L’ancrage de la Garde nationale sur le territoire : quel bilan ?
La Garde nationale, née dans le sillage des attentats de 2015 et 2016, visait à renforcer le lien armée-nation sur tout le territoire, en rassemblant sous une même appellation les réserves des forces armées, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale.
• La Garde nationale a rempli ses objectifs de développer les capacités des réserves, mais n’en a pas modifié l’organisation ni l’emploi. Chacune de ses composantes demeure autonome pour employer et organiser ses unités, selon le modèle de « réserves intégrées ».
• Sa création n’a pas eu d’effet sur l’ancrage territorial des réserves et sur la correction des « déserts militaires », bien que cet ancrage territorial soit nécessaire au renforcement du lien armée-nation.
• Il est possible d’accentuer la territorialisation de ces réserves, par la création de nouvelles unités, l’élargissement du périmètre de la Garde nationale, et une réflexion coordonnée sur son emploi en cas de crise touchant le territoire national.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
L’ancrage de la Garde nationale sur le territoire : quel bilan ?
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa dissuasion nucléaire française à l’épreuve d’un nouvel ordre européen – Analyse du discours présidentiel du 2 mars 2026
Le discours du 2 mars 2026 du président de la République sur la dissuasion nucléaire marque une inflexion stratégique importante dans un contexte international dégradé. Entre menace russe persistante et incertitudes sur les garanties de sécurité américaines, la France affirme une ambition renforcée pour la défense européenne. La notion de « dissuasion avancée » et les évolutions capacitaires annoncées par Emmanuel Macron esquissent ainsi une nouvelle étape, à la fois structurante et durable.
Finlande, l'allié venu du froid
De tous les pays européens, la Finlande est peut-être celui dont la culture stratégique et le modèle militaire ont le moins évolué depuis la fin de la guerre froide. Bâti après la fin de la Seconde Guerre mondiale pour faire face à une nouvelle invasion soviétique, ce modèle permet à la Finlande de faire figure de modèle pour le réarmement européen.
La Bundeswehr : du changement d’époque (Zeitenwende) à la rupture historique (Epochenbruch)
La Zeitenwende (« changement d’époque ») annoncée par Olaf Scholz le 27 février 2022 passe à la vitesse supérieure. Soutenues financièrement par la réforme constitutionnelle du « frein à la dette » de mars 2025 et cautionnées par un large consensus politique et sociétal en faveur du renforcement et de la modernisation de la Bundeswehr, les capacités militaires de l’Allemagne devraient augmenter rapidement au cours des prochaines années. Appelée à jouer un rôle central dans la défense du continent européen sur fond de relations transatlantiques en plein bouleversement, la position allemande en matière politique et militaire traverse une profonde mutation.
Financer le réarmement de l’Europe FED, EDIP, SAFE : les instruments budgétaires de l’Union européenne
Lors d’un séminaire de travail organisé début novembre 2025 à Bruxelles et rassemblant des agents de l’Union européenne (UE) et des représentants civilo-militaires des États membres, un diplomate expérimenté prend la parole : « Honestly, I am lost with all these acronyms » ; une autre complète : « The European Union machine is even complex for those who follow it. »