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La troisième guerre du Golfe devient-elle mondiale ?

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Depuis le 28 février et le déclenchement de l'opération américano-israélienne contre l'Iran, seize pays ont été frappés ou visés. Alors que le Pakistan tente de s'imposer en médiateur entre Téhéran et Washington, la question reste entière : jusqu'où cette guerre peut-elle s'étendre ?

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Président Donald J. Trump
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La Chine, fausse absente de la guerre au Moyen-Orient

Depuis le 28 février et le déclenchement de l'opération américano-israélienne contre l'Iran, le monde retient son souffle. Au cœur de toutes les inquiétudes : le détroit d'Ormuz, par lequel transite quinze pour cent du pétrole mondial, désormais paralysé. Le baril a bondi à cent dix dollars, faisant planer le spectre d'une résurgence inflationniste aux quatre coins de la planète — du Brésil à la Turquie, des États-Unis au Royaume-Uni. En trente jours, seize pays ont été frappés ou visés, les monarchies du Golfe vacillent, et l'Ukraine se retrouve projetée, de façon inattendue, dans le jeu moyen-oriental. Alors que le Pakistan tente de s'imposer en médiateur entre Téhéran et Washington, la question reste entière : jusqu'où cette guerre peut-elle s'étendre ?

Thomas Gomart remet en question l'idée que la Chine serait la grande absente de la guerre au Moyen-Orient, malgré sa dépendance au pétrole iranien et au pétrole vénézuélien notamment. En effet, pour lui, la Chine est en réalité bien présente, cette présence se manifestant par un "soutien continu à la Russie en Ukraine", par un "soutien politique", "économique", "idéologique". En outre, Thomas Gomart rappelle que, depuis 2025, la "puissance manufacturière de la Chine continue de se déployer, en particulier en Europe", et ce de manière massive.

L'alliance israélo-américaine à l'épreuve d'objectifs et de pressions distincts

Thomas Gomart est frappé par "le très fort degré d'intégration israélo-américain" dans cette guerre, même s'ils ne "poursuivent pas les mêmes objectifs" et ne sont "pas soumis au même type de pressions". Il explique que, tandis que Benyamin Netanyahou "bénéficie d'un soutien de l'opinion israélienne encore très fort", qu'il "se maintient au pouvoir par une sorte de guerre permanente depuis le 7 octobre", Donald Trump, lui, "fait exactement le contraire de ce qu'il a dénoncé pendant des années", "n'a pas d'objectif clairement affiché", et subit "une opinion qui commence à être extrêmement critique".

Pour Thomas Gomart, "Donald Trump a une vision du monde à la fois confuse et archaïque". Pierre Grosser émet un diagnostic similaire : "on a l'impression qu'on est dans un temps de liquidation d'un héritage ancien", qui se traduit par un intérêt pour la question cubaine - vieille de presque 80 ans -, pour la question du régime iranien, qui date de 1979, pour la question palestinienne... Face à cette "volonté d'en terminer avec toutes ces questions", "il y a quand même la résistance du réel", la difficulté que l'on connaît "de changer un régime". Les ambitions israéliennes d'assurer "une sécurité absolue" se heurtent elles aussi selon Pierre Grosser à ce principe de réalité, puisqu'il n'est pas évident que l'on puisse "avoir une sécurité absolue en relations internationales".

> Réécouter l'émission sur le site de France culture.

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Guillaume Erner

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