The Franco-German Tandem: Bridging the Gap on Nuclear Issues
Le couple franco-allemand a connu des trajectoires différentes en ce qui concerne les questions nucléaires, avec des décisions historiques antagonistes qui pèsent encore dans les rapports actuels.
En France, la création d’une force de dissuasion nationale s’est accompagnée d’une recherche d’autonomie, y compris à l’égard de l’OTAN, et d’une volonté d’affirmer l’importance de la dissuasion dans la préservation des équilibres stratégiques. En Allemagne, après un renoncement tardif à toute ambition nucléaire, le sujet a été abordé dans le cadre de l’OTAN avant que les grands mouvements pacifistes de la fin de la Guerre froide ne provoquent une réticence certaine à reconnaître le rôle de la dissuasion. Les années récentes ont cependant vu un certain rapprochement des positions des deux partenaires qui pourrait leur permettre de travailler de concert et ainsi d’être plus influents dans la résolution des tensions actuelles tant en matière de stabilité stratégique que de maîtrise des armements, de non-prolifération et de désarmement.
Cette publication est disponible uniquement en anglais : The Franco-German Tandem: Bridging the Gap on Nuclear Issues
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesNation-cadre : défi européen et ambition française
Apparu au début des années 2000, le concept de nation-cadre obéit à différentes logiques, qu’il s’agisse d’assumer le leadership d’une opération militaire, de diriger un projet capacitaire commun ou de commander une structure de forces permanente. Dans tous les cas, le pays qui assume ce rôle entend bien y trouver un surcroît d’influence politico-militaire.
Évolution stratégique du soutien apporté par l'OTAN à l'Ukraine : une étude des initiatives NSATU et PURL
Cette étude analyse une transformation majeure du soutien pratique de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à l’Ukraine, marquée par la création de la mission NATO Security Assistance and Training for Ukraine (NSATU) et du mécanisme de financement Prioritized Ukraine Requirements List (PURL).
Les fausses promesses du Golden Dome. Incertitudes d’un projet déstabilisateur
Le Golden Dome, annoncé dans le Bureau ovale en mai 2025 par Donald Trump, est un projet de système de défense antimissile visant à protéger l’intégralité du territoire américain contre les menaces balistiques, hypersoniques, de croisière et autres missiles avancés. Inspiré du système israélien Iron Dome et de l’Initiative de défense stratégique (IDS) des années 1980, ce programme s’appuie sur une architecture multicouche intégrant des capteurs et des intercepteurs, dont une composante spatiale comprenant des intercepteurs orbitaux capables de détruire des missiles lors de leur phase de lancement.
Y a-t-il un pilote dans la flotte ? L’enjeu de l’intégration des systèmes autonomes au sein d’une force navale
Les systèmes autonomes ont pris la mer il y a bien longtemps. Même les « robots tueurs », objets d’angoisses récurrentes, ne datent pas d’hier : les mines marines sont apparues à la fin du XIXe siècle, les torpilles acoustiques dans les années 1940 et les frégates type Horizon conçues à la fin de années 1990 sont capables d’engager automatiquement une cible aérienne.