Syrie : l'option militaire reste-t-elle ouverte ?
Alors que l’ONU doit présenter son rapport sur les attaques chimiques en Syrie, Paris, Washington et Londres maintiennent la pression sur le régime syrien et la menace d’une action militaire occidentale reste réelle.
Comment l’intention politique peut-elle se traduire en planification opérationnelle ? Comment peut fonctionner une dissuasion au profit d’un intérêt limité ? De quels moyens le régime Assad dispose-t-il pour répondre, directement ou indirectement, à d’éventuelles frappes sur son territoire ? Quelles formes pourraient revêtir, concrètement, ces frappes ? Les opinions soutiendront-elles un nouvel engagement militaire dans l’" Orient compliqué " ? Cinq chercheurs de l’Ifri replacent l’hypothétique frappe militaire dans son contexte politique et stratégique.
Étienne de Durand dirige le Centre des études de sécurité de l’Ifri, auquel sont rattachés comme chercheurs : Corentin Brustlein, Guillaume Garnier, Marc Hecker et Élie Tenenbaum.
Sommaire
" OUVRIR LA PORTE " : COMMENT CONDUIRE DES FRAPPES LIMITEES MAIS EFFICACES ?, par Etienne de Durand - [email protected]
SYRIE : POURQUOI NE SOMMES-NOUS PAS DEJA INTERVENUS ?, par Elie Tenenbaum - [email protected]
LA SYRIE ET LES DEFIS DE LA DISSUASION, par Corentin Brustlein - [email protected]
QUELLES OPTIONS DE RIPOSTES CONVENTIONNELLES POUR LA SYRIE ? par Corentin Brustlein et Guillaume Garnier - [email protected]
SYRIE : LA RESISTIBLE ASCENSION DU TERRORISME ? par Marc Hecker - [email protected]
Demandes d'interviews / contact médias :
Natacha Crance - [email protected] / 01 40 61 60 22
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Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
Alors que la Russie et l'Ukraine s'affrontent dans une guerre d'usure où missiles et drones pleuvent dans la profondeur stratégique de l'adversaire, l'Iran use de sa puissance de feu, appuyée par sa main mise sur le détroit d'Ormuz, pour assurer la survie du régime. Dès lors, l'enjeu d'un modèle de feu performant pour les armées françaises apparaît comme crucial dans la construction d'une défense européenne et nationale crédible à l'aune d'un retour de la guerre de haute intensité.
Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français
En France, la politique étrangère fait partie de ce que l’on appelle le « domaine réservé » du président de la République. Depuis qu’il est entré en fonction, Emmanuel Macron n’a – à notre connaissance – jamais reconnu une quelconque influence de l’opinion publique sur sa politique étrangère.
Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe
Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?
Identifier la menace terroriste avec lucidité et objectivité
Il y a 20 ans, en 2006, le gouvernement français a produit un Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme. Un passage de ce document expliquait pourquoi la France rejetait le concept américain de « guerre globale contre le terrorisme », bien que des soldats français aient été déployés en Afghanistan dès 2001 au sein de la coalition menée par les Etats-Unis. La raison principale était juridique : qui dit guerre, dit législation d’exception. Mais elle était aussi stratégique : dans la mesure où des ressortissants de pays occidentaux rejoignent des groupes djihadistes, reconnaître un état de guerre pourrait conduire sur la pente glissante vers la guerre civile.