Les relations franco-russes s’exposent à Versailles
Après un quinquennat Hollande où les relations entre Moscou et Paris se sont tendues, le président Macron reçoit ce lundi Poutine à l’occasion d’une exposition au Grand Trianon. Syrie, Ukraine, affaire Ioukos, MacronLeaks… Des dossiers chauds sont sur la table.
OTAN : leur premier sommet
Le 25 mai prochain, l’Organisation du traité de l'Atlantique Nord se réunit en sommet à Bruxelles, ce sera une première pour Emmanuel Macron et pour Donald Trump qui n'est pas venu en Europe depuis son investiture. A l'approche de ce sommet très politique, quels en sont les facettes et les enjeux ?
Première tournée délicate à l'étranger pour Donald Trump
La tournée internationale de Donald Trump commence aujourd'hui par l'Arabie saoudite et s'achèvera en Italie pour le sommet du G7. Aujourd'hui : départ pour l'Arabie saoudite. Dimanche: discours sur « une vision pacifique » de l'islam à Riyad. Lundi : visite en Israël. Mardi : visite à Bethléem et rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas. Mercredi : Donald Trump est au Vatican, où il est reçu par le pape François. Jeudi : réunion de l'Otan à Bruxelles, déjeuner prévu avec Emmanuel Macron. Vendredi 26 et samedi 27 mai : G7 en Sicile.
Les relations avec la Russie
Redevenue centrale après l’annexion de la Crimée en 2014, la question des relations avec la Russie est restée relativement en marge du débat en France, sans pour autant en être absente. Le prochain président, quel qu’il soit, héritera de relations franco-russes passablement dégradées, marquées par des sanctions et des contre-sanctions liées à l’intervention russe en Ukraine, ainsi que de différends sur le dossier syrien étalés au Conseil de sécurité de l’ONU.
Corée du Nord : premier test pour la diplomatie Trump
Les récentes tensions entre Washington et Pyongyang sont la première épreuve pour l'administration Trump sur le terrain diplomatique. La fermeté affichée par le président américain et son vice-président Mike Pence traduit-elle un véritable changement de doctrine stratégique ?
Comment expliquer le revirement international de Donald Trump ?
Comment expliquer le revirement international de Donald Trump ? Analyse avec Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord de l'Ifri.
« Trump subit le poids de sa fonction et la pression de ses conseillers »
Depuis plusieurs jours, le chef de l’Etat américain multiplie les volte-face sur sa politique étrangère, sociale et économique. La chercheuse Laurence Nardon, spécialiste des Etats-Unis, y voit un assagissement du président toujours imprévisible.
Mercredi, Donald Trump rencontrait le secrétaire général de l’Otan (Alliance atlantique), Jens Stoltenberg, à Washington. Dans un retournement public, le président américain a déclaré que l’organisation n'«était plus obsolète». Il avait affirmé le contraire mi-janvier. Laurence Nardon est directrice du programme Amérique du Nord à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Elle décrit à Libération comment la normalisation, tant annoncée, de Donald Trump pourrait bien être en train de se produire, après bientôt trois mois à la Maison Blanche.
L’attentat de Saint-Pétersbourg, un coup dur pour Poutine ?
Akbarjon Djalilov, 22 ans. L'auteur de l'attentat-suicide du métro de Saint-Pétersbourg, ville natale du président russe, qui justement s'y trouvait, a aujourd'hui un nom. Il a aussi un visage, comme l'a officiellement annoncé hier le Comité d'enquête russe, alors que des photos d'un jeune homme à lunettes, en parka rouge et bonnet bleu, circulent depuis hier matin sur les réseaux sociaux.
Visites successives à Washington du maréchal al-Sissi et du roi Abdullah II
Semaine diplomatique chargée pour Donald Trump aux États-Unis. Avant le président chinois Xi Jinping et le jordanien Abdallah II, le dirigeant américain reçoit aujourd'hui son homologue égyptien Abel Fatah al-Sissi, avec la volonté affichée de renforcer les liens et de mettre en sourdine les critiques sur les droits de l'homme de l'administration Obama. L'analyse de Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Russie-Chine-Inde : un vieux triangle dans un nouvel ordre mondial ?
À l’heure où le système international affronte de multiples défis, les relations entre la Russie, la Chine et l’Inde sont au cœur de la formation d’un nouvel ordre mondial.
