L’ancrage de la Garde nationale sur le territoire : quel bilan ?
La Garde nationale, née dans le sillage des attentats de 2015 et 2016, visait à renforcer le lien armée-nation sur tout le territoire, en rassemblant sous une même appellation les réserves des forces armées, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale.
• La Garde nationale a rempli ses objectifs de développer les capacités des réserves, mais n’en a pas modifié l’organisation ni l’emploi. Chacune de ses composantes demeure autonome pour employer et organiser ses unités, selon le modèle de « réserves intégrées ».
• Sa création n’a pas eu d’effet sur l’ancrage territorial des réserves et sur la correction des « déserts militaires », bien que cet ancrage territorial soit nécessaire au renforcement du lien armée-nation.
• Il est possible d’accentuer la territorialisation de ces réserves, par la création de nouvelles unités, l’élargissement du périmètre de la Garde nationale, et une réflexion coordonnée sur son emploi en cas de crise touchant le territoire national.
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