LFI dresse le cordon sanitaire autour de l’Allemande Sahra Wagenknecht et BSW : « Ce ne sont pas des amis du tout »
Si l’ancienne de Die Linke avait pu intéresser, un temps, Jean-Luc Mélenchon en fondant notamment un mouvement inspiré de LFI en 2018, elle est désormais considérée par les insoumis comme infréquentable.
En apparence, 5 % ne sont pas grand-chose, et pourtant. Avec ce score, dimanche 6 septembre, à l’élection régionale en Saxe-Anhalt , le Bündnis Sahra Wagenknecht (BSW, Alliance Sahra Wagenknecht), mouvement de gauche ultraconservateur allemand, se retrouve en position de faiseur de roi, capable de donner à l’extrême droite la possibilité de gouverner ce Land de l’ex-Allemagne de l’Est de plus de 2 millions d’habitants. Sa tête de liste locale, Thomas Schulze, l’a assumé dès lundi matin : si Ulrich Siegmund, le leader de l’Alternative für Deutschland (AfD), se présente à l’élection de ministre-président, le BSW ne lui bloquera pas la route. Fini le « cordon sanitaire » (« Brandmauer », le « pare-feu » en allemand) destiné à marginaliser l’extrême droite outre-Rhin.
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Le secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes de l’Institut français des relations internationales, Paul Maurice, abonde : « 2018, c’est loin. Les perspectives étaient différentes et le rapprochement de Sahra Wagenknecht avec l’extrême droite n’existait pas. » Près de dix ans
plus tard, « sur des sujets comme la question migratoire, elle est plus proche du Rassemblement national que de Jean-Luc Mélenchon », ajoute-t-il. Alors que Die Linke « a des positions extrêmement claires face à l’extrême droite : aucune alliance », rappelle Paul Maurice, les insoumis sont logiquement restés fidèles à leur allié historique.
plus tard, « sur des sujets comme la question migratoire, elle est plus proche du Rassemblement national que de Jean-Luc Mélenchon », ajoute-t-il. Alors que Die Linke « a des positions extrêmement claires face à l’extrême droite : aucune alliance », rappelle Paul Maurice, les insoumis sont logiquement restés fidèles à leur allié historique.
Secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Ifri
- Cet article est paru dans Libération (réservé aux abonnés).
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