Vivre avec la Russie
La Russie puise en partie sa force dans les erreurs et les illusions de l’Occident de l’après guerre froide. Sa force, bruyante, est largement en trompe-l’œil, économiquement et militairement. Ni leader ni modèle, la Russie a besoin des nations occidentales. Et ces dernières ne peuvent négliger le poids de Moscou dans des zones stratégiques du monde. Il faut considérer la Russie comme une puissance nécessaire dans un monde de la puissance en pleine recomposition.
Faire face à la Russie
Moscou cherche à remettre en cause l’ordre international libéral dominé par les États-Unis. Le président Poutine multiplie les coups de force et tente de diviser les Occidentaux. Il promeut une « révolution conservatrice » et soutient les formations populistes en Europe. Pourtant, la Russie est plus faible qu’il n’y paraît. Son économie est chancelante et sa structure démographique problématique. Face aux coups de boutoir de Moscou, les capitales occidentales doivent faire preuve de fermeté.
Le jeu de la Russie en Méditerranée
Après l'intervention directe de la Russie en Syrie, on assiste désormais à un intérêt renouvelé du Kremlin pour la Libye. Regard sur la réémergence de la puissance russe au Proche et Moyen-Orient.
La Russie replace ses pions en Libye
Moscou aurait déployé des forces spéciales à Sidi Barrani et Marsa Matrouh, à l’ouest de l'Égypte, non loin de la frontière libyenne. Une information démentie par le ministre de la Défense russe, mais que les politologues jugent probable dans la mesure où Moscou tente de s’impliquer toujours plus dans le dossier libyen.
"La Russie souhaite que la France revienne à son héritage gaullien"
François Fillon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon... Les partisans d'un rapprochement de la France avec la Russie de Vladimir Poutine sont nombreux, parmi les candidats à la présidentielle. A la tête de l'Association dialogue franco-russe, le député Thierry Mariani (Les Républicains) s'est rendu à Moscou jeudi 16 et vendredi 17 mars pour plaider en faveur d'une plus grande coopération entre les deux pays. La lutte contre le terrorisme, les intérêts économiques des entreprises françaises sur place, mais aussi les liens historiques et culturels sont mis en avant par les défenseurs d'une ligne Moscou-Paris.
Pourquoi Moscou veut envoyer son candidat au Palais de l'Elysée
Paris bloque le vote électronique pour parer au risque de cyber-attaques émanant de Russie. Mais l’influence russe passe surtout par la désinformation et les liens politiques personnels, explique Julien Nocetti au magazine italien en ligne Pagina 99.
Le média russe RT suscite des inquiétudes en Europe
Le slogan "Les questions que personne n'ose poser, nous les posons" du média russe multilingue RT, Russia Today, invite à remettre en question les informations données par les grands médias, aux Etats-Unis ou en Europe. Ce positionnement inquiète certains pays européens, dont la France.
« Vladimir Poutine se verrait bien en arbitre entre les Etats-Unis et la Chine »
« Le président Trump nous a annoncé un rapprochement politique avec la Russie et une confrontation économique avec la Chine », a résumé Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), auditionné le mercredi 15 février au Sénat. La commission des Affaires étrangères du Sénat poursuit son travail sur la stratégie géopolitique de la Russie.
Poutine à la recherche d’un pays ami
Après avoir pesé sur l’élection de Trump, le Kremlin regarde avec intérêt la présidentielle française. Sans miser clairement sur un candidat.
Cybermenaces et désinformation : les pays occidentaux se mobilisent
De nombreuses capitales occidentales se mobilisent contre les cyberattaques attribuées à Moscou.
Le pari risqué de Vladimir Poutine
A la faveur de la crise ukrainienne, le repositionnement de la Russie prend un tour paradoxal. Moscou conçoit désormais ses relations avec l'Europe (55 % de son commerce exterieur) en termes de sécurité et celles avec la Chine (11 % de son commerce exterieur) en termes diplomatiques : la première désarme, alors que la seconde s'arme.
L'annexion de la Crimée a entraîné un isolement diplomatique que Moscou entend rompre grâce à Pékin. La récente visite de Vladimir Poutine en Chine symboliserait le changement de portage géopolitique de la Russie. Cette lecture est confirmée par plusieurs points. La Chine est devenue le premier partenaire de la Russie avec un volume d'échange de 90 milliards de dollars annuels. Dans le domaine énergétique, Moscou et Pékin viennent d'annoncer un mégacontrat gazier estimé a 400 milliards de dollars sur trente ans.
