Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des conflits et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés
Yémen : quelles limites à l’affrontement régional ?
Cette semaine, le médiateur des Nations Unies au Yémen, Jamal Benomar, a souhaité mettre un terme à sa mission… En effet, alors que l’Arabie Saoudite mène une coalition procédant à des frappes sur les positions des rebelles chiites houtistes depuis près de 3 semaines ; ce diplomate marocain « a indiqué sa volonté de quitter son poste » considérant ne plus être en mesure de réconcilier les différents protagonistes de la crise…
Pour en parler :David Rigoulet-Roze, rattaché à l'Institut français d'analyse stratégique et à l'Institut de prospective et de sécurité en Europe
Jean-Pierre Perrin, grand reporter à Libération
Denis Bauchard, ancien diplomate, conseiller pour le Moyen-Orient à l'IFRI
Nicolas Jaillard, journaliste, réalisateur
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« Un accord définitif réintégrera l'Iran dans le concert des nations »
S'agit-il vraiment de l'accord historique attendu par tous ?
Oui, s'il aboutit effectivement à un accord définitif le 30 juin. Il mettra fin à trente-cinq ans de relations conflictuelles entre Téhéran et Washington, réintégrant l'Iran dans le concert des nations et assurant le renoncement à l'arme nucléaire de ce dernier. Les protocoles de contrôle, pour éviter des tricheries de Téhéran, comme celles qui lui avaient permis de construire le site souterrain de Fordow, me semblent très sérieux, très précis.
Lire l'interview sur LesEchos.fr
L’Iran mène-t-il une politique expansionniste ?
Le Yémen est le nouveau terrain de la guerre régionale qui oppose puissances chiites et sunnites. Et l’Iran, chiite, est accusé d’être militairement présent auprès des rebelles Houthis, tombeur du président yéménite (sunnite), Abd Rabo Mansour Hadi. Au Liban, en Syrie, en Irak ou dans la bande de Gaza, l’Iran semble discrètement mais sûrement faire avancer ses pions face à une coalition de pays arabes mobilisés par l’Arabie Saoudite. L’influence de l’Iran s’accroît-elle dans la région ?
Pour en débattre :
- Denis Bauchard, ancien ambassadeur en Jordanie, ancien président de l’Institut du monde arabe et conseiller à l’IFRI (Institut français des relations internationales)
- Thierry Coville, spécialiste de l’Iran, chercheur associé à l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) et professeur à Novancia.
L'Arabie saoudite
Vers un réajustement de la géographie des alliances stratégiques de Ryad ? Obsédé par la sensation d’encerclement par les forces chiites, et préoccupé par la menace existentielle que fait peser, sur les régimes du Golfe, l’ascension fulgurante de l’organisation de l’Etat islamique, le régime saoudien recentre son agenda diplomatique. Regard.
La Tunisie est-elle suffisamment forte pour lutter contre le terrorisme ?
Mansouria Mokhefi, conseillère pour le Maghreb et le Moyen-Orient à l'IFRI, et Michel Ménard, député socialiste et président du groupe d'amitié France-Tunisie, ont commenté les moyens dont dispose la Tunisie pour mener la lutte antiterroriste.
Des appels à l'union nationale étaient lancés jeudi en Tunisie, sous le choc de l'attaque du musée Bardo de Tunis qui a fait 19 morts dont 17 étrangers, au début de la saison touristique dans un contexte de menace jihadiste croissante. Plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées mercredi soir dans le centre de Tunis pour dénoncer cette attaque, criant notamment "La Tunisie est libre, les terroristes dehors".
L'attaque du Bardo est sans précédent pour la Tunisie depuis avril 2002 et l'attentat suicide contre une synagogue à Djerba - au sud du pays - qui avait coûté la vie à 14 Allemands, deux Français et cinq Tunisiens. Al-Qaïda l'avait revendiqué. C'est aussi la première fois depuis la révolution de janvier 2011 que des civils sont visés, alors que le pays s'est imposé comme un modèle de stabilité et d'ouverture dans le monde arabe, l'essentiel des Etats du Printemps arabe ayant basculé dans le chaos et la répression.
« L'armée tunisienne n'est pas à la hauteur face à la menace jihadiste »
Professeur à la New York University et spécialiste du monde arabe à l'Institut français des relations internationales (Ifri), Mansouria Mokhefî juge que le coup porté à la démocratie tunisienne est terrible.
Lire l'article ci-joint en pdf
Tunisie : la transition vers la démocratie menacée par la montée d'un islam radical
Berceau du printemps arabe, la Tunisie a réussi là où les autres pays arabes ont échoué, notamment la Libye et l'Egypte. Cette transition démocratique y est néanmoins menacée par la montée d'un islam radical et le retour au pays de centaines de jihadistes que la jeune démocratie tunisienne peine à contrer.
