L'Allemagne face à la crise financière : entre logiques nationales et solidarité européenne
Face à la crise économique et financière, les États européens ont réagi en ordre dispersé. L"Allemagne la première n"a pas joué la carte européenne pour privilégier une démarche centrée sur ses intérêts nationaux. Du fait de leur manque d"unité, les Européens laissent une fois de plus le champ libre aux autres pays.
En outre, il existe un réel danger que ces réponses nationales et non coordonnées à la crise ne viennent enrayer le processus d"intégration européenne pour plusieurs années.Au contraire, l"Europe pourrait saisir cette opportunité pour s"affirmer durablement sur la scène mondiale comme puissance économique et financière. Elle donnerait une impulsion décisive à la mise sur pied d"un nouveau mode de régulation des marchés financiers internationaux.
Chercheur à la Fondation Science et Politique (Stiftung Wissenschaft und Politik, SWP) de Berlin, le professeur Heribert Dieter étudie tout d"abord les réponses apportées par les gouvernements européens à la crise ; il analyse ensuite les alternatives aux politiques actuelles avant de présenter les éléments essentiels d"une régulation financière mondiale post-crise, dans laquelle l"Europe jouerait un rôle majeur.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
L'Allemagne face à la crise financière : entre logiques nationales et solidarité européenne
La France et l’Allemagne : nouveau monde, nouveau sens
On s’interroge aujourd’hui légitimement sur le contenu et l’avenir du binôme, ou du couple – selon les cohabitants – franco-allemand. Mais pour ce faire, il vaut mieux inscrire les défis de l’actualité dans le rythme de l’histoire.
France-Allemagne : dépasser les différends pour renforcer la souveraineté européenne
La « relance » franco-allemande initiée avec l’arrivée de Friedrich Merz à la chancellerie en mai 2025 et sa mise en œuvre lors du Conseil des ministres franco-allemand (CMFA) de Toulon en août 2025 avait pour objectif de pallier les difficultés structurelles entre la France et l’Allemagne. Force est néanmoins de constater que les ambitions affichées n’ont été que partiellement traduites dans les faits. La relation franco-allemande traverse en effet depuis le début de l’année 2026 une séquence où les difficultés conjoncturelles se combinent à des divergences plus profondes de priorités, de méthode et de culture stratégique.
L’Allemagne face au triangle États-Unis, Russie, Chine : des changements de paradigme systémiques
Depuis la réunification, l’Allemagne a construit sa prospérité sur un ordre international fondé sur le libre-échange, le multilatéralisme et la stabilité géopolitique. Ce modèle reposait sur trois relations jugées complémentaires : la protection militaire américaine, l’approvisionnement énergétique russe et l’intégration économique avec la Chine. Pendant plusieurs décennies, Berlin a considéré ces interdépendances comme des facteurs de paix, de croissance et de sécurité.
Redémarrer l’économie allemande : entre impératifs économiques, sociaux et de défense
En quête d’une nouvelle boussole, l’Allemagne est confrontée à la remise en question des fondements de son modèle économique et social. L’économie allemande, pilier du modèle de réussite et de prospérité de l’après Deuxième Guerre mondiale est ébranlée et la crainte de la désindustrialisation, jusqu’à présent latente, se concrétise de plus en plus, notamment par l’affaiblissement d’un secteur phare comme celui de l’automobile.