L'indirection de la guerre ou le retour de la guerre limitée
Tant les États-Unis que la Russie ont semblé ces dernières années modifier leur conception de l'emploi de la force.
Activists Without Borders
Le livre "A l'ombre du mur. Israéliens et Palestiniens entre séparation et occupation" a été traduit en anglais. Marc Hecker y a contribué en analysant les voyages organisés par les associations pro-israéliennes et pro-palestiniennes.
Pour plus d'informations concernant l'ouvrage complet, veuillez cliquer sur ce lien.
L’agenda 2015 de la gouvernance de l’internet : trois questions à Françoise Massit-Folléa
2014 a été une année chargée pour la gouvernance de l’internet, avec la conférence NETmundial en avril dernier et l’annonce de la fin de la tutelle américaine sur la fonction IANA, qui assure la gestion des adresses IP. Quels grands événements vont rythmer 2015 ? Et quelles seront selon vous les questions prioritaires ?
La gouvernance de l’internet après Snowden
L’affaire Snowden pourrait produire des changements majeurs dans l’architecture et la gouvernance de l’internet. Les technologies devront désormais intégrer a priori les standards susceptibles de permettre aux citoyens de garder un contrôle sur les données disponibles.
Al Jazeera au Maghreb : De la différence à l'indifférence ?
La chaîne a révolutionné le paysage médiatique arabe en brisant le monopole du récit médiatique détenu par les médias occidentaux, en introduisant le débat pluraliste dans le monde arabe et en éveillant la société civile à une nouvelle approche de l’information.
De quoi Snowden est-il le nom ?
Edward Snowden est celui par qui le scandale est arrivé. Que sait-on au juste de cet homme au visage juvénile né en juin 1983 ? Quels sont les ressorts psychiques et politiques de sa révélation du programme Prism ? Héros pour les uns, traître pour les autres, il reflète ce glissement de civilisation provoqué par la propagation des technologies de l’information et de la communication. Définissant la civilisation comme cette « aptitude à la transmission d’un ordre symbolique d’une génération à une autre », Alain Badiou déplore « la désorientation grandissante où se trouvent nos fils » auxquels ne serait plus proposé d’initiation. Or, la part étatique de l’initiation des fils s’est longtemps faite par le service militaire. Cette figure du maoïsme français explique, sans rire, que l’instabilité identitaire des fils d’aujourd’hui serait un symptôme, parmi d’autres, du dépérissement de l’État démocratique, amputé de ses fonctions symboliques d’initiation à la guerre. Première hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être le dépérissement de l’État américain, humilié par l’un de ses fils, décidé à révéler son hybris. Edward Snowden a bénéficié de multiples soutiens publics, notamment celui de Jürgen Habermas, qui a souligné son « courage civique exemplaire ». Seconde hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être l’aspiration à un espace public direct d’une génération de militants désormais prête à combattre toute restriction étatique en la matière, a fortiori lorsqu’elle émane de la première puissance mondiale, qui prétend être garante de la liberté d’Internet.
L’affaire Snowden rappelle aux naïfs que l’espionnage est un des plus vieux métiers du monde ; les progrès du libéralisme politique n’ont en aucun cas empêché la persistance d’une face cachée de l’État. Ils l’ont même accentuée. Plus profondément, si l’espionnage se révèle consubstantiel aux pouvoirs politiques les plus anciens, la création et le développement de services de renseignement, inscrits dans l’appareil d’État, sont étroitement liés à la modernité politique. Depuis plusieurs années, des mises en garde étaient formulées sur la tendance des régimes – autoritaires comme démocratiques – d’exercer une surveillance, un contrôle, voire une répression par voie numérique. L’affaire Snowden illustre la capacité de déstabilisation d’un individu sur l’ensemble du système diplomatique. C’est pourquoi il faut comprendre ses motivations profondes, ainsi que les réactions qu’il suscite. Edward Snowden défend une cause : divulguer des informations et documents pour dénoncer les ravages de la surveillance étatique, ainsi que les ententes entre les autorités américaines et de grands groupes privés. Dans ce domaine particulièrement sensible, toutes les manipulations sont évidemment possibles. Il n’en demeure pas moins que l’affaire Snowden signale l’apparition d’un différend fondamental entre sociétés civiles et États sur l’équilibre entre libertés individuelles et sécurité nationale. Vieux débat s’il en est, mais qui se structure aujourd’hui à l’échelle globale.
