Les États-Unis vers l'indépendance énergétique ?
C'est aux États-Unis que l'exploitation de gaz de schiste est la plus avancée. Avec une production passée de 20 milliards de mètres cubes en 2005 à 240 milliards en 2011, le shale gas représente aujourd'hui 30 % de la production de gaz américaine.
Les États-Unis jouent un rôle pionnier dans le bouleversement actuel de l'équation énergétique mondiale. C'est en effet dès 2005 qu'ils se sont lancés dans une exploitation significative des hydrocarbures dits « non conventionnels », principalement le gaz et le pétrole de schiste.
Depuis quelques mois, articles et études se sont multipliés, traduisant la prise de conscience d'un phénomène qui dépasse très largement le domaine de l'énergie. Pour ce qui concerne les États-Unis en effet, la transformation du « mix énergétique » a des effets positifs sur l'économie, incluant une réindustrialisation de certaines régions, ainsi que des conséquences environnementales qui font l'objet de vifs débats. Cette évolution entraîne aussi une modification des différentes relations de dépendance énergétique qui existent dans le monde, et donc plus largement des rapports internationaux. Le réalignement géopolitique qui s'ensuivra affectera au premier chef les États-Unis, en tant qu'acteur de cette transformation et en tant que grande puissance.
Plan de l’article
Le nouveau mix énergétique
Une relance économique multiforme
Des prévisions contradictoires
Quels effets sur l’environnement ?
L’impact sur les rapports internationaux
Des relations inchangées avec le Moyen-Orient
Une approche double vis-à-vis de la Chine
L’enjeu européen dans la relation entre Etats-Unis et Russie
Cet article a été publié dans le numéro d'été de Politique étrangère (n°2/2013).
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa base et les élites MAGA face à l’opération Epic Fury. Le soutien au président tiendra-t-il dans la durée ?
Depuis la fin du mois de février, le Moyen-Orient est de nouveau déchiré par la guerre, à la suite de la vaste offensive aérienne menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’opération, baptisée Epic Fury, a notamment permis, dès le premier jour, l’élimination de dizaines de hauts responsables iraniens.
South by Southwest 2026. Le festival texan au carrefour des visions de l’intelligence artificielle
Fin février 2026, l’administration Trump exige d’Anthropic, l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle (IA), créateur de Claude, un accès sans restrictions à ses modèles pour le Pentagone. Son P.-D. G., Dario Amodei, refuse au nom de « lignes rouges » éthiques – pas de surveillance de masse, pas d’armes totalement autonomes. Après l’échec de négociations, Anthropic se voit exclu des agences fédérales. Dans la foulée, OpenAI, son principal concurrent, signe avec le département de la Défense, tout en promettant de ne pas permettre un usage létal autonome.
Le Canada de Mark Carney, un an après
Début janvier 2025, le Premier ministre Justin Trudeau, en fin de course, est contraint à la démission et annonce de nouvelles élections, d’abord au sein du Parti libéral, ensuite à la Chambre des communes d’Ottawa. Battant des adversaires démotivés par l’avance du conservateur Pierre Poilievre dans les sondages, Mark Carney prend la tête du Parti libéral le 9 mars et remplace aussitôt Trudeau au poste de Premier ministre. Il profite alors du retournement des électeurs canadiens contre Pierre Poilievre, associé dans leur esprit à Donald Trump et aux propos prédateurs que tient ce dernier à propos du Canada depuis sa réélection fin 2024, et remporte les législatives du 28 avril.
L’administration Trump 2 et le nouveau capitalisme d’État américain
La politique économique du second mandat de Donald Trump s’inscrit partiellement dans la tradition néolibérale, cherchant à réduire le rôle de l’État perçu comme une entrave à l’initiative privée. L’administration adopte ainsi une orientation pro-business qui repose sur la dérégulation et les baisses d’impôt.