Politique intérieure américaine
Le mandat de Trump a laissé une marque profonde aux États-Unis. Les fortes dissensions à tous les étages de la sphère politique perturbent le bon fonctionnement des institutions et fragilisent l’équilibre du pays.
Sujets liés
Géorgie, Washington : la folle journée américaine
Direction les USA pour une journée particulière, à la fois en Géorgie et à Washington. Les derniers mots de Donald Trump, comme un forcené, accroché à la Maison blanche et combien ce jusqu’au-boutisme abîme durablement la démocratie américaine. Même dans l’hypothèse probable où la majorité au Sénat revient à Joe Biden.
Joe Biden joue-t-il sa présidence en Géorgie ?
Si les démocrates remportent ce mardi 5 janvier les deux derniers sièges en lice pour le Sénat, ils y seront à égalité avec les républicains. En cas de vote à 50-50, ils pourront compter sur la vice-présidente pour les départager, explique Laurence Nardon, de l’Institut français des relations internationales.
Le Nouveau Monde. Entretien avec Thierry de Montbrial
Le monde est un spectacle, une énigme. Telesud vous le donne à voir et à comprendre. Et parce qu’il se renouvelle sans cesse, « Nouveau monde » est le rendez-vous hebdomadaire de politique étrangère de la chaîne. Acteurs et experts viennent s'expliquer sans langue de bois avec Vincent Hervouët.
Les États-Unis de Trump vus d'Europe
Les relations entre l'Europe et l'Amérique ont radicalement changé au cours des quatre dernières années, tout comme la perception qu'ont les Européens des États-Unis.
« Joe Biden sera focalisé sur la protection des classes moyennes américaines »
Laurence Nardon, spécialiste des Etats-Unis à l’Institut français des relations internationales, Pascal Lamy, ancien commissaire européen et ex-directeur de l’OMC ont croisé leurs regards sur l’évolution de la société et de la politique américaine avec ceux du conseiller économique de l’ambassade de France à Washington, Renaud Lassus, et du professeur de finance à l’université de New York, Thomas Philippon.
« Une Chine autarcique est plus dangereuse qu’une Chine globalisée »
Invités du Club de l’économie du « Monde », jeudi 17 décembre, Pascal Lamy, ancien commissaire européen et ex-directeur général de l’OMC, et Laurence Nardon, chef du programme Amérique du Nord de l’Institut français des relations internationales, analysent la future politique internationale de l’équipe Biden.
« Donald Trump a révélé aux Européens le monde tel qu’il est : une affaire de rapports de force »
Les Européens sont des ingrats. Ils accablent Donald Trump et saluent Joe Biden. A la vérité, ils doivent beaucoup au premier. Ces quatre années de défoulement nationaliste américain ont été celles d’une prise de conscience sur le Vieux Continent.
Le retour des Démocrates à la Maison-Blanche sera-t-il celui du soft power américain ?
Hors norme, l'administration Trump aura mené, en matière étrangère, une politique très nationaliste et hostile à l'Europe – que ce soit l'Union européenne, l'OTAN ou les principaux alliés tels que la France et l'Allemagne. On sait qu'une administration démocrate va prendre les rênes le 20 janvier, que les équipes au plus haut niveau seront plus sympathiques et plus constructives.
L'Amérique de Joe Biden : le calme après la tempête ?
Au lendemain des élections présidentielles américaines de novembre, le programme Amérique du Nord de l'Ifri a organisé la 19ème édition de sa conférence annuelle sur les Etats-Unis.
Biden confirmé sauf si...
And the winner is... C’est aujourd'hui que les grands électeurs vont enfin désigner le 46ème président des États-Unis : Joe Biden, sauf incroyable surprise.
Quand la Russie "trolle" les démocratie
Que dire des supposées tentatives de déstabilisations politiques venues de Russie ? Le Kremlin a-t-il trouvé dans cette nouvelle stratégie, un moyen pour peser sur le destin du monde ? Que veut la Russie et d'où lui viennent ses moyens techniques lui permettant d'effectuer ces attaques?
Rétro 2016 : une année sous le signe de Poutine
De la Syrie à l’élection présidentielle américaine, la Russie semble avoir pesé sur les principaux dossiers brûlants de 2016. Récit d’une année sous le signe du Kremlin.
La Syrie, la présidentielle américaine ou encore le pétrole. En 2016, l'ombre de la Russie a plané sur l'actualité. Sur de nombreux aspects, Moscou apparaît comme le principal acteur des relations internationales.
"À l’heure actuelle, Vladimir Poutine doit être en train de sabrer le champagne", juge Julien Nocetti, spécialiste de la Russie à l’Institut français des relations internationales (Ifri). En effet, le pays revient de loin. L’an dernier, l’annexion de la Crimée et le conflit en Ukraine avait placé le pays “dans un isolement international”, rappelle l’expert français. L’économie russe avait aussi souffert sous l’effet conjugué des sanctions internationales et du faible prix du pétrole, dont la Russie est l’un des principaux producteurs, hors Opep.
