Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

Le Japon à l’ère du démantèlement nucléaire

Politique étrangère Articles
|
Date de publication
|
Références
Politique étrangère, vol. 85, n° 2, 2020
Image de couverture de la publication
Page_couverture_PE_n°_2_2020
Accroche

L’accident de la centrale de Fukushima en 2011 a poussé le Japon à réduire la part du nucléaire dans son mix énergétique. Ce pays est ainsi entré dans « l’ère du démantèlement ». La fermeture de centrales nucléaires est un processus long et complexe. Certaines problématiques fondamentales – comme la gestion des déchets radioactifs – n’ont pas encore trouvé de solution. Alors que d’autres pays s’engagent sur la voie du démantèlement, l’exemple japonais mérite une attention particulière.

Image principale
Archive de Politique étrangère
Table des matières
Table des matières
body

L’accident nucléaire de la centrale de Fukushima, dans l’est du Japon, a été causé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, mais aussi par la négligence, reconnue par la justice, de la compagnie Tepco et du gouvernement japonais. Il a été suivi par un arrêt progressif des réacteurs, et par la mise en place de nouvelles normes de sécurité. Le redémarrage, débuté en août 2015, reste aujourd’hui limité, puisque neuf unités seulement ont recommencé à produire de l’électricité, et que près de 40 % du parc a été définitivement arrêté. Le pays est ainsi entré dans une « ère du démantèlement ».


La sortie du nucléaire et ses conséquences font désormais partie des préoccupations des collectivités et des habitants concernés. Le sujet est traité dans les débats des assemblées municipales, dans la presse quotidienne nationale et régionale, ou encore dans des réunions et conférences organisées localement. L’objectif consiste à trouver les solutions permettant de limiter les impacts négatifs, et de revitaliser des territoires confrontés au déclin.


L’énergie nucléaire aujourd’hui et demain


De nouveaux règlements de sécurité, plus sévères, ont été instaurés par le gouvernement japonais en juillet 2013, suivant les leçons tirées de l’accident. Les exploitants ne peuvent redémarrer les réacteurs qu’après avoir obtenu le feu vert de l’Autorité de régulation nucléaire (ARN), chargée de veiller au respect des normes, mais aussi l’aval des autorités départementales et municipales concernées.


Le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Sendai, dans le sud-ouest du pays, a été le premier à redémarrer en août 2015. Depuis le 16 juin 2018, neuf réacteurs ayant obtenu les autorisations ont recommencé à fonctionner. La part d’électricité d’origine nucléaire est passée de 0 % en 2014 (aucun réacteur en marche) à 3,1 % en 2017 (cinq réacteurs opérationnels) d’après les Livres blancs de l’énergie. Ce taux est aujourd’hui légèrement supérieur à 5 % (neuf réacteurs opérationnels). Dans son dernier plan de base de l’énergie d’août 2018, le gouvernement japonais a prévu que la part du nucléaire atteindrait 20 à 22 % du mix électrique d’ici l’année fiscale 2030, ce qui implique le fonctionnement de trente réacteurs. [...]


PLAN

  • L’énergie nucléaire aujourd’hui et demain
  • De lourdes conséquences financières
  • Des conséquences économiques et démographiques plus limitées
  • Les défis à relever pour une société post-nucléaire
     - Le problème des déchets
     - Les nouvelles énergies et la promotion de l’hydrogène


Jean-François Heimburger, spécialiste du Japon, est journaliste indépendant et chercheur associé au Centre de recherche sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l’université de Haute-Alsace.

Decoration

Contenu disponible en :

Partager

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

Le Japon à l’ère du démantèlement nucléaire

Decoration
Auteur(s)
Image principale

Lutte contre le terrorisme : la Belgique, maillon faible ?

Date de publication
21 décembre 2017
Accroche

Après les attentats de 2015 et 2016, la Belgique a été pointée du doigt et a fait l’objet d’un véritable Belgium bashing. Les critiques émises étaient parfois exagérées mais pas totalement injustifiées : les ministères régaliens avaient fait l’objet de coupes budgétaires drastiques et la complexité du système politico-administratif belge rendait la coopération entre services difficile. Une commission d’enquête a tiré les leçons des attentats et de profondes réformes ont été entreprises.

Sébastien BOUSSOIS
Image principale

La France face à la politique économique de Trump

Date de publication
21 décembre 2017
Accroche

La plupart des réformes annoncées en matière commerciale par le ­candidat Trump n’ont pas été mises en œuvre. La France peut tirer profit de l’existence de nombreux intérêts communs pour défendre sa vision d’une ­mondialisation à la fois libre-échangiste et régulée. Cependant, l’hypothèse d’un recours croissant à des mécanismes de protection et d’un rejet du multilatéralisme doit aussi être envisagée, notamment du fait de l’attitude de la Chine et de ses alliés.

Xavier RICARD LANATA
Image principale

Iran : architecture du pouvoir et conservatisme

Date de publication
21 décembre 2017
Accroche

Les institutions politiques iraniennes sont difficiles à déchiffrer. Elles sont les héritières de traditions particulières et de la Révolution de 1979. Les sources du pouvoir sont multiples : électorales, religieuses, économiques, groupes de pression, réseaux d’influence, etc. Au-delà de la dualité visible président/Guide suprême, le compromis établi entre traditions, loi religieuse et acquis libéraux est complexe et réduit la probabilité d’une évolution rapide du régime.

Vincent DOIX
Image principale

Le Monténégro ou la fragilité à toute épreuve

Date de publication
21 décembre 2017
Accroche

Le Monténégro est désormais membre de l’Alliance atlantique, et peut-être l’État des Balkans occidentaux le plus avancé sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. Il a pu développer son ancrage régional et ses échanges avec les États voisins, au moment où ses relations avec Moscou se faisaient plus difficiles. Son identité nationale reste néanmoins fragile. L’économie connaît de réelles difficultés, et son système politique fait l’objet d’une contestation interne croissante.

Renaud DORLHIAC
Sujets liés

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
Page_couverture_PE_n°_2_2020
Jean-François HEIMBURGER, « Le Japon à l’ère du démantèlement nucléaire », Politique étrangère, Articles, Ifri, 20 juin 2020.
Copier
Image de couverture de la publication
Page_couverture_PE_n°_2_2020

Le Japon à l’ère du démantèlement nucléaire