Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

La négociation post-Brexit : un chemin semé d’embûches

Politique étrangère Articles
|
Date de publication
|
Références
Politique étrangère, vol. 85, n° 2, 2020
Image de couverture de la publication
Page_couverture_PE_n°_2_2020
Accroche

En remportant les élections législatives de décembre 2019 à une large majorité, Boris Johnson a obtenu les coudées franches pour négocier les termes de la rupture entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Après avoir été reporté à plusieurs reprises, le Brexit a eu lieu le 31 janvier 2020. Une période de transition s’est alors ouverte qui doit permettre de fixer les conditions des futures relations entre Londres et l’UE. Les points d’achoppement s’annoncent nombreux et les négociations ardues.

Image principale
Archive de Politique étrangère
Table des matières
Table des matières
body

Le vote de l’électorat britannique en faveur de la sortie de l’Union européenne (UE), le 23 juin 2016, est le produit d’un faisceau de causes à la fois historiques et conjoncturelles. Si le rejet d’une Europe bureaucratique, jugée captatrice de souveraineté et de liberté, a largement motivé l’électorat, le référendum a également servi d’exutoire aux frustrations et rancœurs de nombreux Britanniques à l’encontre de l’establishment, de la politique d’austérité et de l’afflux d’immigrés.


Il aura fallu trois ans et demi pour parvenir à un accord sur les modalités de la sortie politique, avec des garanties sur les sujets jugés prioritaires : le règlement financier, le statut des citoyens de l’UE au Royaume-Uni et celui des ressortissants britanniques en Europe, et la question de l’Irlande du Nord.


Depuis le 1er février 2020 le Royaume-Uni est sorti de l’Union européenne et ne participe plus à son processus décisionnel, mais il est toutefois contraint d’en appliquer les règles et de se soumettre aux obligations communautaires jusqu’à la fin de l’année 2020. Une nouvelle phase de négociations, qui porte cette fois sur le choix de la nouvelle relation commerciale entre le Royaume-Uni et l’Union s’est ouverte le 2 mars, dans un contexte de tensions et d’incertitude. À peine ouvertes, les négociations ont été interrompues par la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus qui a frappé toute l’Europe.


La conquête du pouvoir par Boris Johnson


L’application de l’article 50 du traité de Lisbonne, qui prévoit le retrait d’un État membre de l’Union européenne, avait permis la mise en place d’une première série de pourparlers entre Européens et Britanniques sur les modalités de sortie du Royaume-Uni. Un double processus de négociations s’est alors mis en œuvre, au niveau international entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, et au niveau national entre le chef du gouvernement et le Parlement, dont l’aval avait été exigé à l’occasion du vote d’un amendement au projet de Brexit le 13 décembre 2017.


La première phase de négociations qui n’avait débuté que le 29 mars 2017, soit neuf mois après le référendum, avait abouti à la signature d’un premier accord entre Britanniques et Européens le 13 novembre 2018. Cet accord, qui incluait le dispositif très controversé du backstop en réponse au problème de la frontière irlandaise, n’avait pu être ratifié par le Parlement, en dépit de trois tentatives infructueuses de la Première ministre de l’époque, Theresa May. La crise politique prolongée aux Communes avait conduit à trois reports de la sortie de l’Union européenne, et débouché sur la démission de Theresa May, le 24 mai 2019. [...]


PLAN

  • La conquête du pouvoir par Boris Johnson
     - Let’s get Brexit done!
     - La déroute des Travaillistes et des Libéraux démocrates
     - Reprise en main et rééquilibrage des régions
  • De nouvelles négociations dans un contexte tendu


Marie-Claire Considère-Charon est professeur honoraire à l’université de Franche-Comté.

Decoration

Contenu disponible en :

Thématiques et régions

Thématiques analyses
Régions

Partager

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

La négociation post-Brexit : un chemin semé d’embûches

Decoration
Auteur(s)
Image principale

Les groupes chiites en Irak : enjeux nationaux et dimensions transnationales

Date de publication
21 décembre 2017
Accroche

Les milices chiites irakiennes se sont mobilisées rapidement après la déroute de l’armée irakienne face à Daech en 2014. Elles minimisent le rôle joué par les États-Unis dans les reculs actuels de l’organisation djihadiste. Elles entendent peser sur l’avenir de l’Irak, et investissent notamment le champ de l’éducation. Ces milices sont loin d’être unifiées. Si certaines ont des affiliations très claires avec l’Iran, d’autres entretiennent des relations plus distantes avec Téhéran.

Hebatalla TAHA Clément THERME
Image principale

L’Irak a-t-il jamais pu exister ?

Date de publication
21 décembre 2017
Accroche

Né de la décomposition de l’empire ottoman gérée par les impérialismes occidentaux, l’Irak, espace composite, a vu se succéder les régimes sans créer les bases psychologiques et politiques d’un État-nation. Les événements des deux dernières décennies n’ont fait, avec une lourde responsabilité occidentale, que creuser le fossé entre les communautés et les affiliations. L’Irak a-t-il jamais vraiment existé pour ses populations, et les conflits régionaux le laisseront-ils survivre ?

Jolyon HOWORTH
Image principale

Irak, le laboratoire permanent

Date de publication
21 décembre 2017
Accroche

Si l’on s’en tient à l’adage anesthésiant qui voudrait que les peuples heureux n’aient pas d’histoire, les Irakiens partent d’emblée avec un lourd handicap. Ils forment en effet un peuple saturé d’histoire(s), depuis que la Mésopotamie a tenu lieu de décor aux premières sociétés humaines sophistiquées. La temporalité politique s’y affole, en outre, depuis 15 ans ; les velléités américaines de changer le destin du Moyen-Orient tout entier à partir de l’Irak ayant transformé le pays en laboratoire d’observation in vivo des transitions politiques et des recompositions sociales et communautaires (ethniques, religieuses) du monde arabe. Laboratoire déserté par ses laborantins, et où le protocole expérimental ne tient plus.

Dorothée SCHMID Loulouwa AL-RACHID
Image principale

Liban : entre clientélisme régional et carcan national

Date de publication
20 mars 2018
Accroche

En novembre 2017, les dirigeants saoudiens forcent le Premier ministre libanais, Saad Hariri, à démissionner. Ils commettent ainsi une erreur d’appréciation aux conséquences importantes. Si Riyad espère une mise à l’écart politique du Hezbollah chiite par la communauté sunnite, ces agissements ont été dénoncés par la majorité des Libanais, toutes confessions confondues. Une retombée de cette action pourrait être le renforcement des courants pro-iraniens aux élections législatives de mai 2018.

Aurélie DAHER
Sujets liés

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
Page_couverture_PE_n°_2_2020
Marie-Claire CONSIDERE - CHARON, « La négociation post-Brexit : un chemin semé d’embûches », Politique étrangère, Articles, Ifri, 20 juin 2020.
Copier
Image de couverture de la publication
Page_couverture_PE_n°_2_2020

La négociation post-Brexit : un chemin semé d’embûches