TISA, TTIP : comment négocier au nom de l'Europe ?
La manière dont les mandats de négociation sont octroyés à la Commission pour mener les négociations de l’Union européenne en matière commerciale fait d’elle un négociateur particulier.
La publicité donnée aux instructions de négociation tend à en diminuer la valeur et à reporter le vrai mandat sur des instructions orales complexes à interpréter. Le contenu des mandats dévoilés fin 2014 et début 2015 montre une Commission concentrée sur des objectifs offensifs larges, au détriment de ses « lignes rouges ».
Emmanuel Vivet, ancien expert détaché à la Commission européenne, est le coordonnateur de l’ouvrage Négociations d’hier, leçons pour aujourd’hui (Bruxelles, Larcier, 2014) et membre associé de l’Institut de recherche et d’enseignement sur la négociation (IRENÉ).
Aurélien Colson, professeur de science politique à l’ESSEC, est directeur de l’IRENÉ (Paris, Singapour, Bruxelles) et expert auprès de la Commission européenne.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 80, n° 3, automne 2015
Plan de l’article
Un monde bruxellois habitué à la transparence
Toute négociation a besoin de discrétion
Le contenu des mandats de la Commission
Des instructions écrites formulées de manière souple
Des instructions orales complexes à interpréter
Les spécificités de la Commission comme négociateur international
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
En savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLe bilan économique du président Trump
En matière économique, Donald Trump a tenu ses promesses de campagne. Il a renégocié des accords internationaux, engagé une grande réforme fiscale et entrepris de déréglementer l’économie américaine. Cette politique a porté ses fruits : au début de l’année 2020, les indices boursiers atteignaient des records, le produit intérieur brut continuait de croître et le chômage était au plus bas. Puis le COVID-19 est arrivé, rebattant les cartes et ouvrant une période d’incertitude.
Qu’est-ce que le « trumpisme » ?
Le trumpisme prend la forme d’une présidence plus démagogique qu’autoritaire dont la principale dynamique est une polarisation exacerbée et personnalisée. Une telle évolution affaiblit les capacités de gouvernement du président. Ainsi, l’héritage de Donald Trump risque de se résumer aux conditions qui ont permis son accession au pouvoir en 2016 et qui se pérennisent : personnalisation du pouvoir, omniprésence médiatique, dérégulation du financement des campagnes et apathie électorale.
États-Unis, le pays du carnage
Dans son discours d’investiture du 20 janvier 2017, le nouveau président Donald Trump avait employé le terme de « carnage » pour évoquer la situation des États-Unis : un pays qu’il estimait ruiné par l’égoïsme des élites.
La démocratie israélienne à l’épreuve de Netanyahou
D’avril 2019 à mars 2020, les Israéliens ont dû voter à trois reprises pour désigner leurs représentants à la Knesset. Ce cycle électoral inédit, dû à l’incapacité de la classe politique à s’accorder sur la formation d’un gouvernement, a pris fin avec l’accord conclu entre Benny Gantz et Benyamin Netanyahou. Ce dernier, bien que fragilisé par les affaires, conserve son poste de Premier ministre. Sa longévité est remarquable mais sa pratique brutale de la politique risque de laisser des traces.