Uranium in Namibia: Yellowcake Fever
Note de l'Ifri, novembre 2021
Les revenus miniers sont le moteur de la performance économique de la Namibie. Ce pays est riche en ressources minérales, notamment en uranium, diamant, cuivre, or, plomb, lithium et zinc. Cependant, ces richesses minérales ne sont pas toujours allouées et utilisées de manière transparente. Elles semblent profiter de manière disproportionnée à une petite élite fortunée, dont un grand nombre de personnes sont affiliées au parti au pouvoir, l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (South West Africa People’s Organization, SWAPO). Après des années de dépression du marché mondial de l’uranium, la production d’uranium de la Namibie a augmenté et le pays est désormais le quatrième producteur d’uranium au monde.
Le moteur de cette hausse est la Chine, qui a besoin de sécuriser son approvisionnement en uranium. Les investissements des entreprises chinoises sont désormais majoritaires dans les deux mines les plus productives. C’est ce qui fait que la production d’uranium en Namibie est en expansion et devrait se développer dans les années à venir, à mesure que la mine de Husab atteindra sa pleine capacité. Alors que les entreprises d’État chinoises dominent les mines opérationnelles, les entreprises australiennes mènent les projets d’exploration.
Cependant, le secteur minier namibien de l’uranium est caractérisé par un certain nombre de problèmes concernant la distribution et la transparence de la rente minière, la santé et la sécurité, l’impact environnemental, les conflits du travail, les contrôles législatifs et les questions de non-prolifération.
Ce contenu est disponible uniquement en anglais : Uranium in Namibia: Yellowcake Fever.
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesUne élection dans les crises. Quelles perspectives pour les élections générales éthiopiennes de 2026 ?
Les citoyens éthiopiens sont appelés aux urnes le 1er juin 2026, à l’occasion des prochaines élections générales, les septièmes depuis la fondation de la République fédérale démocratique d’Éthiopie en 1995. Il est peu probable que ces élections conduise à une alternance. Comme le montre en effet cette étude, le gouvernement semble avoir déjà mis en place les mesures qui permettront sa réélection, dans un contexte de multiplication des conflits armés qui n’est propice ni à l’ouverture ni aux transitions politiques.
Quelle place pour l’Afrique subsaharienne dans le monde ?
En s’appuyant sur une approche extrinsèque, alliant histoire globale, géopolitique et relations internationales, ce papier tente de périodiser les modalités des relations de l'Afrique subsaharienne avec le reste du monde. Après un retour rapide sur les périodes précoloniales, coloniales et de Guerre froide, sont explorées plus spécifiquement les périodes 1990-2015 et 2015-2025.
Un « faux départ » : l’avenir des chefferies coutumières en Afrique
Au-delà du seul cas du Burkina Faso, la cérémonie hebdomadaire du « faux départ » du Moro Naba, « l’empereur des Mossi » symbolise dans l'Afrique d’aujourd'hui la position paradoxale de dirigeants traditionnels jouissant d'une influence qui se situe en marge de la sphère politique moderne tout en conservant à la différence de celle-ci, une forte dimension religieuse.
La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne
La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.