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La politique étrangère britannique après le Brexit : la géographie, c’est le destin
La vision britannique des rapports du Royaume-Uni au monde renvoie à la fois à la géographie et à l’histoire d’une puissance impériale. Mais le Brexit éclaire durement les changements du positionnement britannique : illusions sur la bienveillance américaine ; dépendance vis-à-vis des normes européennes sans pouvoir peser sur elles ; limitation des moyens d’influence extérieure. Union européenne et Royaume-Uni doivent trouver les moyens d’une nouvelle coopération, en particulier dans le domaine de la sécurité.
La coopération militaire franco-britannique après le Brexit
Les questions de défense n’ont pas été sérieusement intégrées aux négociations du Brexit. Mais la redéfinition des priorités stratégiques américaines laisse à Londres peu d’espoir d’un special partnership égalitaire. Le retour de la France à une conception « gaullienne » de puissance d’équilibre pourrait par contre ouvrir la voie à un nouveau partenariat, qui ne prendrait toute son efficacité que dans le cadre d’une Alliance rééquilibrée et plus « européanisée ».
Les relations anglo-américaines après le Brexit : et moins si affinités ?
Le retour de la compétition des puissances, et l’érosion des moyens économiques et militaires britanniques mettent en cause la traditionnelle posture de suivisme de Londres vis-à-vis de Washington. Le Royaume-Uni ne pèse plus assez auprès des États-Unis, ni pour obtenir un accord commercial privilégié, ni en matière stratégique. Face au déclin inévitable de la relation bilatérale, Londres ne pourrait retrouver un poids diplomatico-stratégique que dans une Alliance atlantique rééquilibrée.
Breaking Up is Hard to Do. Royaume-Uni et Union européenne après le Brexit
En dépit des postures, Royaume-Uni et Union européenne cherchent tous deux un accord. Mais la stratégie du bord du gouffre de Londres, et la maîtrise de Bruxelles sur le calendrier et le déroulement des négociations pourraient ne permettre qu’un « accord faute de mieux ». De style « australien » ou « canadien », un accord commercial de dernier moment aurait de rudes conséquences économiques pour le Royaume-Uni, dans le cadre d’un Brexit menaçant le système politique et l’unité même du Royaume.
Le Brexit est-il vraiment « anglais » ?
Le résultat du référendum de 2016 ne traduisait pas un populisme, ou un exotisme culturel, spécifiquement anglais. L’opinion britannique était alors en phase avec les opinions européennes critiques vis-à-vis de l’Union européenne. La non-appartenance à la zone euro promettait une séparation sans trop graves effets. Séparation qu’annonçaient un fort attachement à la décision nationale et un détachement persistant vis-à-vis du projet européen, vu comme un simple lien économique.
Brexit : quatre questions en suspens
Grâce au COVID-19 et aux élections américaines, le Brexit a temporairement pâli sur l’écran radar médiatique. À l’approche de la date fatidique du 1er janvier 2021 (limite pour un éventuel accord entre Union européenne – UE – et Royaume-Uni), il réapparaît de plus belle. Le dossier qui s’ouvre ici pose (au moins) quatre questions fondamentales.
La France et l'UE en Méditerranée : entre esprit de système et réalités
La France et la Turquie s’opposent en Méditerranée sur les crises régionales (Libye, Syrie), et la délimitation des eaux territoriales entre Athènes et Ankara. Au-delà de ces oppositions, la France peut-elle mettre en œuvre une stratégie dépassant les échecs des grandes machines diplomatiques des deux dernières décennies (processus de Barcelone, UpM) ? Et l’Union européenne, qui semble décidée à parler d’une seule voix, aidera-t-elle à passer des rêves de systèmes aux coopérations concrètes ?
La Turquie : une puissance émergente qui n'a pas les moyens de ses ambitions
La Turquie adopte une posture de plus en plus hostile aux pays occidentaux. Son activisme en Méditerranée orientale et en Libye en est l’illustration. L’agressivité d’Ankara ne doit toutefois pas être sur-interprétée. La Turquie émerge depuis quelques années comme une puissance moyenne en quête de reconnaissance qui souhaite diversifier ses partenariats. Elle n’a en revanche pas intérêt à se lancer dans une confrontation ouverte avec l’Occident. Elle n’en aurait d’ailleurs pas les moyens.