Europe : quo vadis ?
À l'occasion de ce nouvel épisode, nous avons le plaisir de recevoir Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'Ifri et de la World Policy Conference, qui analyse la position européenne face aux reconfigurations du système international.
État secret, état clandestin : une tension insoluble ?
La première qualité d’un service secret est d’être totalement invisible, de n’avoir aucune existence juridique, ni budget, ni affectation de personnel.Un tel statut est rapidement critiqué dans les démocraties, notamment en raison de scandales récurrents et de la suspicion qui plane sur les gouvernants qui sont tentés d’utiliser ces services non seulement contre les ennemis extérieurs, mais aussi contre leurs opposants internes.
Repenser la politique française en Afrique
Dans cet épisode du podcast "Le monde selon l'Ifri", nous avons le plaisir de recevoir Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri. Spécialiste de la Mauritanie, Alain a élargi ses compétences au Sahel et même au-delà, en apportant une perspective riche et nuancée sur la politique française en Afrique.
Guerre Hamas-Israël : récit de deux mois de désinformation
Luttes d'influences sur le terrain africain
Comment l'Afrique est-elle (re)devenue un terrain géostratégique ? Les tournées diplomatiques de Sergueï Lavrov et d'Emmanuel Macron illustrent combien le continent reste un partenaire stratégique considérable, tant d'un point de vue économique que politique. Un épisode des Matins d'été avec Nicolas Herbaux, Seidik Abba (journaliste-écrivain, chroniqueur au Monde Afrique.), Alain Antil (Directeur du centre Afrique subsaharienne à l'IFRI, enseignant à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille et à Paris I Sorbonne).
Vrai ou fake : La France peut-elle gagner la guerre informationnelle engagée avec la Russie ?
Après neuf ans de présence, les soldats de Barkhane quittent plusieurs bases et se retirent progressivement du pays, pendant que les Russes tentent eux d’accroître leur influence.
En Afrique, la France a-t-elle perdu la guerre de l’information ?
Radio France Internationale (RFI) et France 24, interdites de diffusion au Mali depuis le 17 mars, ont été définitivement suspendues dans ce pays, a annoncé mercredi 27 avril le groupe France Médias monde. Cette décision intervient alors que la junte malienne a accusé mardi soir l’armée française d’« espionnage » et de « subversion ». L’état-major français avait diffusé des vidéos tournées par un drone à proximité d’une base du centre du Mali récemment restituée par la France.
Ukraine: les influenceurs, petits soldats de la guerre informationnelle
Washington comme Moscou comptent sur ces relais d’opinion. Un défi pour les réseaux sociaux.
Vrai ou Fake - Emission spéciale sur l'Ukraine
Une équipe d'experts décrypte, analyse et passe au crible une information, une intox ou une rumeur qui circule. A travers des questions, des vidéos et des analyses, et en compagnie d'invités et de chroniqueurs, ils tentent de décrypter le vrai du faux dans un monde où les nouvelles vont vite. Une émission spécials sur l'Ukraine, l'espace médiatique en Russie et la liberté d'expression au prisme de la guerre au front et informationnelle.
Réseaux sociaux bloqués, médias censurés... Comment Moscou cache aux Russes la vérité sur l'Ukraine
Depuis le début de la guerre, les autorités russes étouffent les médias, limitent l'accès aux réseaux sociaux et imposent leur propagande, notamment relayée par quelques femmes proches du pouvoir. Décryptage avec Julien Nocetti, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales.
Numérique russe : innovation, censure et cyberattaques
Dans le cadre du centenaire de la Révolution russe, gros plan sur la Russie aujourd'hui et sa révolution numérique : quelle place de l'innovation dans la course internationale? Quid de la liberté de la presse en ligne et des cyberattaques?
Russie : la propagande 2.0
Si la propagande depuis toujours et sous toutes les latitudes a fait cortège au pouvoir, la révolution numérique en bouleverse les méthodes et l'impact. Quelle est la stratégie d'influence planétaire élaborée et construite par Vladimir Poutine, en près de 20 ans à la tête de la Russie?
Russie : la propagande 2.0
Si la propagande depuis toujours et sous toutes les latitudes a fait cortège au pouvoir, la révolution numérique en bouleverse les méthodes et l'impact. Quelle est la stratégie d'influence planétaire élaborée et construite par Vladimir Poutine, en près de 20 ans à la tête de la Russie ?
Russia Today. L'oeil de Moscou débarque sur notre télé par le satellite
La chaîne Russia Today (RT), acquise au Kremlin, s'installe à Paris cet automne. Elle prévoit d'embaucher 150 journalistes français. Trois questions à Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l'Ifri.
Fustigés par Macron, RT et Sputnik, des médias "stratégiques" pour la Russie
Emmanuel Macron a accusé Russia Today et Sputnik d'être des "organes d'influence" lors de son discours de Versailles. Ces deux sites ont il est vrai une vision... particulière de l'actualité.
