L'aide au développement : la percée chinoise au Tadjikistan et au Kirghizstan
"Russie.Nei.Visions", n° 36, janvier 2009
La Chine est devenue un important fournisseur d'aide au développement (par le biais de subventions et de crédits préférentiels) aux États d'Asie centrale. La présente étude est consacrée aux deux plus grands demandeurs et bénéficiaires de cette aide dans la région : le Tadjikistan et le Kirghizstan. Elle analyse les caractéristiques de cette aide, compare la politique menée dans ce domaine par la Chine en Asie centrale à celle qu'elle conduit en Afrique, et met en évidence les conséquences de cet engagement chinois qui ne cesse de croître. Compte tenu de l'intérêt de l'Union européenne (UE) pour cette zone - affirmé, notamment, dans sa Stratégie pour l'Asie centrale adoptée en 2007 -, l'auteur alimente la réflexion de Bruxelles sur la manière d'interpréter ce rôle croissant de la Chine dans le développement de cette région et les leçons à en tirer.
Cette étude est fondée sur des séjours de recherche effectués au Tadjikistan et au Kirghizstan entre juin et août 2008 grâce à une bourse du ministère norvégien des Affaires étrangères. Elle s'inscrit dans le projet de Regional Competence-Building for Think-Tanks in the South Caucasus and Central Asia organisé par l'Institut norvégien des affaires internationales.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
L'aide au développement : la percée chinoise au Tadjikistan et au Kirghizstan
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa Chine au Kirghizstan et au Tadjikistan : de la présence économique à un nouveau rôle dans le domaine de la sécurité
La progression de l’influence chinoise en Asie centrale, observable depuis plus de trois décennies, est entrée dans une phase d’accélération encore plus marquée au cours des trois à cinq dernières années. Depuis 2022, les autorités chinoises ont, de facto, révisé leur stratégie et leurs modes d’action dans la région.
Entre la Russie et l'Europe, entre la guerre et la paix : quels sont les enjeux des prochaines élections en Arménie ?
Les élections législatives arméniennes du 7 juin 2026 s'annoncent moins comme un scrutin de routine que comme un référendum sur la ligne politique suivie par Nikol Pashinyan depuis 2020, qui comprend la paix avec les pays voisins, une dépendance réduite vis-à-vis de la Russie et une orientation européenne plus marquée. Le parti au pouvoir, Contrat civil, reste en tête, mais sa position est fragile, car la campagne se déroule dans un contexte fortement polarisé, marqué par le traumatisme de la défaite dans la guerre contre l’Azerbaïdjan, le déplacement des Arméniens du Karabakh et l’ingérence électorale massive de la Russie.
Le miroir toxique de la Russie : comment un style politique qui a affaibli Moscou érode aujourd'hui la puissance américaine
Trois décennies après la fin de la guerre froide, certains traits d’un style politique longtemps associé au système autoritaire russe (mépris de l’État de droit, vision conspirationniste du monde, personnalisation du pouvoir et instrumentalisation de la vérité) deviennent de plus en plus visibles au sein des démocraties occidentales, et tout particulièrement aux États-Unis. En Russie, ce style n’a pas renforcé la puissance de l’État ; il a au contraire réduit ses marges de manœuvre stratégiques et contribué à son affaiblissement sur le long terme.
La Russie, les Palestiniens et Gaza : ajustements après le 7 octobre
L'Union soviétique (URSS), puis la Fédération de Russie en tant que successeur légal internationalement reconnu, ont toujours cherché à jouer un rôle visible dans les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.