Édition spéciale "Attaque terroriste à Tunis"
Ce mercredi 18 mars 2015, Serge Moati, réalisateur et journaliste, Mansouria Mokhefi, conseillère pour le Maghreb et le Moyen-Orient à l'IFRI, et Ulysse Gosset, spécialiste politique étrangère à BFMTV, ont décrypté l'attaque du musée du Bardo à Tunis, dans une édition spéciale, présentée par Ruth Elkrief, sur BFMTV.
Armée et transition démocratique en Tunisie
Réputée avoir aidé au renversement du président Ben Ali, l’armée tunisienne jouit d’un important capital sympathie au sein de la population.
«La réponse anti-jihadiste doit être militaire et politique»
Denis Bauchard, ancien ambassadeur, diplomate et conseiller pour le Moyen-Orient à l'Institut français des relations internationales (IFRI), est notre invité du Matin sur RFI. Il réagit au micro d'Arnaud Pontus sur le Sommet international contre le terrorisme à Washington et l'instabilité au Moyen-Orient.
Le désordre libyen : trois questions à Florence Gaub
L'article que vous avez écrit dans le numéro d’automne 2012 de Politique étrangère, soit un an après la chute de Mouammar Kadhafi, était intitulé « Libye, le rêve de Kadhafi devient-il réalité ? ». Qu'entendiez-vous par là ?
Kadhafi rêvait d’une société déhiérarchisée, sans institutions étatiques. Dans sa vision politique, les questions relevant de la vie commune devaient être réglées par un accord au plus bas niveau, dans les comités et commissions. Son rêve n’est pas devenu une réalité de son vivant, car la sécurité et la production du pétrole étaient restées entre les mains du régime. En 2012, après la chute de Kadhafi, non seulement les Libyens ont tout de suite formé plusieurs comités et commissions, mais une gestion locale de la sécurité et de la production pétrolière s’est mise en place. Voilà pourquoi j’ai écrit que la vision politique de Kadhafi est finalement devenue une réalité, bien que ce soit une réalité bien triste.
En frappant la Libye, l'Egypte veut réaffirmer son statut de puissance
Après avoir bombardé les positions de l'Etat islamique en Libye, Le Caire défend l'idée d'une campagne militaire sous mandat de l'ONU dans ce pays. Il sera cependant difficile de trouver le consensus nécessaire à une telle action.
France 24 : Organisation de l'État islamique, la Jordanie riposte
La réponse des autorités jordaniennes ne s'est pas fait attendre. Elles ont exécuté deux jihadistes dont la femme irakienne, condamnée à mort pour des attentats à Amman et que voulait négocier l'Organisation de l'État islamique, en échange du pilote jordanien.
Invités :
Claude MONIQUET, Consultant spécialiste de la lutte contre le terrorisme. Président de l'European Strategic Intelligence and Security Center (ESISC)
Denis BAUCHARD, Conseiller pour le Moyen-Orient à l'IFRI (Institut Français des relations internationales). Ancien ambassadeur de France en Jordanie (1989-1993)
Le jihad en Syrie et en Irak: un défi pour la France
Le jihad en Syrie et en Irak a attiré environ 15 000 volontaires étrangers dont 3 000 occidentaux. Parmi ces derniers, de nombreux Français. Les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur en novembre 2014 sont impressionnants : 1132 résidents français étaient alors impliqués dans les filières jihadistes. 376 étaient présents en Syrie ou en Irak, plus de 300 étaient décidés à partir de France, 184 étaient en transit, 199 avaient quitté les zones de guerre (dont 109, de retour en France, avaient été mis en examen) et 49 étaient décédés.
La politique étrangère du Maroc : vers quel positionnement ?
L’équation de la politique étrangère du Maroc semble être profondément marquée tant par le poids des déterminants géopolitique, géoéconomique et géoculturel que par un comportement international segmenté en quatre sous-espaces, selon leur utilité pour la posture géostratégique du Maroc.
La stratégie de croissance du Maroc dans un environnement international en mutation
Le principal enjeu pour l’émergence économique du Maroc, en tant que pays à revenu intermédiaire, réside dans l’accélération de sa croissance.
Les négociations nucléaires avec l’Iran : report ou échec ?
Alors que l’atmosphère était plutôt à l’optimisme, les négociations entre le P5+1 et l’Iran n’ont pu être bouclées avant l’échéance du 24 novembre 2014, et ont tourné court.
Vers une troisième intifada ?
Depuis quelques semaines, les incidents, souvent tragiques, se multiplient à Jérusalem, mais aussi en Cisjordanie voire en Israël même. La presse israélienne, quelle que soit sa sensibilité politique, débat ouvertement des risques d’une troisième Intifada. Cette perspective est-elle d’actualité ?
Le Moyen-Orient face à Daech : Défi et ripostes
Par rapport aux autres mouvements djihadistes, Daech représente une mutation : il s’en distingue non seulement dans le degré de violence mais par sa nature même, avec comme objectif la formation d’un homme nouveau.
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