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Un débat autour de Camille Grand, Secrétaire Général adjoint de l’OTAN depuis octobre 2016, ancien directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (2008-2016).
L’un des premiers, sinon le premier déplacement international du prochain Président de la République se fera à Bruxelles, le 25 mai, pour une réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN, une première en présence du nouveau président des Etats-Unis.
Membre fondateur de l’Alliance atlantique en 1949, la France a quitté son commandement militaire intégré en 1966, avant un retour à la « pleine participation » en 2009. Paradoxalement, cette normalisation, amorcée dans les années 1990, s’est accompagnée d’un quasi-retrait des opérations militaires de l’Alliance après la campagne de Libye. Le Rapport Védrine de 2012 avait en apparence clos le débat politique en avalisant le retour dans les structures militaires intégrées, qui ne semble pas davantage faire débat parmi les experts. Pourtant, l’OTAN est apparue comme une ligne de partage entre les candidats à la Présidence de la République.
Alors que l’OTAN poursuit son adaptation rapide à un environnement stratégique incertain depuis les sommets du pays de Galles (2014) et de Varsovie (2016), le rôle que la France entend jouer au sein de l’Alliance et la place qu’elle accordera – ou non – à l'OTAN dans sa politique de sécurité et de défense seront des marqueurs importants pour notre politique étrangère et pour nos Alliés.
Discutants : Jean-Dominique MERCHET, Journaliste, spécialiste des questions de défense, L’Opinion
Corentin BRUSTLEIN, Responsable du Centre des études de sécurité, Ifri
Présidence : Thomas GOMART, Directeur, Ifri
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