Ukraine : la mémoire "sélective" de Poutine
En Russie, c’est le 9 mai, et non le 8 mai comme chez nous, qu’on commémore la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie. Y compris en Crimée, fraîchement passée sous autorité russe, où la ville de Sébastopol accueille vendredi une parade militaire. Le président russe Vladimir Poutine pourrait bien s’y rendre en personne. Drôle d'idée, pour son premier déplacement dans la péninsule depuis le rattachement. Mais rien d’étonnant dans un pays qui, "en ce moment, instrumentalise la mémoire historique à des fins politiques", analyse pour Europe 1 Tatiana Kastouéva-Jean, responsable du centre Russie/NEI à l’Institut français des relations internationales (Ifri).
Ukraine : Poutine recule-t-il ?
À trois semaines de l’élection présidentielle, l’Ukraine connait une nouvelle vague de violences dans l’Est. Pourtant, la Russie, accusée d’organiser la déstabilisation du pays, fait des gestes d’apaisement. Vladimir Poutine annonce le retrait de ses troupes stationnées à la frontière et appelle les séparatistes pro-russes de Donetsk à reporter le référendum du 11 mai. Espoir de sortie de crise ou intox ? L’Ukraine arrivera-t-elle à éviter la guerre civile ?
"Avec Poutine, tout peut arriver"
En Ukraine, la guerre civile est-elle inévitable ?
- Il y a tous les éléments pour une guerre civile... mais aussi pour un conflit entre Etats. Car on devine bien sur le terrain la présence de forces internationales.
Ukraine : pourquoi Poutine se sent invincible
Pour espérer freiner l'avancée des milices pro-russes, qui se sont emparées lundi d'une nouvelle ville (Kostiantynivka) dans l'est de l'Ukraine, l'Occident a décidé de déployer une nouvelle batterie de sanctions contre la Russie. Lundi, l'Union européenne a ajouté quinze noms de responsables russes et ukrainiens pro-russes à sa liste des personnalités visées par des gels d'avoirs et interdictions de visa pour l'UE tandis que les États-Unis ont sanctionné sept nouveaux responsables russes et dix-sept sociétés, tous jugés proches de Vladimir Poutine.
En Russie, la thèse du complot fasciste prospère
La conviction que l'Ukraine a été victime d'un coup d'Etat pour le compte de fascistes est largement partagée en Russie. Si Vladimir Poutine décidait d'envahir l'Ukraine, son opinion publique ne soulèverait sans doute aucune objection dans un premier temps. Car, selon le « récit » en vigueur actuellement en Russie, le changement de régime à Kiev est le fruit d'un complot fasciste voire néonazi.
L'influence que la crise ukrainienne pourrait avoir sur le conflit en Syrie
Le rattachement de la Crimée à la Russie, les sanctions, les mouvements de troupes aux frontières, les sécessionnistes de l'est... Une nouvelle «guerre froide» oppose la Russie aux Occidentaux en Ukraine. Quel rôle peut-elle avoir dans d'autres foyers «chauds», et notamment la Syrie, où le conflit –dans lequel la Russie et les Etats-Unis ont un rôle majeur– est entré dans sa quatrième année?
Sanctions: le pas de deux Europe-États-Unis
En pointe désormais sur le dossier, Barack Obama a expliqué que le nouveau train de sanctions avait pour but d'inciter Vladimir Poutine a cesser d'alimenter la rébellion dans l'est de l'Ukraine. Le président des Etats-Unis dit avoir « en reserve » des mesures plus importantes en cas d'invasion.
Mais comment faire plier Poutine ?
Rien ne semble en mesure d'arrêter Vladimir Poutine Les intentions du président russe en Ukraine sont loin d'être claires. La situation à l'est du pays, dont certaines villes souhaitent ardemment être rattachées au grand frère russe, ajoute au chaos. Les nouvelles autorités de Kiev, pro-européennes, l'accusent carrément de fomenter ces troubles dans l'Est et redoutent, comme nombre de pays de l'Ouest, que Poutine annexe ce pays comme il l'a fait en deux temps trois mouvements en Crimée.
Ukraine : le bras de fer continue
En 4 mois, la crise ukrainienne a transformé en profondeur les rapports qui liaient la Russie et l'Occident depuis la fin de la guerre froide. A l'Est de l'Ukraine, sur le terrain, la situation reste, ce samedi, très tendue. Mais l'accord de Genève, conclu, jeudi dernier, a au moins interrompu l'escalade verbale entre le Kremlin, Kiev et les Occidentaux.
Des élections présidentielles doivent avoir lieu en Ukraine, le 25 mai, le même jour que les élections européennes. Comment le bras de fer peut-il évoluer jusque là ?