“Gains politiques majeurs”
De ce passé, Moscou a su faire, en partie, table rase. L’entreprise de reconquête d’une place de choix à la table des puissants de ce monde est passée en premier lieu par la Syrie. La Russie a commencé ses frappes aériennes à l’automne 2015, mais ce n’est qu’en 2016 que son rôle militaire est devenu prédominant.
"La stratégie a cyniquement bien marché : on n’a plus parlé de l’Ukraine alors qu’un conflit s’y déroule toujours dans l’est du pays", constate Julien Nocetti. L’interventionnisme russe en Syrie a également permis à la Russie de se rendre "incontournable dans la région, elle arrive à parler à toutes les puissances au Moyen-Orient, et a démontré qu'elle peut protéger les régimes autocratiques menacées", ajoute Tatiana Jean, responsable du centre Russie de l’Ifri. Selon elle, Moscou, en procédant à une "utilisation extrêmement habile du concept de 'guerre limitée' [dans un espace restreint et avec une utilisation limitée des forces armées, NDLR], a obtenu des gains politiques majeurs".
Le principal étant de redevenir l’alternative numéro 1 aux États-Unis. Car c’est bien de cela qu’il s’agit pour Vladimir Poutine : "Le Moyen-Orient à un rôle instrumental dans la diplomatie russe afin de permettre à Moscou de rétablir une relation directe avec Washington", d'égal à égal analyse Julien Nocetti.
Comment la cyberguerre froide a parasité la campagne
Des groupes de hackeurs russes sont visés par la CIA pour avoir pesé sur le processus électoral. A un mois de son départ, Barack Obama met la pression sur le Kremlin.
Jusqu’au bout, la pesante atmosphère de «cyberguerre froide» aura imprimé son tempo à la séquence électorale américaine. Vendredi soir - à un peu plus d’un mois de l’entrée en fonction de Donald Trump et à quelques jours du vote des grands électeurs -, Barack Obama a encore durci le ton lors de sa conférence de presse de fin d’année. S’il n’est pas allé jusqu’à accuser directement le président russe d’avoir ordonné les cyberattaques qui ont émaillé la campagne, c’est tout comme : selon lui, les «plus hauts niveaux» de l’exécutif sont impliqués, et «pas grand-chose ne se passe en Russie sans l’aval de Vladimir Poutine»… Quelques heures avant, Hillary Clinton avait pris moins de gants, reprochant au maître du Kremlin d’avoir «une dent» contre elle et d’avoir commandité les piratages pour «saper» la démocratie américaine.
Pendant des mois, les «fuites» touchant principalement le camp démocrate ont en effet donné à la campagne, déjà particulièrement violente, une toile de fond digne d’un roman d’espionnage.
Trump: les hommes du président
La surprise de l'élection de Donald Trump en cache une autre : la composition de sa future administration. A en juger par les personnalités choisies, le gouvernement Trump ressemblera à son président : masculin, blanc, sexagénaire, riche, sans expérience politique, proche de la finance et de l’industrie américaine et perclus de conflits d’intérêts avec des Etats étrangers.
Russie / États-Unis : les débuts d'une cyberguerre froide ?
Aujourd’hui la dissuasion n’est plus nucléaire mais informatique. Au point qu’aux États-Unis la CIA accuse Moscou d'avoir pesé dans la victoire de Donald Trump. Le sujet est à la une aux États-Unis : les agences de renseignement américaines disent avoir la certitude d’une ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle qui a vu la victoire de Donald Trump.
"Juridiquement, rien n'empêche les grands électeurs de ne pas voter pour Trump"
L'onde de choc provoquée par l'élection de Donald Trump semble gagner en puissance, au point de soulever des questions fondamentales de droit constitutionnel et de science politique. En effet, à moins de deux semaines du vote du collège électoral, plusieurs grands électeurs républicains ont annoncé leur défection et leur refus, à contre-courant de la pratique politique traditionnelle, de voter pour le président-élu. Si cela ne suffira probablement pas à faire invalider l'élection du milliardaire, ce nouveau rebondissement pourrait ébranler durablement le statu quo de la politique en Amérique.
Obama, et après ?
L'heure du bilan a sonné pour Barak Obama. Son bilan est-il à la hauteur de son charisme ?
Pas de femme à la Maison Blanche
Donald Trump, en remportant l'élection du 8 novembre, a déjoué les pronostics et les sondages. Ces derniers prévoyaient une élection historique qui enverrait pour la première fois une femme à la Maison Blanche.
Victoire de D. Trump : séisme politique aux Etats-Unis
A l'issue d'une campagne mouvementée, Donald Trump, le candidat républicain, déjoue les pronostics et les sondages en s'imposant dans la course à la Maison Blanche.
"Trump, peut-être surpris de sa propre victoire"
L'élection de Donald Trump crée la stupeur. De nombreuses interrogations sont soulevées par ce phénomène inattendu, elles concernent notamment les médias. Incapables de prédire, via les sondages, le succès électoral du milliardaire, ils ont aussi involontairement servi sa popularité tout au long de la campagne. Une popularité qui s'appuyait déjà sur un succès médiatique, celui de son émission de télé-réalité, The Apprentice, il y a dix ans.
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2025, l’Ifri accompagne plus de 80 entreprises et organisations françaises et étrangères.