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Histoire d’une guérilla fantôme. Le(s) Front(s) de libération de l’enclave du Cabinda

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Etudes de l'Ifri, janvier 2017
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Depuis plus d’un demi-siècle, dans l’indifférence quasi-générale des médias et de la communauté internationale, un conflit larvé perdure au Cabinda, petit territoire angolais enclavé entre le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo. 

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Jadis appelée Congo Portugais, cette anomalie historique et géographique, surnommée « Koweït africain » du fait de ses vastes ressources pétrolières n’a cessé de susciter les convoitises et velléités annexionnistes de puissances régionales et internationales depuis le XVIe siècle.

Entourée de mystères, sa forêt tropicale – le massif forestier du Mayombe – abrite l’un des rares mouvements de libération toujours actifs depuis les luttes d’indépendance : le Front de libération de l’enclave du Cabinda (FLEC). Ce mouvement est un héritier de la lutte anticoloniale qui n’a cessé de défier l’histoire. Ayant d’abord lutté contre l’Empire portugais, le FLEC est né en 1963 dans l’effervescence des indépendances de la sous-région et il a été pris dans les stratégies des acteurs régionaux et internationaux au point de devenir la victime collatérale de l’indépendance de l’Angola en 1975. Il lutte maintenant contre l’une des armées les plus puissantes et aguerries d’Afrique, les Forces armées angolaises (FAA).

Le conflit opposant le mouvement séparatiste cabindais au régime angolais remonte à l’indépendance de l’Angola en 1975. S’il est vrai que l’éclatement du mouvement en dizaines de factions tantôt rivales, tantôt alliées, a singulièrement compliqué toute tentative de médiation, la mauvaise foi du régime angolais, qui n’a jamais véritablement tenu à chercher une solution négociée, et le manque d’intérêt de la communauté internationale ont aussi compromis les efforts de paix. En effet, des décennies de luttes intestines recoupant des clivages ethniques, religieux et linguistiques, le jeu politique régional et les cooptations par Luanda ont abouti à une ultra-fragmentation du FLEC originel en une cinquantaine de mouvements qui lui sont associés de près ou de loin.

Malgré d’importants revers au début de ce siècle et un contexte sous-régional défavorable, la rébellion a fait preuve d’une grande résilience. Depuis le début 2016, on observe une recrudescence des combats, avec notamment un raid mené contre une plateforme pétrolière au large de l’enclave à la fin du mois de mai 2016. En dépit de cette résilience, les deux constantes historiques du FLEC demeurent : une ultra-fragmentation illustrée par la querelle consécutive à la mort en juin 2016 du leader historique du FLEC-FAC, Tiago Nzita, et une grande dépendance vis-à-vis du contexte régional. Cette note retrace le parcours méconnu et complexe de ce mouvement ultra-fragmenté au gré des évolutions régionales et internationales.

 

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Histoire d’une guérilla fantôme. Le(s) Front(s) de libération de l’enclave du Cabinda

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Afrique subsaharienne
Centre Afrique subsaharienne
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Créé en 2007, le centre Afrique subsaharienne de l’Ifri produit une analyse approfondie du continent africain, de ses dynamiques sécuritaires, géopolitiques, politiques et socio-économiques (en particulier le phénomène d’urbanisation). Le Centre se veut à la fois, via les différentes publications et conférences, un espace de diffusion d’analyses à destination des médias et du public mais aussi un outil d'aide à la décision des acteurs politiques et économiques à l'égard du continent.  

 

 

Le centre produit des analyses pour différents organismes tels que le ministère des Armées, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Agence française de développement (AFD) ou encore pour différents soutiens privés. Ses chercheurs  sont régulièrement auditionnés par les commissions parlementaires.

 

 

L’organisation d’événements de divers formats complète la production d’analyses en amenant les différentes sphères de l’espace public (académique, politique, médiatique, économique et société civile) à se rencontrer et à échanger outils d’analyse et visions du continent. Le Centre Afrique subsaharienne accueille régulièrement des responsables politiques de différents pays d’Afrique subsaharienne. 

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Les vecteurs et moyens de l’influence extérieure grandissante du Rwanda de Paul Kagame

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L’économie politique complexe des corridors d’Afrique australe

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Dans le conflit soudanais, la bataille de propagande entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapides (FSR) à travers les médias classiques et les réseaux sociaux entretient une grande confusion informationnelle. Et ce d’autant plus que l’absence de journalistes sur le terrain facilite la désinformation. Bien que l’armée et les FSR tentent de promouvoir leurs discours grâce à leurs réseaux de communicants et en pratiquant la désinformation et la censure, ils ne peuvent contrôler complètement l’information sur le conflit. Dans le cadre de cette guerre, les réseaux sociaux sont devenus un espace d’expression où les politiciens, militaires, influenceurs et militants expriment leurs rivalités, leurs mensonges et leur propagande.

Selma EL OBEID
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Une élection dans les crises. Quelles perspectives pour les élections générales éthiopiennes de 2026 ?

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Les citoyens éthiopiens sont appelés aux urnes le 1er juin 2026, à l’occasion des prochaines élections générales, les septièmes depuis la fondation de la République fédérale démocratique d’Éthiopie en 1995. Il est peu probable que ces élections conduise à une alternance. Comme le montre en effet cette étude, le gouvernement semble avoir déjà mis en place les mesures qui permettront sa réélection, dans un contexte de multiplication des conflits armés qui n’est propice ni à l’ouverture ni aux transitions politiques.

Jean-Nicolas BACH

Comment citer cette étude ?

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Joseph MARTIN, « Histoire d’une guérilla fantôme. Le(s) Front(s) de libération de l’enclave du Cabinda », Études, Ifri, 19 janvier 2017.
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Histoire d’une guérilla fantôme. Le(s) Front(s) de libération de l’enclave du Cabinda