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Pauvreté et inégalités à l’horizon 2030
Grâce à une forte croissance économique, la pauvreté tend à baisser au niveau mondial. La tendance est toutefois insuffisante pour éradiquer la pauvreté à l’horizon 2030. Pour ce faire, il faudrait que la croissance augmente encore et que les inégalités se réduisent. Les dimensions non économiques du bien-être, comme l’éducation et la santé, doivent également être prises en compte, ce qui suppose notamment que les États soient en capacité d’investir dans les infrastructures publiques.
La transition énergétique dans les décennies à venir
Les énergies renouvelables connaissent une expansion rapide, due non seulement à leur impact limité sur l’environnement mais aussi à leur coût de plus en plus faible. Pour lutter contre le changement climatique, de nouveaux investissements dans les technologies bas-carbone sont nécessaires. Outre ses aspects positifs, la transition énergétique engendre des risques, notamment géopolitiques. Le concept de sécurité énergétique va être profondément modifié. Ces risques peuvent être anticipés et gérés.
L’Europe dans dix ans
En dix ans, la construction européenne a subi plusieurs chocs, qui ont remis en cause le narratif historique sur lequel elle s’est élevée, et plus profondément les politiques suivies, ainsi que l’adhésion des peuples. Le risque – réel – de désintégration ne pourra être évité que si les membres de l’Union acceptent une véritable refondation de la construction européenne, basée sur l’idée de « civiliser la mondialisation », et adoptant les politiques de solidarité correspondantes.
Les Afriques en 2029
De réels progrès dans la diversification de certaines économies, ainsi qu’une réhabilitation des actions publiques en la matière, ont modifié, depuis les années 2000, les conditions générales de développement du continent. En matière politique, et au-delà des exigences de démocratie électorale formelle, trop souvent détournées, c’est une véritable reconstruction des États qui s’avère nécessaire, pour intégrer les régions marginalisées, et développer la coopération régionale et continentale.
Le Moyen-Orient en 2029
Les guerres qui ravagent aujourd’hui le Moyen-Orient n’ont pas vocation à se poursuivre éternellement et la région n’est pas vouée à être dirigée par des autocrates. Une transition vers un ordre plus juste pour les populations est possible mais elle prendra du temps. Il est peu probable qu’elle advienne d’ici 2029. Les progrès viendront graduellement, poussés par la société civile. De nouvelles révolutions sont possibles mais il n’est pas sûr qu’elles produisent davantage de démocratie.
2029, la grande renaissance asiatique
Les Asiatiques ont été dominés et parfois humiliés par les Occidentaux au cours des deux derniers siècles. Ils abordent aujourd’hui l’avenir avec confiance. En 2050, les deux premières puissances mondiales devraient être la Chine et l’Inde. La grande renaissance asiatique engendrera des bouleversements géopolitiques. Les tensions sino-américaines sont déjà visibles et des conflits pourraient émerger entre puissances asiatiques. Toutefois, le choc des civilisations n’est pas inévitable.
Désaccords commerciaux internationaux : au-delà de Trump
La guerre commerciale qui oppose les États-Unis à la Chine n’est pas seulement liée à l’impulsivité de Donald Trump. Ses racines sont en fait profondes et tiennent à trois changements structurels du système commercial multilatéral : le retournement des avantages comparatifs, le rôle désormais central de certains pays en développement et le rééquilibrage des puissances qui rend la coordination entre États difficile. Dans ce contexte, l’avenir du commerce mondial n’est pas encore écrit.
2019-2029 : quel monde dans 10 ans ?
Les quatre décennies qui viennent de s’écouler ont profondément modifié les bases mêmes du système international : mondialisation de tous les échanges, révolutions techniques, bouleversement de la hiérarchie des puissances, émergence de la Chine, explosion du Moyen-Orient, mutation des conflits et menaces, inquiétudes climatiques…