Le rôle de l'Inde de Modi dans la politique américaine en Asie
Ifri-GMF Series on the Future of U.S. Leadership, janvier 2015
Alors que le président Obama se rend en visite officielle en Inde, l'expert du bureau de Paris du GMF Martin Quencez revient sur la politique asiatique de l'actuelle administration américaine, et notamment son "rééquilibrage" vers l'Asie. La coopération entre les Etats-Unis et l'inde, si souvent célébrée, ne semble ne pas avoir tenu ses promesses jusqu'à présent. Pourra-t-elle se renforcer de façon significative sous la présidence de Narendra Modi, pour constituer un élément central de la présence américaine dans cette région du monde ?
Le 26 janvier 2015, Barack Obama se rendra à New Delhi en tant qu’invité d’honneur (« Chief Guest ») de la Fête de la République indienne, devenant ainsi le premier président américain à se déplacer deux fois en Inde au cours de son mandat.[1] L’annonce de cette visite a eu lieu deux mois après la rencontre très médiatisée des dirigeants américains et indiens à Washington, rencontre perçue alors comme l’annonce d’un nouvel élan pour le partenariat stratégique entre les deux pays. Depuis la large victoire du Bharatiya Janata Party (BJP) aux élections législatives de mai 2014 et l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi, les possibilités d’une relance dans les relations indo-américaines sont en effet largement débattues à Washington.
Poursuivez la lecture en téléchargeant le fichier ci-dessous.
[1] Barack Obama s’était déjà rendu à Mumbai et Delhi
en Novembre 2010. Avant lui, Dwight Eisenhower,
Richard Nixon, Jimmy Carter, Bill Clinton et George W.
Bush avaient visité l’Inde une fois lors de leur mandat
respectif.
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Le rôle de l'Inde de Modi dans la politique américaine en Asie
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.
Trump 2 : le sacre de l’intégralisme catholique post-libéral ?
Le cabinet de Donald Trump se caractérise par une présence notable de figures catholiques de premier plan, à l’instar du vice-président James D. Vance. Cette visibilité excède le poids démographique de l’électorat catholique aux États-Unis et marque l’aboutissement d’une stratégie d’influence sur le Parti républicain par des intellectuels catholiques, amorcée dans les années 1950 en réaction à l’idéologie « fusionniste » de ce dernier, laquelle cherchait à concilier conservatisme moral et libéralisme économique. Depuis 2016, des universitaires tels que Patrick Deneen et Adrian Vermeule ont développé un courant qualifié d’« intégralisme catholique » et promeuvent un nouveau projet politique : le post-libéralisme.
Vers une nouvelle politique étrangère démocrate ? Enjeux et recompositions à l’horizon des présidentielles de 2028
Sortant peu à peu de l’état de sidération dans lequel la réélection de Donald Trump les a plongés en novembre 2024, les Démocrates s’apprêtent à entrer en campagne pour les élections de mi-mandat de 2026, puis pour les primaires démocrates qui précéderont les présidentielles de 2028.