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Une « présidence coronavirus » : les conséquences de la crise sanitaire sur la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne
Le 1er juillet 2020, l’Allemagne a pris la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne pour une durée de six mois, dans une période de crise pandémique mondiale. Cette présidence est donc rapidement devenue, dans ses objectifs et son fonctionnement, une « présidence-coronavirus », elle-même victime de la pandémie.
DOSSIER - Bilan de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne
L’Allemagne n’avait pas exercé de présidence tournante du Conseil de l’Union européenne depuis 2007 et sa présidence a pris en 2020 un caractère symbolique en raison du contexte sanitaire de la pandémie de Covid-19. Le gouvernement allemand a ainsi été amené à revoir les priorités de sa présidence. Dès avril 2020, la chancelière Angela Merkel a reconsidéré la majorité des travaux préparatoires effectués.
La politique européenne d’asile et d’immigration : quel rôle pour le couple franco-allemand ?
En construction depuis plus de vingt ans, la politique européenne d’asile et d’immigration semble en panne en dépit d’un alignement des positions allemandes et française sur le sujet. La « crise migratoire » de 2015 a néanmoins souligné la fragilité de l’alliance franco-allemande et la timidité du soutien de la France à l’Allemagne confrontée à une situation exceptionnelle sur son territoire.
Les relations entre l’Europe et l’Afrique vues à travers le prisme franco-allemand
L’année 2020 devait être une année charnière pour (re)formuler la stratégie africaine de l’Europe. L’Allemagne et la France s’étaient engagées à renforcer les relations entre les deux continents. Basé sur une approche historique, ce papier propose d’analyser les évolutions des politiques africaines de Paris et de Berlin et leur éventuel impact sur une stratégie africaine de l’UE.
COVID-19 : géopolitique de l'immunité collective
La vaccination de masse contre le COVID-19 fait apparaître plusieurs groupes de pays : les pays riches à vaccination rapide ; les pays concepteurs et producteurs de vaccins mais ne privilégiant pas la vaccination de leur population ; les pays plus pauvres qui n’atteindront l’immunité collective qu’en 2022 ou 2023. Le choix des vaccins constitue également un marqueur différenciant. La recherche de l’immunité collective par le vaccin dessine ainsi une véritable hiérarchisation géopolitique du monde.
Détroit d'Ormuz : la guerre des nerfs
En cas de conflit majeur, l’Iran pourrait décider de fermer le détroit d’Ormuz, ce qui provoquerait une crise énergétique mondiale. La République islamique a les moyens militaires d’imposer temporairement un tel blocus, mais sa capacité à le faire durer pose question. Pour faire face à l’escalade qu’engendrerait cette décision, elle devrait sans doute recourir aux autres éléments de sa « triade dissuasive » : le terrorisme et l’embrasement régional par l’intermédiaire de ses proxies.
Chine et Asie du Sud-Est : les jeux sont-ils faits ?
La Chine pèse sur son environnement immédiat d’Asie du Sud-Est pour mettre en œuvre son concept de « communauté de destin partagé ». Présence accrue, dialogues multiples, projets communs concourent à réduire la marge de manœuvre des membres d’une ASEAN à l’efficacité réduite. La crise sanitaire a permis à Pékin de déployer ses ressources diplomatiques. Articulant la diplomatie et la pression militaire en mer de Chine, la Chine marginalise les autres acteurs – occidentaux – dans la région.
Pékin : pire et meilleur ennemi de Taïwan
Au cours des dernières années, la politique de la République populaire de Chine à l’égard de Taïwan est devenue de plus en plus agressive. Les pressions économiques s’intensifient et les démonstrations de force militaires sont désormais très fréquentes. La posture chinoise a pour effet de renforcer le soutien international à Taipei. La question taïwanaise occupe plus que jamais une place centrale dans la confrontation sino-américaine, elle-même exacerbée par la crise du COVID-19.