Ils meurent au front pour la Russie sans aucune expérience militaire
À l’occasion du sommet Russie–Afrique, Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri, et Gaëlle Borgia, en duplex depuis Antananarivo, analysent les relations entre Moscou et Madagascar. Leur échange éclaire notamment le recrutement de jeunes Africains, souvent dépourvus d’expérience militaire, envoyés combattre pour la Russie sur le front ukrainien.
Pour le chercheur Thierry Vircoulon, « L'enjeu de ce sommet à Moscow c'est de mettre en scène la puissance Russe ». La présence de 22 chefs d’État africains et de représentants de 48 pays permet à Moscou d’afficher le succès de sa diplomatie continentale, tout en cherchant à renforcer ses partenariats politiques, économiques et sécuritaires.
Les relations entre la Russie et Madagascar illustrent cette dynamique : Antananarivo cherche à diversifier ses partenaires internationaux, tandis que Moscou y voit un espace d’influence stratégique dans l’océan Indien. Madagascar est d'ailleurs « le nouveau pays où il y a des recrutements, et ça coincide avec l'arrivé d'Africa Corps et du GRU. » Il souligne également que ces rapprochements servent des intérêts politiques réciproques, même si la portée réelle des engagements russes varie fortement d’un pays à l’autre.
ALLER PLUS LOIN :
Lire la Note de Thierry Vircoulon « De l'Afrique à l'Ukraine : enquête auprès de prisonniers de guerre africains » (octobre 2026).
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