Guerre en Ukraine, 4 ans après : une paix qui n’arrive pas
Alors que les négociations s'enlisent à Genève sous médiation américaine, que les morts s'accumulent des deux côtés, la Russie n'a pas bougé d'un pouce sur ses positions. Quelle paix les Ukrainiens attendent-ils, quatre ans après le début de la guerre ?
Le vocabulaire « délirant » de Donald Trump, avec Christine Ockrent
La journaliste, ancienne présentatrice du 20 heures de France 2, a récemment publié un livre pour analyser la rhétorique trumpienne.
Iran : vers une intervention américaine ?
L'accès à internet reste très limité en Iran. Le bilan des massacres n'est pas encore quantifiable et ne serait peut-être pas connu. Clément Therme, chercheur à l’Ifri et à Rasanah, analyse l’Iran : bilan officiel des massacres, poursuite de la répression et des exécutions, menaces d’intervention américaine, rôle des pays du Golfe et question d’une intervention extérieure.
Faux sites d'infos dans nos régions : enquête sur une guerre numérique
Sous des noms de domaines anodins rappelant ceux de la presse quotidienne régionale, des centaines de faux sites d’information générés entièrement par l’intelligence artificielle s’invitent dans le paysage médiatique français. Ces plateformes générées par l’IA sont soupçonnées d’être des outils d’ingérence russe et de désinformation, pilotés par un ancien shérif américain émigré à Moscou dans le but de déstabiliser nos démocraties.
Activists Without Borders
Le livre "A l'ombre du mur. Israéliens et Palestiniens entre séparation et occupation" a été traduit en anglais. Marc Hecker y a contribué en analysant les voyages organisés par les associations pro-israéliennes et pro-palestiniennes.
Pour plus d'informations concernant l'ouvrage complet, veuillez cliquer sur ce lien.
L’agenda 2015 de la gouvernance de l’internet : trois questions à Françoise Massit-Folléa
2014 a été une année chargée pour la gouvernance de l’internet, avec la conférence NETmundial en avril dernier et l’annonce de la fin de la tutelle américaine sur la fonction IANA, qui assure la gestion des adresses IP. Quels grands événements vont rythmer 2015 ? Et quelles seront selon vous les questions prioritaires ?
La gouvernance de l’internet après Snowden
L’affaire Snowden pourrait produire des changements majeurs dans l’architecture et la gouvernance de l’internet. Les technologies devront désormais intégrer a priori les standards susceptibles de permettre aux citoyens de garder un contrôle sur les données disponibles.
Al Jazeera au Maghreb : De la différence à l'indifférence ?
La chaîne a révolutionné le paysage médiatique arabe en brisant le monopole du récit médiatique détenu par les médias occidentaux, en introduisant le débat pluraliste dans le monde arabe et en éveillant la société civile à une nouvelle approche de l’information.
De quoi Snowden est-il le nom ?
Edward Snowden est celui par qui le scandale est arrivé. Que sait-on au juste de cet homme au visage juvénile né en juin 1983 ? Quels sont les ressorts psychiques et politiques de sa révélation du programme Prism ? Héros pour les uns, traître pour les autres, il reflète ce glissement de civilisation provoqué par la propagation des technologies de l’information et de la communication. Définissant la civilisation comme cette « aptitude à la transmission d’un ordre symbolique d’une génération à une autre », Alain Badiou déplore « la désorientation grandissante où se trouvent nos fils » auxquels ne serait plus proposé d’initiation. Or, la part étatique de l’initiation des fils s’est longtemps faite par le service militaire. Cette figure du maoïsme français explique, sans rire, que l’instabilité identitaire des fils d’aujourd’hui serait un symptôme, parmi d’autres, du dépérissement de l’État démocratique, amputé de ses fonctions symboliques d’initiation à la guerre. Première hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être le dépérissement de l’État américain, humilié par l’un de ses fils, décidé à révéler son hybris. Edward Snowden a bénéficié de multiples soutiens publics, notamment celui de Jürgen Habermas, qui a souligné son « courage civique exemplaire ». Seconde hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être l’aspiration à un espace public direct d’une génération de militants désormais prête à combattre toute restriction étatique en la matière, a fortiori lorsqu’elle émane de la première puissance mondiale, qui prétend être garante de la liberté d’Internet.
