L’« ami » allemand
Entre Paris et Berlin, toujours officiellement le « couple moteur » européen, rien ne va plus vraiment. Ni sur le front énergétique ni sur celui de la défense, les deux nations de la construction européenne ne convergent plus. Sommes-nous prêts à enfin ouvrir les yeux ?
France : la diplomatie de l'équilibre ? Emmanuel Macron en Cisjordanie et en Jordanie
Dans le cadre du regain de tensions entre Israël et le Hamas, Emmanuel Macron entame une tournée au Proche-Orient.
France-Allemagne : le grand désamour ?
A l’occasion du séminaire gouvernemental franco-allemand qui s'est tenu à Hambourg les 9 et 10 octobre en présence d'Emmanuel Macron et Olaf Schloz, Eric-André Martin fait le point sur l’état de la relation bilatérale.
Rencontre Macron - Scholz : un nouveau départ entre la France et l'Allemagne ?
Les deux dirigeants se retrouvent ce lundi à Hambourg, dans un cadre informel, pour redonner du dynamisme aux échanges entre Paris et Berlin. Un casse-tête.
Macron à Hambourg : France et Allemagne : « Le moteur de l’UE »
Lors de la rencontre entre le chancelier fédéral Olaf Scholz et le président français Macron, il sera question de discuter d’un travail commun encore plus étroit dans le cadre de la migration, de la crise énergétique, de la défense. Néanmoins, qu’en est-il du rapport actuel entre la France et l’Allemagne.
A Hambourg, Scholz et Macron au chevet de la relation franco-allemande
Les deux dirigeants et leurs ministres se retrouvent ce lundi à Hambourg pour un séminaire qui se veut « informel » et ne donnera lieu à aucune annonce concrète. La rencontre est néanmoins cruciale, alors que les sujets de conflit entre Paris et Berlin se multiplient.
La diplomatie francaise en quête de cap
En quelques semaines, l’actualité internationale s’est accélérée. De l’intensification de la guerre d’Ukraine au sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) dominé par la Chine, en passant par les coups d’État en Afrique ou le rapprochement entre le Japon et la Corée du Sud orchestré par les États-Unis, il est plus que jamais nécessaire pour la diplomatie française de définir un cap, tant les recompositions à l’œuvre touchent son positionnement traditionnel.
Fracturation de l’ordre mondial et actualité des menaces
Audition de Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale. Quel rôle pour la France et l'Europe face à la multiplication des crises internationales ?
L'Allemagne, ses ambitions militaires et nous
Quelques jours après la rencontre entre les ministres français et allemand à Evreux, le Collimateur revient sur les ambitions et capacités militaires allemandes et leurs parallèles avec la France, avec Élie Tenenbaum et Léo Péria-Peigné.
L’agenda global, cœur de l’action extérieure de la France
Interview d'Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique et Sherpa G7-G20 du président de la République, par Sylvie Kauffmann, journaliste, Le Monde.
French president sweeps into DC with 'more articulated, credible' foreign policy
PARIS - -- French President Emmanuel Macron has been notably active on the national scene since his election last year, launching initiatives aimed at modernizing France. He has also applied the same energy to foreign policy, with a global strategy dubbed "France is back."
La diplomatie française selon Emmanuel Macron
Quelles sont les principales caractéristiques de la politique étrangère d’Emmanuel Macron ? S’inscrit-elle dans la continuité de celle de ses prédécesseurs ? Thomas Gomart, directeur de l'Ifri revient sur la diplomatie française selon Emmanuel Macron.
Renforcer la coopération franco-allemande
Le rapport du Cerfa, "France, Germany, and the Quest for European Strategic Autonomy: Franco-German Defence Cooperation in A New Era", NdC n°141, décembre 2017 par Barbara Kunz et Ronja Kempin, entend donner des pistes pour renforcer la coopération franco-allemande. Publié en décembre 2017, il met au point sept recommandations afin de consolider la relation entre ces deux alliés et permettre une intégration européenne accrue dans le domaine de la défense.
La France a-t-elle vocation à être le gendarme du monde ?
Intervention en Syrie, défense européenne, visite aux Etats-Unis, guerre au Mali… La France se positionne aujourd’hui dans de nombreux dossiers internationaux. Quel est le rôle du pays dans la nouvelle géopolitique mondiale ?
"Macron a su nouer une relation avec Trump"
Thomas Gomart*, directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI), analyse le style présidentiel à l'international. Un an après son élection et un démarrage en trombe sur le plan international, le bilan d'Emmanuel Macron paraît contrasté. Pourquoi ?
Macron, de Jupiter à Diplomator
Face à Trump, le président de la République parie sur le pragmatisme. L'annonce, le délai, puis l'attente d'une intervention occidentale en Syrie - afin de sanctionner le récent usage d'armes chimiques par l'armée de Bachar el-Assad, le samedi 7 avril, dans la Ghouta - relancent la discussion sur les capacités militaires de la France, notamment ses forces de projection.
A ce sujet, une étude très complète de l'Institut français des relations internationales (Ifri) vient apporter à point nommé des pistes de réflexion intéressantes. Ce document synthétique est précieux pour comprendre les enjeux auxquels se trouve confronté le président de la République, par ailleurs promoteur affirmé d'une politique extérieure aussi ambitieuse que tendue vers l'action.
Le poids de la relation personnelle
Emmanuel Macron a lancé un effort budgétaire louable et tracé des perspectives rassurantes. 1,7 milliard d'euros supplémentaires par an durant les quatre premières années de la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, suivis de 3 milliards d'euros entre 2023 et 2025, de quoi porter le budget de la Défense à 50 milliards d'euros et à 2% du PIB en 2025 (conformément aux exigences formulées sur ce dernier point par Donald Trump envers ses alliés de l'OTAN).
