Le retour de l’ajustement : la crise des pays pétroliers d’Afrique centrale. Gabon et Congo-Brazzaville
Cette note vise à mettre en lumière le cycle d’ajustement à la fois financier, économique et politique affectant deux pétro-États d’Afrique centrale, le Gabon et la République du Congo (Congo-Brazzaville).
Unis par leur système économique de rente et leur histoire coloniale commune, ces deux pays n’en ont pas moins connu des destins politiques différents après leur indépendance, le premier conservant une relation privilégiée avec la France tandis que le second optait rapidement pour le marxisme. Dans les années 1980-1990, ils ont été soumis l’un et l’autre à un ajustement structurel, économique et financier d’abord, puis politique lors de la chute de l’URSS et du démantèlement des systèmes de partis uniques en Afrique. Aujourd’hui et depuis la crise pétrolière de 2015, ils subissent à nouveau un second ajustement de leurs finances publiques sous le contrôle du Fonds monétaire international (FMI).
Parallèlement, leurs régimes présidentiels « hybrides » sont contestés de l’intérieur : le spectre de la guerre civile des années 1990 pèse encore sur la vie publique au Congo, tandis que la succession dynastique au Gabon a conduit au blocage durable du dialogue national. Un nouveau cycle de démocratisation n’est encore qu’un scénario parmi d’autres, relativement peu probable dans la conjoncture actuelle en dépit de la montée du mécontentement social et de la crise économique dans les deux pays.
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