L’affaire Snowden rappelle aux naïfs que l’espionnage est un des plus vieux métiers du monde ; les progrès du libéralisme politique n’ont en aucun cas empêché la persistance d’une face cachée de l’État. Ils l’ont même accentuée. Plus profondément, si l’espionnage se révèle consubstantiel aux pouvoirs politiques les plus anciens, la création et le développement de services de renseignement, inscrits dans l’appareil d’État, sont étroitement liés à la modernité politique. Depuis plusieurs années, des mises en garde étaient formulées sur la tendance des régimes – autoritaires comme démocratiques – d’exercer une surveillance, un contrôle, voire une répression par voie numérique. L’affaire Snowden illustre la capacité de déstabilisation d’un individu sur l’ensemble du système diplomatique. C’est pourquoi il faut comprendre ses motivations profondes, ainsi que les réactions qu’il suscite. Edward Snowden défend une cause : divulguer des informations et documents pour dénoncer les ravages de la surveillance étatique, ainsi que les ententes entre les autorités américaines et de grands groupes privés. Dans ce domaine particulièrement sensible, toutes les manipulations sont évidemment possibles. Il n’en demeure pas moins que l’affaire Snowden signale l’apparition d’un différend fondamental entre sociétés civiles et États sur l’équilibre entre libertés individuelles et sécurité nationale. Vieux débat s’il en est, mais qui se structure aujourd’hui à l’échelle globale.
Médias russes : le contrôle des esprits
L'armée russe est entrée en action contre l'Ukraine sur plusieurs fronts simultanés, ce jeudi, alors qu'une répression sans précédent de la liberté de la presse s'exerce aujourd'hui en Russie.
La bataille de l'information fait rage autour de l'Ukraine
Accusations mutuelles de ruptures du cessez-le-feu entre Kiev et Moscou, informations sur les préparatifs de l’invasion russe dévoilées par Washington… Alors que la menace d’une guerre augmente d’heure en heure, la « guerre avant la guerre » s’intensifie.
« La journaliste et le Président : un prix Nobel dans un combat pour la vérité »
La journaliste philippine Maria Ressa, avec le journaliste russe Dmitry Muratov, a été récompensée par le prix Nobel de la Paix pour son combat pour la liberté d’expression. « Plus qu’une intégrité et une compétence professionnelles remarquables, c’est bien un combat politique qui est récompensé », selon Sophie Boisseau du Rocher (Centre Asie IFRI).
Des Youtubers approchés pour déniger Pfizer : un mystérieux scénario
Payer des YouTubeurs pour dénigrer les vaccins occidentaux : une mystérieuse tentative récemment dévoilée a mis en lumière les méthodes typiques des campagnes de désinformation via les réseaux sociaux et l’importance de la «diplomatie du vaccin». Avec, comme souvent, les yeux qui se tournent vers la Russie.
Influenceurs approchés pour discréditer Pfizer : qui est derrière cette campagne de désinformation ?
Plusieurs YouTubeurs ont été approchés par une agence de communication avec des arguments livrés clés en main. Rapidement, les yeux se sont tournés vers la Russie.
Une agence de communication tente de payer des influenceurs pour dénigrer le vaccin Pfizer
Plusieurs personnalités françaises ont été contactées pour dire du mal du vaccin Pfizer, par une agence de communication liée à la Russie.
Une agence de communication tente de payer des influenceurs pour dénigrer le vaccin Pfizer
Plusieurs personnalités françaises ont été contactées pour dire du mal du vaccin Pfizer, par une agence de communication liée à la Russie.
La guerre contre le terrorisme islamiste
Dix après la mort de Ben Laden, vingt après les attentats de New York, on commence à faire le bilan de la guerre contre le terrorisme islamiste. Et il apparaît contrasté.
La propagande de Pékin à la conquête de la France
Pour compenser les limites de la stratégie agressive menée par ses diplomates, la Chine compte sur des relais dans l’Hexagone pour étendre son influence et diffuser la bonne parole du pouvoir sur la persécution des Ouïghours.
Pourquoi le cyberespace est-il devenu un terrain d'affrontement ?
Laure de Rochegonde et Elie Tenenbaum, chercheurs au Centre des études de sécurité, analysent les nouveaux défis posés par les manoeuvres d'influence dans le cyberespace.
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