Женева: компроміс заради перепочинку для України
За результатами майже восьми годинної дискусії у Женеві міністри закордонних справ України, Росії, США і ЄС дійшли згоди щодо першочергових кроків з деескалації ситуації в східних регіонах України для зміцнення безпеки всіх громадян.
France would support new sanctions on Russia
"It's clear that we will have to declare ourselves in favour of new sanctions in case of a military escalation," said state secretary for parliamentary relations Jean-Marie Le Guen to French media on Sunday. The junior minister’s comments came as unrest continued to spread in eastern Ukraine, leaving at least one Ukrainian officer and a pro-Russian activist dead in the eastern city of Slaviansk, about 150 km from the Russian border, on Sunday.
Ukraine. Moscou peut-elle être mise au ban des nations ?
Moscou au ban des nations. C'est l'image que renvoie ce lundi soir 24 mars la réunion du G7 organisée à La Haye en marge du sommet international consacré à la question du terrorisme nucléaire. Alors que la Russie est l'actuelle présidente du G8, le simple fait que le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis se réunissent sans leur 8e partenaire est un désaveu de poids pour Moscou.
Poutine réinvente-t-il la guerre froide ?
Les USA et l'UE "sanctionnent" la Russie et renforcent leurs liens avec l'Ukraine. Poutine réinvente t'il la guerre froide ?
Russie : qui arrêtera Vladimir Poutine ?
En Crimée, la russification n'a pas perdu de temps. Le drapeau de la Fédération flotte au-dessus du Parlement. Dans les porte-monnaie, la hryvnia ukrainienne cédera bientôt sa place au rouble. Et quoi de mieux que la construction d'un pont entre la Crimée et le territoire russe pour symboliser le traité de rattachement de la presqu'île ? Et pourtant, à Kiev, l'annexion russe ne passe toujours pas.
Pourquoi la Crimée est-elle au centre de toutes les attentions?
D’un côté, Vladimir Poutine parle ce mardi de la Crimée comme d’une « partie intégrante de la Russie ». De l’autre, la diplomatie ukrainienne assure qu’elle ne reconnaîtra jamais ce rattachement. À qui donner raison?
- C’est toute la problématique actuelle sur la Crimée. Pour les Russes, il y a un côté irrationnel, extrêmement affectif lié à la Crimée.
Pourquoi la Russie se moque des sanctions occidentales
La Russie a accueilli l’annonce de sanctions occidentales, qui ont fait suite au référendum sur la Crimée, avec “ironie et sarcasme”. Le président russe Poutine n’a pas semblé particulièrement affecté, lors de son allocution devant le Parlement russe mardi 18 mars, par les efforts américains et européens en vue de sanctions économiques contre Moscou de son action en Ukraine. Elles ne l’ont, de toute évidence, pas empêché d’entériner le rattachement de la Crimée à la Russie.
Crimée russe: quel avenir pour les Tatars?
Adoption du rouble, passage à l’heure de Moscou fin mars, unités militaires ukrainiennes dissoutes, bien ukrainiens « nationalisés »… Au lendemain du référendum lors duquel plus de 95% des Criméens ont voté en faveur du rattachement à la Russie, la transition s’accélère sur ce territoire équivalent à 4% de la superficie française. Les 300 000 Tatars qui y vivent, musulmans d'origine turque parlant le tatar, s'inquiètent de la place qui leur sera réservée dans cette nouvelle Crimée. On fait le point avec Tatiana Kastouéva-Jean, responsable du Centre Russie/NEI à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
L'ours russe contre l'agneau européen
Les mises en garde de l'Europe et des Etats-Unis n'ont visiblement pas réussi à dissuader le maître du Kremlin de rattacher la Crimée à la Russie. Après plusieurs semaines de pressions diplomatiques, l'issue annoncée du référendum de Simferopol semble donc consacrer, dans un premier temps en tout cas, la victoire du « hard power » - celui de Vladimir Poutine - sur le « soft power » - celui des Occidentaux.
Que changerait une Crimée russe?
De la Crimée russophone à la Crimée Russe, il n'y a qu'un pas, que Vladimir Poutine pousse à franchir de tout son poids diplomatique. Mais que cela va-t-il changer pour les Criméens? Eléments de réponses avec Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste de la région.
Après le référendum favorable à 96,6% au rattachement de la Crimée à la Russie, le Premier ministre de Crimée, Sergueï Axionov, avait lancé dimanche à la foule en liesse: "Nous rentrons à la maison".
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