Le Premier ministre Gabriel Attal en Allemagne pour son premier déplacement à l'étranger
Le Premier ministre français Gabriel Attal se rend à Berlin ce lundi 5 février 2024. Il y effectue son premier déplacement à l’étranger pour un dîner de travail avec le chancelier Olaf Scholz alors que les points de désaccord entre les deux pays sont nombreux.
Relations entre la France et l’Allemagne : « Le traité d’Aix-la-Chapelle risque d’être dépassé par l’évolution de la politique mondiale »
Le 22 janvier 2019, le président français, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande d’alors, Angela Merkel, signent le traité d’Aix-la-Chapelle en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Restitutions : la France et l’Allemagne lancent un fonds de recherche sur la provenance des objets d’Afrique
Le dispositif, d’un montant de 2,1 millions d’euros, relance la coopération bilatérale au moment où le vote de la loi sur la restitution des biens pillés en Afrique est en suspens.
Les enjeux de la démilitarisation de la politique africaine de la France
Audition d'Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri, le mercredi 13 décembre 2023, par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale.
Budget allemand 2024 : tensions dans la coalition
Coup de froid au Bundestag : la Cour constitutionnelle a signé la fin de la partie en termes de créativité financière, en jugeant inconstitutionnelle l’affectation d’un reliquat budgétaire de 60 milliards d’euros à un fonds pour le climat et la transformation de l’économie.
Le recul de la France en Afrique : une perte de crédibilité mondiale
Alors que les liens personnels entre les élites politiques françaises et africaines et l’existence de réseaux d’influence officiels et officieux des deux côtés de la Méditerranée ont longtemps été les garants d’une expertise française sur le continent africain, Paris a été surpris par la généralisation de l’hostilité populaire contre sa politique en Afrique, qui s’est notamment manifestée par la rupture des partenariats de sécurité avec trois des cinq pays du G5 Sahel.
L’« ami » allemand
Entre Paris et Berlin, toujours officiellement le « couple moteur » européen, rien ne va plus vraiment. Ni sur le front énergétique ni sur celui de la défense, les deux nations de la construction européenne ne convergent plus. Sommes-nous prêts à enfin ouvrir les yeux ?
France : la diplomatie de l'équilibre ? Emmanuel Macron en Cisjordanie et en Jordanie
Dans le cadre du regain de tensions entre Israël et le Hamas, Emmanuel Macron entame une tournée au Proche-Orient.
France-Allemagne : le grand désamour ?
A l’occasion du séminaire gouvernemental franco-allemand qui s'est tenu à Hambourg les 9 et 10 octobre en présence d'Emmanuel Macron et Olaf Schloz, Eric-André Martin fait le point sur l’état de la relation bilatérale.
Rencontre Macron - Scholz : un nouveau départ entre la France et l'Allemagne ?
Les deux dirigeants se retrouvent ce lundi à Hambourg, dans un cadre informel, pour redonner du dynamisme aux échanges entre Paris et Berlin. Un casse-tête.
Les cinq épisodes où Macron a imprimé sa marque en politique étrangère
FOCUS - Partisan d'une approche pragmatique dans les relations internationales, Emmanuel Macron impose sa marque par la défense des accords sur le climat, le renfort du couple franco-allemand ou encore la relance des relations avec Poutine.
Est-ce que la France peut devenir la puissance européenne la plus utile à la Chine ?
Décryptage avec Claude Meyer, professeur à Sciences Po et conseiller au Centre Asie de l’IFRI, auteur de L’Occident face à la renaissance de la Chine – Défis économiques, géopolitiques et culturels Odile Jacob, Claude Martin, diplomate et Gilles Guiheux, chercheur, directeur de l’Institut de préparation à l’administration générale (Ipag).
Nouvel avion de combat franco-allemand : le début d’une défense européenne ?
C'est un accord inédit en Europe dans le domaine de la coopération militaire. Français et Allemands ont travaillé ensemble pour développer le futur avion de combat. Airbus a signé un premier accord de coopération pour penser et construire le système de combat aérien du futur sensé remplacer à terme le Rafale et l'Eurofighter.
Politique étrangère : et si Donald Trump réussissait ?
En matière de politique étrangère, le président Etats-Unien enchaîne les décisions contestées. Pourtant, la popularité de Donald Trump remonte. L’aurait-on sous-estimé ?
French president sweeps into DC with 'more articulated, credible' foreign policy
PARIS - -- French President Emmanuel Macron has been notably active on the national scene since his election last year, launching initiatives aimed at modernizing France. He has also applied the same energy to foreign policy, with a global strategy dubbed "France is back."
La diplomatie française selon Emmanuel Macron
Quelles sont les principales caractéristiques de la politique étrangère d’Emmanuel Macron ? S’inscrit-elle dans la continuité de celle de ses prédécesseurs ? Thomas Gomart, directeur de l'Ifri revient sur la diplomatie française selon Emmanuel Macron.
La France a-t-elle vocation à être le gendarme du monde ?
Intervention en Syrie, défense européenne, visite aux Etats-Unis, guerre au Mali… La France se positionne aujourd’hui dans de nombreux dossiers internationaux. Quel est le rôle du pays dans la nouvelle géopolitique mondiale ?
Renforcer la coopération franco-allemande
Le rapport du Cerfa, "France, Germany, and the Quest for European Strategic Autonomy: Franco-German Defence Cooperation in A New Era", NdC n°141, décembre 2017 par Barbara Kunz et Ronja Kempin, entend donner des pistes pour renforcer la coopération franco-allemande. Publié en décembre 2017, il met au point sept recommandations afin de consolider la relation entre ces deux alliés et permettre une intégration européenne accrue dans le domaine de la défense.
