaines années. En Alberta, ensuite, où les citoyens seront appelés le 19 octobre 2026 à répondre à la question suivante : « L’Alberta devrait-elle rester une province du Canada, ou le gouvernement de l’Alberta devrait-il entamer le processus juridique requis par la Constitution canadienne pour organiser un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit se séparer ou non du Canada ? ».
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.