Les États-Unis face à la Chine, de Henry Kissinger à Donald Trump
Déjà illustré par le retournement diplomatique des années 1970, le débat stratégique américain sur la Chine est ancien. C’est dans les années 1990 qu’il prend toute son ampleur cependant : au lendemain de la chute de l’URSS et à la veille des bouleversements du 11 septembre 2001, alors que la puissance chinoise commence à s’envoler sur les terrains économiques et militaires, la communauté de politique étrangère américaine multiplie les analyses sur ce nouveau grand acteur des relations internationales.
La puissance chinoise va-t-elle dépasser voire remplacer une puissance américaine en déclin ? Ses ambitions sont-elles régionales ou mondiales ? La Chine a-t-elle développé un projet libéral pour le monde ou souhaite-t-elle devenir une puissance simplement commerciale ?
Le gouvernement communiste de Pékin, peu respectueux des droits de l’homme, peut-il évoluer vers plus de démocratie ? L’intégration du pays dans le commerce international peut-elle favoriser une telle évolution ? L’Amérique doit-elle jouer un rôle dans ce domaine ?
Faut-il se préparer à un affrontement armé entre les États-Unis et la Chine, qui aurait à l’ère nucléaire des répercussions effroyables ? Comment éviter une telle issue ?
Depuis le rapprochement de Kissinger (école réaliste) jusqu’aux rodomontades de Donald Trump (courants jacksonien et hamiltonien), en passant par le « pivot » vers l’Asie de Barack Obama (projet de containement), les différentes écoles de pensée de la politique étrangère américaine trouvent ici un terrain de réflexion crucial pour le xxie siècle.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Les États-Unis face à la Chine, de Henry Kissinger à Donald Trump
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa base et les élites MAGA face à l’opération Epic Fury. Le soutien au président tiendra-t-il dans la durée ?
Depuis la fin du mois de février, le Moyen-Orient est de nouveau déchiré par la guerre, à la suite de la vaste offensive aérienne menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’opération, baptisée Epic Fury, a notamment permis, dès le premier jour, l’élimination de dizaines de hauts responsables iraniens.
South by Southwest 2026. Le festival texan au carrefour des visions de l’intelligence artificielle
Fin février 2026, l’administration Trump exige d’Anthropic, l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle (IA), créateur de Claude, un accès sans restrictions à ses modèles pour le Pentagone. Son P.-D. G., Dario Amodei, refuse au nom de « lignes rouges » éthiques – pas de surveillance de masse, pas d’armes totalement autonomes. Après l’échec de négociations, Anthropic se voit exclu des agences fédérales. Dans la foulée, OpenAI, son principal concurrent, signe avec le département de la Défense, tout en promettant de ne pas permettre un usage létal autonome.
Le Canada de Mark Carney, un an après
Début janvier 2025, le Premier ministre Justin Trudeau, en fin de course, est contraint à la démission et annonce de nouvelles élections, d’abord au sein du Parti libéral, ensuite à la Chambre des communes d’Ottawa. Battant des adversaires démotivés par l’avance du conservateur Pierre Poilievre dans les sondages, Mark Carney prend la tête du Parti libéral le 9 mars et remplace aussitôt Trudeau au poste de Premier ministre. Il profite alors du retournement des électeurs canadiens contre Pierre Poilievre, associé dans leur esprit à Donald Trump et aux propos prédateurs que tient ce dernier à propos du Canada depuis sa réélection fin 2024, et remporte les législatives du 28 avril.
L’administration Trump 2 et le nouveau capitalisme d’État américain
La politique économique du second mandat de Donald Trump s’inscrit partiellement dans la tradition néolibérale, cherchant à réduire le rôle de l’État perçu comme une entrave à l’initiative privée. L’administration adopte ainsi une orientation pro-business qui repose sur la dérégulation et les baisses d’impôt.