Sputnik, Russia Today : l’ombre de Moscou plane sur la présidentielle française
L’influence prêtée aux médias russes sur la campagne présidentielle française suscite inquiétude et spéculations. France 24 fait le point sur la réalité de la menace.
RT France, Sputnik : dix choses à savoir sur les médias russes en France
La Russie a déployé un nouvel arsenal médiatique en France avec Sputnik et RT. Ces deux médias, apparus il y a moins de deux ans, sont financés à 100 % par le Kremlin. À travers eux, le pays de Vladimir Poutine impose une actualité qualifiée d’« alternative ».
1. Une actualité pro-russe et complotiste
Quand le slogan de Sputnik annonce : « Nous dévoilons ce dont les autres ne parlent pas », la bannière de RT affiche « Osez questionner ».Les deux médias se démarquent dans l’espace médiatique français en proposant une ligne éditoriale en rupture avec leurs confrères. La vision pro-russe est assumée et les théories du complot fusent tout comme les papiers sur les problèmes sociétaux français.« Notre mission est de présenter la vision russe des événements », explique Irakly Gachechiladze, rédacteur en chef de RT France. Et cela quitte à reprendre le discours du Kremlin.
Lors de la bataille d’Alep, mi-décembre, ces médias préféraient mettre en avant les « scènes de liesse et d’euphorie dans les rues d’Alep » plutôt que les massacres commis au même moment à l’est de la ville. Ils accuseront les médias occidentaux de « désinformation » à ce sujet.
Le 13 décembre 2016, RT a partagé une vidéo intitulée « ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie ». Dans cette vidéo, vue plus de 780 000 fois, la journaliste interrogée accuse de mensonge les médias occidentaux tout en reprenant les éléments de langage du régime syrien et de la Russie.
« La Russie perçoit nos faiblesses en matière informationnelle »
Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l'Ifri, explique qu’Européens et Américains ont négligé les avancées de Moscou en ce qui concerne la «guerre de l’information» : le Kremlin a parfaitement saisi comment influer sur les opinions publiques occidentales pour «paralyser la prise de décision de l’adversaire».
Rétro 2016 : une année sous le signe de Poutine
De la Syrie à l’élection présidentielle américaine, la Russie semble avoir pesé sur les principaux dossiers brûlants de 2016. Récit d’une année sous le signe du Kremlin.
La Syrie, la présidentielle américaine ou encore le pétrole. En 2016, l'ombre de la Russie a plané sur l'actualité. Sur de nombreux aspects, Moscou apparaît comme le principal acteur des relations internationales.
"À l’heure actuelle, Vladimir Poutine doit être en train de sabrer le champagne", juge Julien Nocetti, spécialiste de la Russie à l’Institut français des relations internationales (Ifri). En effet, le pays revient de loin. L’an dernier, l’annexion de la Crimée et le conflit en Ukraine avait placé le pays “dans un isolement international”, rappelle l’expert français. L’économie russe avait aussi souffert sous l’effet conjugué des sanctions internationales et du faible prix du pétrole, dont la Russie est l’un des principaux producteurs, hors Opep.
“Gains politiques majeurs”
De ce passé, Moscou a su faire, en partie, table rase. L’entreprise de reconquête d’une place de choix à la table des puissants de ce monde est passée en premier lieu par la Syrie. La Russie a commencé ses frappes aériennes à l’automne 2015, mais ce n’est qu’en 2016 que son rôle militaire est devenu prédominant.
"La stratégie a cyniquement bien marché : on n’a plus parlé de l’Ukraine alors qu’un conflit s’y déroule toujours dans l’est du pays", constate Julien Nocetti. L’interventionnisme russe en Syrie a également permis à la Russie de se rendre "incontournable dans la région, elle arrive à parler à toutes les puissances au Moyen-Orient, et a démontré qu'elle peut protéger les régimes autocratiques menacées", ajoute Tatiana Jean, responsable du centre Russie de l’Ifri. Selon elle, Moscou, en procédant à une "utilisation extrêmement habile du concept de 'guerre limitée' [dans un espace restreint et avec une utilisation limitée des forces armées, NDLR], a obtenu des gains politiques majeurs".
Le principal étant de redevenir l’alternative numéro 1 aux États-Unis. Car c’est bien de cela qu’il s’agit pour Vladimir Poutine : "Le Moyen-Orient à un rôle instrumental dans la diplomatie russe afin de permettre à Moscou de rétablir une relation directe avec Washington", d'égal à égal analyse Julien Nocetti.
Russie. Guerre de l’information et contre-progagande
Depuis une décennie, la Russie a fait de l’information un instrument stratégique de sa politique étrangère. Elle a mis en place un puissant réseau officiel de médias. Pour contrer cette machine dite de "désinformation", des initiatives se développent dans l'Europe qui s'oppose à l'autoritarisme du Kremlin.
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