Dans cet accroissement, l'accent sera mis sur l'autonomie stratégique de la France, c'est-à-dire les drones, les satellites et les effectifs attachés à la fonction "connaissance et anticipation". Mais l'ensemble de la LPM apparaît surtout comme un investissement de "régénération du potentiel" plus que comme une "remontée en puissance". Avec deux conditionnalités : d'une part, l'ensemble de ce dispositif budgétaire ne sera bien mené à terme que si Macron est réélu en 2022, d'autre part, ces lignes de crédit ne disent rien de ce que seront les options stratégiques majeures et la "doctrine" suivie.
Sur ce dernier point, les regards se tournent évidemment vers Washington, où le président français se rendra en visite officielle, du 23 au 25 avril prochains. Car c'est de là que proviennent non pas des réponses mais des questions, entre lesquelles Emmanuel Macron devra slalomer. Il l'a fait jusqu'ici avec talent et virtuosité ; en particulier, il a impeccablement saisi à quel point la relation personnelle entre deux chefs d'Etat est une donnée essentielle qui influe autant sur la ligne suivie que sur les marges d'action. A ce titre, malgré les nombreux coups de menton, les foucades et les formules à l'emporte-pièce de Donald Trump, le "coefficient individuel" de Macron l'a non seulement épargné, mais il lui a laissé une liberté de parole des plus utiles.
Alors que l'administration Trump a annoncé qu'elle fera savoir, le 12 mai, si elle annule ou pas l'accord sur le nucléaire iranien (conclu par Barack Obama en 2015), le président français (à l'unisson avec la Première ministre britannique et la Chancelière allemande) va déployer à Washington tout son savoir-faire pour obtenir la reconduction de cet essai de rationalisation diplomatique avec l'Iran, que les Européens jugent crucial à bon escient.
Le pari de l'entente
Pour y parvenir, mais la barre est très haut, Emmanuel Macron, le président de "l'action", va devoir remiser plusieurs de ses grandes idées pour se lover dans les creux de la réalité américaine, qui se révèle d'une rare complexité. Notamment, il n'hésitera pas à mettre en avant les points d'entente entre les Etats-Unis et la France et à donner des gages à Trump, ce qui est supposé inciter ce dernier à se montrer plus compréhensif à l'égard de l'accord sur le nucléaire iranien. C'est en tout cas le raisonnement suivi. Dans l'étude de l'Ifri, le chapitre intitulé "Trump et Macron : le pari de l'entente" énumère les sujets de convergence : le Mali et la lutte antiterroriste, le soutien au G5 Sahel, la Corée du Nord, l'Irak et, bien sûr, la Syrie, où les deux présidents ont placé leurs opinions publiques respectives dans l'expectative. Si les Américains y vont, on ira ; sinon... Pour tout dire, ne pas s'entendre serait encore plus dommageable dans le contexte actuel des relations internationales.
C'est sans doute la seule option diplomatique possible pour peser un tant soit peu face au fantasque Donald Trump. Sera-ce suffisant pour le faire douter ? C'est très improbable. La chercheuse Laurence Nardon, de l'Ifri, rappelle que les décisions controversées du président américain "ont été adoptées pour des raisons de politique intérieure afin de prouver à son électorat la force de ses convictions idéologiques (anti-environnementales, protectionnistes, anti-Iran et pro-Israël). Il serait invraisemblable qu'il change d'avis alors que des élections de mi-mandat ont lieu en novembre 2018 aux Etats-Unis". Et de conclure : "Il faudrait donc attendre fin 2018 ou début 2019 pour espérer une inflexion côté américain."Sans parler du durcissement de la politique étrangère américaine, incarné par la nomination toute fraîche de deux "faucons" notoires, Mike Pompeo (secrétaire d'Etat) et de John Bolton (conseiller à la sécurité nationale). Emmanuel Macron fait un pari qui, là encore, s'inscrit dans la durée...
Macron, an I. Quelle politique étrangère ?, Sous la direction de Thomas Gomart et Marc Hecker, Ifri, avril 2018.
Voir l'édito sur le site de L'Express
La France vers une reprise du leadership européen sur l’Allemagne ?
Xerfi Canal a reçu Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, pour parler des conséquences de la coalition allemande sur le couple franco-allemand.
Faut-il tout miser sur le couple franco-allemand ?
Le premier sommet européen depuis la réélection d’Angela Merkel est l’occasion de redynamiser le moteur franco-allemand. Le volontarisme du couple Merkel-Macron sera-t-il suffisant pour relancer le projet européen et faire face à la montée de l’euroscepticisme ?
La brigade franco-allemande, vitrine d'une coopération militaire délicate
Au chapitre de l'amitié franco-allemande, le volet de la coopération militaire n'est pas le plus simple à mettre en œuvre. Quelles réalités derrière les déclarations d'intention et la "vitrine" de la brigade franco-allemande ? Extrait du magazine "Avenue de l'Europe".
« La France tente de rentrer dans le jeu diplomatique »
La déclaration du président en faveur d’une réunion internationale sur la Syrie s’inscrit dans un contexte marqué par une complexité et une confusion croissantes, rendant plus difficile la recherche d’une solution politique. Le conflit n’est plus seulement entre l’opposition et le régime, entre groupes djihadistes, entre ces groupes et le régime ou entre Kurdes et djihadistes.
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