L'aide au développement : la percée chinoise au Tadjikistan et au Kirghizstan
La Chine est devenue un important fournisseur d'aide au développement (par le biais de subventions et de crédits préférentiels) aux États d'Asie centrale. La présente étude est consacrée aux deux plus grands demandeurs et bénéficiaires de cette aide dans la région : le Tadjikistan et le Kirghizstan. Elle analyse les caractéristiques de cette aide, compare la politique menée dans ce domaine par la Chine en Asie centrale à celle qu'elle conduit en Afrique, et met en évidence les conséquences de cet engagement chinois qui ne cesse de croître. Compte tenu de l'intérêt de l'Union européenne (UE) pour cette zone - affirmé, notamment, dans sa Stratégie pour l'Asie centrale adoptée en 2007 -, l'auteur alimente la réflexion de Bruxelles sur la manière d'interpréter ce rôle croissant de la Chine dans le développement de cette région et les leçons à en tirer.
Cette étude est fondée sur des séjours de recherche effectués au Tadjikistan et au Kirghizstan entre juin et août 2008 grâce à une bourse du ministère norvégien des Affaires étrangères. Elle s'inscrit dans le projet de Regional Competence-Building for Think-Tanks in the South Caucasus and Central Asia organisé par l'Institut norvégien des affaires internationales.
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