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États-Unis, le pays du carnage
Dans son discours d’investiture du 20 janvier 2017, le nouveau président Donald Trump avait employé le terme de « carnage » pour évoquer la situation des États-Unis : un pays qu’il estimait ruiné par l’égoïsme des élites.
Qu’est-ce que le « trumpisme » ?
Le trumpisme prend la forme d’une présidence plus démagogique qu’autoritaire dont la principale dynamique est une polarisation exacerbée et personnalisée. Une telle évolution affaiblit les capacités de gouvernement du président. Ainsi, l’héritage de Donald Trump risque de se résumer aux conditions qui ont permis son accession au pouvoir en 2016 et qui se pérennisent : personnalisation du pouvoir, omniprésence médiatique, dérégulation du financement des campagnes et apathie électorale.
Le bilan économique du président Trump
En matière économique, Donald Trump a tenu ses promesses de campagne. Il a renégocié des accords internationaux, engagé une grande réforme fiscale et entrepris de déréglementer l’économie américaine. Cette politique a porté ses fruits : au début de l’année 2020, les indices boursiers atteignaient des records, le produit intérieur brut continuait de croître et le chômage était au plus bas. Puis le COVID-19 est arrivé, rebattant les cartes et ouvrant une période d’incertitude.
Un autre front nippo-coréen : la querelle des drapeaux
Le Japon entretient des rapports tendus avec ses voisins asiatiques. Les relations entre Tokyo et Séoul sont particulièrement dégradées. La mémoire de l’occupation de la Corée pendant la période impériale japonaise est encore vive. Les tensions se sont notamment cristallisées sur le symbole du soleil levant, encore utilisé par les armées japonaises. Cet emblème est aussi prisé de certains supporters dans les compétitions sportives et pourrait poser problème lors des Jeux olympiques de Tokyo.
Sur le Brexit et une « nouvelle AELE »
Plusieurs pays européens ne veulent ou ne peuvent pas rejoindre l’Union européenne (UE). Le Royaume-Uni pourrait devenir leur chef de file en donnant une nouvelle impulsion à l’Association européenne de libre échange (AELE). Une bonne articulation entre l’UE et l’AELE permettrait une unification historique du continent. Des États importants comme l’Ukraine et la Turquie seraient intégrés à cette architecture. Un tel projet entraverait les visées russes dans les marges orientales de l’Europe.
La négociation post-Brexit : un chemin semé d’embûches
En remportant les élections législatives de décembre 2019 à une large majorité, Boris Johnson a obtenu les coudées franches pour négocier les termes de la rupture entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Après avoir été reporté à plusieurs reprises, le Brexit a eu lieu le 31 janvier 2020. Une période de transition s’est alors ouverte qui doit permettre de fixer les conditions des futures relations entre Londres et l’UE. Les points d’achoppement s’annoncent nombreux et les négociations ardues.
Zone franc : fin et réincarnation
La réforme de la zone franc annoncée par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara ébranle certains de ses fondements, en en pérennisant certains autres sous des formes de coopération dont les modalités restent à définir. Pour que cette réforme puisse avoir une véritable portée, elle devrait être intégrée d’abord dans une problématique globale du développement des pays de la zone franc, et plus largement dans une dynamique incluant les autres pays africains.
Le Japon à l’ère du démantèlement nucléaire
L’accident de la centrale de Fukushima en 2011 a poussé le Japon à réduire la part du nucléaire dans son mix énergétique. Ce pays est ainsi entré dans « l’ère du démantèlement ». La fermeture de centrales nucléaires est un processus long et complexe. Certaines problématiques fondamentales – comme la gestion des déchets radioactifs – n’ont pas encore trouvé de solution. Alors que d’autres pays s’engagent sur la voie du démantèlement, l’exemple japonais mérite une attention particulière.