Réseaux sociaux : la lutte contre les contenus haineux en Allemagne
La loi allemande sur l’amélioration du traitement des contenus illicites par les réseaux sociaux (Netzwerkdurchsetzungsgesetz – NetzDG), entrée en vigueur le 1er octobre 2017, est la réponse du législateur à la gestion des signalements de contenus interdits.
Le terme « amélioration » montre que l’objet de cette loi n’est pas tant de mettre en œuvre de nouvelles obligations que d’appliquer le droit existant en supprimant rapidement les contenus prohibés sur Internet. La loi normalise les règles de traitement des signalements de contenus illicites. Elle s’adresse aux réseaux sociaux qui comptent plus de deux millions d’utilisateurs inscrits en Allemagne. S’inspirant de la loi allemande sur les infractions administratives, la NetzDG permet de sanctionner les contenus punissables au regard du droit pénal allemand et de les faire supprimer des réseaux sociaux. L’autorité judiciaire compétente est le Bundesamt für Justiz (BfJ) ; cette agence fédérale basée à Bonn peut infliger une amende en cas de violation des principes de la NetzDG. Elle ne dispose d’aucun pouvoir de surveillance ou de réglementation, contrairement aux autorités régionales de radiodiffusion publique.
Cette note porte sur l’intention du législateur allemand à l’égard de la NetzDG, sa gouvernance et son application par le Bundesamt für Justiz, avant de dresser un premier bilan.
Le Regierungsdirektor Frank Meixner est responsable du Referat für Grundsatzfragen und Verfahrensentwicklung de l’Abteilung VIII (Network Enforcement Act, Consumer Protection) du Bundesamt für Justiz à Bonn.
La Regierungsrätin Pia Figge est conseillère à l’Abteilung VIII (Network Enforcement Act, Consumer Protection) du Bundesamt für Justiz à Bonn.
Cette publication est également disponible en allemand ,,Das deutsche Netzwerkdurchsetzungsgesetz. Gesetzgeberische Motive, Aufbau und erste Erfahrungen“.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Réseaux sociaux : la lutte contre les contenus haineux en Allemagne
La crise allemande commence par la voiture
Selon les chiffres publiés mi-février par le cabinet de conseil EY, 142 400 emplois ont disparu dans le secteur automobile allemand depuis 2019. Les récentes annonces de licenciements faites par Volkswagen ou BMW suscitent de grandes inquiétudes dans un pays qui a bâti sa fierté et sa prospérité d’après-guerre sur sa force industrielle et son produit phare : l’automobile.
Entre protestation et conquête du pouvoir : l'AfD à l'approche des élections régionales à l'Est
Les élections régionales de septembre permettront de mesurer dans quelle mesure l’AfD évolue d’une force de protestation vers une force politique susceptible d’exercer le pouvoir, dans un contexte de fragmentation croissante du paysage politique et de mécontentement grandissant à l’égard du chancelier Friedrich Merz et de sa coalition. Alors que l’AfD est solidement implantée dans l’Est de l’Allemagne, elle progresse également à l’Ouest, soulevant ainsi des questions majeures sur la formation des coalitions et l’avenir de la vie politique allemande.
La France et l’Allemagne : nouveau monde, nouveau sens
On s’interroge aujourd’hui légitimement sur le contenu et l’avenir du binôme, ou du couple – selon les cohabitants – franco-allemand. Mais pour ce faire, il vaut mieux inscrire les défis de l’actualité dans le rythme de l’histoire.
France-Allemagne : dépasser les différends pour renforcer la souveraineté européenne
La « relance » franco-allemande initiée avec l’arrivée de Friedrich Merz à la chancellerie en mai 2025 et sa mise en œuvre lors du Conseil des ministres franco-allemand (CMFA) de Toulon en août 2025 avait pour objectif de pallier les difficultés structurelles entre la France et l’Allemagne. Force est néanmoins de constater que les ambitions affichées n’ont été que partiellement traduites dans les faits. La relation franco-allemande traverse en effet depuis le début de l’année 2026 une séquence où les difficultés conjoncturelles se combinent à des divergences plus profondes de priorités, de méthode et de culture stratégique.