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Conceptualiser les classes moyennes dans un Etat développementiste : discours et attentes en Éthiopie.

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African Affairs, vol. 117, n° 468, 1 juillet 2018, pp. 439–461

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African Affairs
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La notion de « classe moyenne » a été de plus en plus utilisée depuis les années 2010 pour identifier les changements sociaux survenus dans les pays africains, y compris en Éthiopie. Cependant, cette catégorie elle-même est difficile à définir et a été retenue pour décrire des dynamiques socio-économiques très diverses.

Corps analyses

Cet article présente une manière originale de considérer la « classe moyenne », en se focalisant sur ce que cette catégorie est supposée générer pour les différents acteurs qui l'utilisent. Nous défendons l'idée que le débat sur la composition sociale de la « classe moyenne » ne peut être poursuivi sans déconstruire et discuter auparavant le pourquoi, le comment et le par qui cette catégorie est utilisée. Puisque la notion de classe moyenne reste subjective et est créée localement dans tous les pays, notre recherche se concentre sur les différents points de vue et discours employés par des acteurs externes et internes et sur les implications politiques de telles définitions dans le contexte de l'Éthiopie. En analysant à la fois les discours internationaux et les points de vue des dirigeants éthiopiens, nous démontrons qu'une fluidité de la notion de « classe moyenne » existe profondément ancrée et interprétée dans des contextes institutionnels, idéologiques, et sociaux spécifiques, et qu'elle sert en même temps des ambitions politiques et économiques. A cet égard, le cas de l'Éthiopie révèle à quel point des acteurs divergents ont favorisé cette même catégorie avec de grandes différences dans leurs interprétations et leurs attentes. Nous soutenons donc que le concept de « classe moyenne » reste utile sur le plan analytique si celui-ci n'est pas considéré comme une catégorie objective mais plutôt comme étant une catégorie politiquement construite.

 

L’article est disponible en anglais sur le site de African Affairs

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ISBN / ISSN

0001-9909

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Clélie NALLET

Intitulé du poste

Ancienne Chercheur au Centre Afrique Subsaharienne de l'Ifri

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Afrique subsaharienne
Centre Afrique subsaharienne
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Créé en 2007, le centre Afrique subsaharienne de l’Ifri produit une analyse approfondie du continent africain, de ses dynamiques sécuritaires, géopolitiques, politiques et socio-économiques (en particulier le phénomène d’urbanisation). Le Centre se veut à la fois, via les différentes publications et conférences, un espace de diffusion d’analyses à destination des médias et du public mais aussi un outil d'aide à la décision des acteurs politiques et économiques à l'égard du continent.  

 

 

Le centre produit des analyses pour différents organismes tels que le ministère des Armées, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Agence française de développement (AFD) ou encore pour différents soutiens privés. Ses chercheurs  sont régulièrement auditionnés par les commissions parlementaires.

 

 

L’organisation d’événements de divers formats complète la production d’analyses en amenant les différentes sphères de l’espace public (académique, politique, médiatique, économique et société civile) à se rencontrer et à échanger outils d’analyse et visions du continent. Le Centre Afrique subsaharienne accueille régulièrement des responsables politiques de différents pays d’Afrique subsaharienne. 

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Comment citer cette étude ?

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Clélie NALLET, Jean-Nicolas BACH, « Conceptualiser les classes moyennes dans un Etat développementiste : discours et attentes en Éthiopie. », Ifri, 1 juillet 2018.
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