Poutine peut-il entraîner l'Europe dans son escalade ?
Un drone russe a frappé la locomotive d'un train dimanche 13 septembre, à deux kilomètres des frontières de l'Union européenne et de l'OTAN. Le lendemain, douze pays européens se sont réunis au nord de la Finlande, pour acter le besoin de muscler la présence européenne en Arctique. L'hôte finlandais a rejoint l'initiative de la France sur la dissuasion nucléaire "avancée".
Quelles réactions attendre de l'OTAN et des pays européens dans un contexte d'escalade des provocations russes en Europe ?
En effet, la Russie multiplie ses attaques hybrides sur le territoire européens dans le but de tester l'Alliance, comme en témoignent l'attaque du train à la frontière polonaise survenu quelques semaines après la tentative d'attentat à l'aéroport de Leipzig.
Une réponse coordonnée des Etats au niveau européen est dès lors nécessaire face à ces menaces sous le seuil de conflictualité. Héloïse Fayet propose alors la dialectique suivante : les faiblesses européennes inhérentes à nos systèmes démocratiques ne pourraient-elle pas alors être transformées en force, en ce que nous serions ouverts "à faire plus de sacrifices que la Russie ne le pense pour protéger nos valeurs"?
Dans ce contexte, l'adhésion de la Finlande à l'initiative française de dissuasion avancée témoigne de la vulnérabilité particulière des Etats d'Europe du Nord, à la recherche de garanties de sécurité supplémentaires à la dissuasion élargie américaine en Europe.
Avec :
- Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri et responsable du programme dissuasion et prolifération.
- Guillaume Lagane, maître de conférences à Sciences Po, spécialiste des questions de défense
> Réécouter l'émission sur le site de Franceinfo.
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