"Macron a su nouer une relation avec Trump"
Thomas Gomart*, directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI), analyse le style présidentiel à l'international. Un an après son élection et un démarrage en trombe sur le plan international, le bilan d'Emmanuel Macron paraît contrasté. Pourquoi ?
Macron, de Jupiter à Diplomator
Face à Trump, le président de la République parie sur le pragmatisme. L'annonce, le délai, puis l'attente d'une intervention occidentale en Syrie - afin de sanctionner le récent usage d'armes chimiques par l'armée de Bachar el-Assad, le samedi 7 avril, dans la Ghouta - relancent la discussion sur les capacités militaires de la France, notamment ses forces de projection.
A ce sujet, une étude très complète de l'Institut français des relations internationales (Ifri) vient apporter à point nommé des pistes de réflexion intéressantes. Ce document synthétique est précieux pour comprendre les enjeux auxquels se trouve confronté le président de la République, par ailleurs promoteur affirmé d'une politique extérieure aussi ambitieuse que tendue vers l'action.
Le poids de la relation personnelle
Emmanuel Macron a lancé un effort budgétaire louable et tracé des perspectives rassurantes. 1,7 milliard d'euros supplémentaires par an durant les quatre premières années de la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, suivis de 3 milliards d'euros entre 2023 et 2025, de quoi porter le budget de la Défense à 50 milliards d'euros et à 2% du PIB en 2025 (conformément aux exigences formulées sur ce dernier point par Donald Trump envers ses alliés de l'OTAN).
Dans cet accroissement, l'accent sera mis sur l'autonomie stratégique de la France, c'est-à-dire les drones, les satellites et les effectifs attachés à la fonction "connaissance et anticipation". Mais l'ensemble de la LPM apparaît surtout comme un investissement de "régénération du potentiel" plus que comme une "remontée en puissance". Avec deux conditionnalités : d'une part, l'ensemble de ce dispositif budgétaire ne sera bien mené à terme que si Macron est réélu en 2022, d'autre part, ces lignes de crédit ne disent rien de ce que seront les options stratégiques majeures et la "doctrine" suivie.
Sur ce dernier point, les regards se tournent évidemment vers Washington, où le président français se rendra en visite officielle, du 23 au 25 avril prochains. Car c'est de là que proviennent non pas des réponses mais des questions, entre lesquelles Emmanuel Macron devra slalomer. Il l'a fait jusqu'ici avec talent et virtuosité ; en particulier, il a impeccablement saisi à quel point la relation personnelle entre deux chefs d'Etat est une donnée essentielle qui influe autant sur la ligne suivie que sur les marges d'action. A ce titre, malgré les nombreux coups de menton, les foucades et les formules à l'emporte-pièce de Donald Trump, le "coefficient individuel" de Macron l'a non seulement épargné, mais il lui a laissé une liberté de parole des plus utiles.
Alors que l'administration Trump a annoncé qu'elle fera savoir, le 12 mai, si elle annule ou pas l'accord sur le nucléaire iranien (conclu par Barack Obama en 2015), le président français (à l'unisson avec la Première ministre britannique et la Chancelière allemande) va déployer à Washington tout son savoir-faire pour obtenir la reconduction de cet essai de rationalisation diplomatique avec l'Iran, que les Européens jugent crucial à bon escient.
Le pari de l'entente
Pour y parvenir, mais la barre est très haut, Emmanuel Macron, le président de "l'action", va devoir remiser plusieurs de ses grandes idées pour se lover dans les creux de la réalité américaine, qui se révèle d'une rare complexité. Notamment, il n'hésitera pas à mettre en avant les points d'entente entre les Etats-Unis et la France et à donner des gages à Trump, ce qui est supposé inciter ce dernier à se montrer plus compréhensif à l'égard de l'accord sur le nucléaire iranien. C'est en tout cas le raisonnement suivi. Dans l'étude de l'Ifri, le chapitre intitulé "Trump et Macron : le pari de l'entente" énumère les sujets de convergence : le Mali et la lutte antiterroriste, le soutien au G5 Sahel, la Corée du Nord, l'Irak et, bien sûr, la Syrie, où les deux présidents ont placé leurs opinions publiques respectives dans l'expectative. Si les Américains y vont, on ira ; sinon... Pour tout dire, ne pas s'entendre serait encore plus dommageable dans le contexte actuel des relations internationales.
C'est sans doute la seule option diplomatique possible pour peser un tant soit peu face au fantasque Donald Trump. Sera-ce suffisant pour le faire douter ? C'est très improbable. La chercheuse Laurence Nardon, de l'Ifri, rappelle que les décisions controversées du président américain "ont été adoptées pour des raisons de politique intérieure afin de prouver à son électorat la force de ses convictions idéologiques (anti-environnementales, protectionnistes, anti-Iran et pro-Israël). Il serait invraisemblable qu'il change d'avis alors que des élections de mi-mandat ont lieu en novembre 2018 aux Etats-Unis". Et de conclure : "Il faudrait donc attendre fin 2018 ou début 2019 pour espérer une inflexion côté américain."Sans parler du durcissement de la politique étrangère américaine, incarné par la nomination toute fraîche de deux "faucons" notoires, Mike Pompeo (secrétaire d'Etat) et de John Bolton (conseiller à la sécurité nationale). Emmanuel Macron fait un pari qui, là encore, s'inscrit dans la durée...
Macron, an I. Quelle politique étrangère ?, Sous la direction de Thomas Gomart et Marc Hecker, Ifri, avril 2018.
Voir l'édito sur le site de L'Express
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