La Russie a-t-elle une grande stratégie au Moyen-Orient ?
En intervenant militairement en Syrie, la Russie n’a pas cherché à s’affirmer comme une puissance hégémonique au Moyen-Orient. Loin de promouvoir l’unilatéralisme, Moscou défend en fait le multilatéralisme. La démonstration de force en Syrie avait notamment pour but de faire comprendre aux États-Unis et à leurs alliés qu’il ne saurait y avoir de négociations
multilatérales dans la région – et au-delà – en excluant la Russie.
Moyen-Orient, le nouveau «Grand Jeu»
Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d’un nouveau « Grand Jeu » ?... S’y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l’éloignement, une Russie qui s’impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques… Et s’y affrontent les candidats à l’hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite.
Le « minilatéralisme » : une nouvelle forme de coopération de défense
Le multilatéralisme a joué un rôle capital en matière de coopération internationale. Il semble pourtant s’essouffler, en matière de défense européenne, à travers ses grandes institutions (Organisation du traité de l’Atlantique nord, Union européenne).
Internet et les errances du multistakeholderism
Le débat sur la gouvernance de l’internet oppose à la conception multilatérale privilégiant le rôle des États et entités interétatiques, la voie d’un multistakeholderism qui entend réunir l’ensemble des acteurs concernés : États, entreprises, experts, académiques, groupes d’internautes, etc.
Réinventer le système multilatéral
Alors que le Conseil de la paix porté par Donald Trump s'est réuni pour la première fois le 22 janvier à Davos, rassemblant une vingtaine de chefs d’État dont Javier Milei et Viktor Orban, l'ordre multilatéral vacille. Peut-il perdurer, ou doit-il être réinventé ?
Les dangers pesant sur le multilatéralisme et les nouvelles configurations de la gouvernance mondiale dans l’ordre international
Au cours de cette audition, Marc Hecker revient sur la crise du multilatéralisme et l’érosion de l’ordre international.
Replay - Un nouvel échiquier. Présentation du Ramses 2026
Replay de la conférence de présentation du Ramses 2026 - Un échiquier mondial haché par les vertiges de puissance. Un spectre hante le monde : la fragmentation - après des décennies chantant l'ouverture et l'unification sous le signe du progrès technique et de l'accélération des échanges. On passerait ainsi d'un espace mondialisé à un espace haché, émietté en égoïsmes nationaux, intérêts égoïstes insoucieux des autres, effaçant au passage l'espoir d'une gouvernance faisant écho aux intérêts communs d'une humanité unie.
Trump, Poutine, Netanyahou… : la raison du plus fort est toujours la meilleure ?
Donald Trump, Benyamin Nétanyahou, Vladimir Poutine : ces hommes forts défient le système international et les règles qui ont été érigées après la Seconde Guerre mondiale. Assiste-t-on ces dernières années au retour de la force ? Qui est responsable ? Est-ce la fin du multilatéralisme ?
Thierry de Montbrial : « La possibilité d’une Troisième Guerre mondiale devrait être prise très au sérieux »
Fondateur et président de l'Institut français des relations internationales (Ifri), le premier des think tanks français, Thierry de Montbrial publie chaque année, depuis 1981, ses « Perspectives » au début du rapport annuel Ramses consacré à l'état du monde. Etudiant « les grands tournants géopolitiques », il vient de publier un nouvel ouvrage L'ère des affrontements (Dunod, 2025), reprenant d'anciennes « Perspectives » et pour lequel il a rédigé un chapitre préliminaire d'une quarantaine de pages, se demandant « Comment en est-on arrivé là ? ». C'est à cette occasion que l'Opinion l'a rencontré.
L'Asie après la guerre en Ukraine : repenser le multilatéralisme et les risques de conflit de haute intensité (Replay vidéo)
Conférence annuelle du Centre Asie, Ifri. La guerre en Ukraine a marqué le retour des conflits de haute intensité en Europe et représente un changement profond et structurel dans l'environnement stratégique de la région.
La Russie a-t-elle une grande stratégie au Moyen-Orient ?
En intervenant militairement en Syrie, la Russie n’a pas cherché à s’affirmer comme une puissance hégémonique au Moyen-Orient. Loin de promouvoir l’unilatéralisme, Moscou défend en fait le multilatéralisme. La démonstration de force en Syrie avait notamment pour but de faire comprendre aux États-Unis et à leurs alliés qu’il ne saurait y avoir de négociations
multilatérales dans la région – et au-delà – en excluant la Russie.
Moyen-Orient, le nouveau «Grand Jeu»
Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d’un nouveau « Grand Jeu » ?... S’y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l’éloignement, une Russie qui s’impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques… Et s’y affrontent les candidats à l’hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite.
Le « minilatéralisme » : une nouvelle forme de coopération de défense
Le multilatéralisme a joué un rôle capital en matière de coopération internationale. Il semble pourtant s’essouffler, en matière de défense européenne, à travers ses grandes institutions (Organisation du traité de l’Atlantique nord, Union européenne).
Internet et les errances du multistakeholderism
Le débat sur la gouvernance de l’internet oppose à la conception multilatérale privilégiant le rôle des États et entités interétatiques, la voie d’un multistakeholderism qui entend réunir l’ensemble des acteurs concernés : États, entreprises, experts, académiques, groupes d’internautes, etc.
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