Le SPD entre réorientations programmatiques et permanence politique ?
Notes du Cerfa, n° 164, Ifri, juillet 2021
Le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) traverse une crise majeure depuis plusieurs décennies. Le centrisme qui a fait élire Gerhard Schröder en 1998 et 2002 est vécu par la base électorale traditionnelle du parti comme une trahison.
Depuis lors, les sociaux-démocrates tentent de revenir à leurs fondamentaux pour regagner le vote ouvrier au risque de décevoir leurs électeurs post-matérialistes des centres-villes. Aussi le SPD cherche-t-il à complaire aux deux catégories sans pour autant n’en satisfaire aucune. Cette contribution cherche à rendre compte des efforts consentis par le SPD pour reconquérir son électorat et arracher, si possible, la victoire en septembre 2021.
Etienne Dubslaff est Maître de conférences en études germaniques à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre du Centre de Recherches et d’Études Germaniques (CREG - EA4151). Il a récemment publié la monographie Oser plus de social-démocratie. La recréation et l’établissement du Parti social-démocrate en RDA (République démocratique allemande) chez Peter Lang (2019).
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Le SPD entre réorientations programmatiques et permanence politique ?
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa France et l’Allemagne : nouveau monde, nouveau sens
On s’interroge aujourd’hui légitimement sur le contenu et l’avenir du binôme, ou du couple – selon les cohabitants – franco-allemand. Mais pour ce faire, il vaut mieux inscrire les défis de l’actualité dans le rythme de l’histoire.
France-Allemagne : dépasser les différends pour renforcer la souveraineté européenne
La « relance » franco-allemande initiée avec l’arrivée de Friedrich Merz à la chancellerie en mai 2025 et sa mise en œuvre lors du Conseil des ministres franco-allemand (CMFA) de Toulon en août 2025 avait pour objectif de pallier les difficultés structurelles entre la France et l’Allemagne. Force est néanmoins de constater que les ambitions affichées n’ont été que partiellement traduites dans les faits. La relation franco-allemande traverse en effet depuis le début de l’année 2026 une séquence où les difficultés conjoncturelles se combinent à des divergences plus profondes de priorités, de méthode et de culture stratégique.
L’Allemagne face au triangle États-Unis, Russie, Chine : des changements de paradigme systémiques
Depuis la réunification, l’Allemagne a construit sa prospérité sur un ordre international fondé sur le libre-échange, le multilatéralisme et la stabilité géopolitique. Ce modèle reposait sur trois relations jugées complémentaires : la protection militaire américaine, l’approvisionnement énergétique russe et l’intégration économique avec la Chine. Pendant plusieurs décennies, Berlin a considéré ces interdépendances comme des facteurs de paix, de croissance et de sécurité.
Redémarrer l’économie allemande : entre impératifs économiques, sociaux et de défense
En quête d’une nouvelle boussole, l’Allemagne est confrontée à la remise en question des fondements de son modèle économique et social. L’économie allemande, pilier du modèle de réussite et de prospérité de l’après Deuxième Guerre mondiale est ébranlée et la crainte de la désindustrialisation, jusqu’à présent latente, se concrétise de plus en plus, notamment par l’affaiblissement d’un secteur phare comme celui de l’automobile.