Laure de Roucy-Rochegonde - Le robot est-il un adversaire comme un autre ?
Cette année, la thématique abordée par le 36e Forum Philo Le Monde - Le Mans est à la fois universelle et peut paraître provocatrice : « Jamais sans mon ennemi ? ». Dans un monde marqué par des transitions écologiques, technologiques et sociétales majeures, des tensions internationales, des conflits, des guerres où la négation de l’autre est souvent mise en avant, ainsi que par des mouvements migratoires sans précédent, cette réflexion s’inscrit pleinement dans les enjeux du moment.
Laure de Roucy-Rochegonde, docteure en Sciences Politiques
Ce mardi 19 novembre, l’invitée de 8h15 était Laure de Roucy-Rochegonde, docteure en Science politique, directrice du Centre géopolitique des technologies de l'Ifri, chercheuse associée au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po/CNRS), auteure de « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle : quand les machines prennent les armes », aux Presses Universitaires de France.
Robots tueurs, essaims de drones armés… Le champ de bataille à l’heure de l’intelligence artificielle
Une nouvelle course à l’armement est engagée autour des armes autonomes (drones, chars ou robots sentinelles) capables de choisir des cibles et de tirer sans intervention humaine. Pour les industriels de la défense, la guerre en Ukraine sert de laboratoire pour tester ces nouvelles technologies.
Laure de Roucy-Rochegonde et la guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Laure de Roucy-Rochegonde est docteur en sciences politiques. Elle signe un ouvrage qui pose des questions vertigineuses ; « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle », ou comment les armes sont en train de devenir autonomes, ce qui pourrait avoir un impact majeur sur les conflits futurs.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle, selon Laure de Roucy-Rochegonde
Les images du drone ayant identifié Yahya Sinouar le 16 octobre 2024 ont fait le tour du monde. Comment l'usage de nouvelles technologies à des fins bellicistes reconfigure-t-il le contrôle de la force, désormais réparti entre l'humain et l'IA ? Comment l'IA bouleverse le droit de la guerre ?
Intelligence artificielle, guerre et robots tueurs
Interrogée par Stéphane Jourdain dans l'émission « La tech la première » sur France Inter, Laure de Roucy-Rochegonde revient sur les usages actuels de l'intelligence artificielle dans le cadre des conflits armés en Ukraine et à Gaza.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Dans son récent ouvrage « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle » paru en octobre, Laure de Roucy-Rochegonde s'interroge sur la façon dont l'intelligence artificielle et les armes autonomes peuvent remettre en cause le contrôle humain, politique et juridique, de l'usage de la force.
« Sur le champ de bataille, l’IA dépasse les attentes des militaires »
« Entretiens de l’IA ». Pour Laure de Roucy-Rochegonde, autrice de « La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle », l’apparition d’armes plus autonomes peut remettre en cause le contrôle de l’usage de la force.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Les progrès fulgurants des techniques d'intelligence artificielle et de la robotique, et surtout leur application au domaine de la défense, font entrevoir l'émergence de nouveaux types de robots militaires, rendus toujours plus autonomes, c'est-à-dire capables de recourir à la force de leur propre chef. Les « robots tueurs » soulèvent néanmoins de nombreuses questions : ces moyens de guerre permettant de ne pas exposer l’humain peuvent-ils être pleinement contrôlés ? Qu’implique le recours à ces technologies ?
Replay - Géopolitique de l'IA - Conférence de l'Ifri à La Sorbonne
À l’occasion de la publication du dossier spécial de Politique étrangère sur l'Intelligence artificielle, l'Ifri a organisé une conférence à la Sorbonne en présence de trois des auteurs de ce dossier.
Des drones tueurs aux bombes à sous-munitions, les guerres en Ukraine et à Gaza déplacent les lignes éthiques
Certaines armes autrefois considérées comme inacceptables sur le plan éthique, voire interdites par des dizaines de pays, sont désormais largement employées, parfois guidées par des algorithmes. Sans que cela semble causer d’émoi planétaire.
L'IA s'en va-t-en guerre
Quelles sont les principales innovations apportées par l'IA dans les guerres qui se déroulent en Ukraine et à Gaza ? Quels risques ces développements posent-ils pour les guerres du futur ? Quelle place pour le droit international face à l'essor des armes autonomes ?
Guerre à Gaza : les répercussions internationales un an après le 7 octobre
Notre podcast "Le monde selon l'Ifri" fait sa rentrée ! Dans ce nouvel épisode, nous accueillons Dorothée Schmid, responsable du Programme Turquie/MoyenOrient de l'Ifri, pour un décryptage des répercussions internationales de la guerre à Gaza.
Une guerre sans hommes ? L’ethos guerrier à l’ère des armes autonomes
TRIBUNE. Responsable du Centre géopolitique des technologies de l'Ifri, la docteure Laure de Roucy-Rochegonde explique les résistances du monde militaire au sujet de l'usage des armes autonomes.
Essaims et combat collaboratif. La saturation à l’ère de l’Intelligence artificielle
L'attaque de l'Iran sur Israël le 13 avril 2024, les attaques des Houthis au Yémen et la guerre en Ukraine ont révélé l'importance des essaims sur le champ de bataille.
Avec le lancement de l'observatoire sino-français Svom, Pékin s'impose parmi les leaders du spatial
Voilà un nouveau marqueur de la réussite dans le domaine spatial pour la Chine, partenaire que la France n’a pas choisi au hasard. En quelques décennies, l’Empire du milieu a su s'ériger en leader du spatial. Le lancement de l'observatoire spatial Svom (Space-based multi-band astronomical Variable Objects Monitor) samedi 22 juin depuis la base spatiale de Xichang, dans le sud-ouest de la Chine en est une nouvelle preuve.
Les drones, ennemis des systèmes de défense antiaériens
Du drone tactique de reconnaissance à ceux d’attaques, les avions sans pilote, reconnaissables à leur bourdonnement, sont devenus les outils incontournables des conflits en cours. Entretien avec Léo Péria-Peigné, chercheur Armement et Industrie de défense à l'Observatoire des conflits futurs de l’IFRI, l'Institut Français des Relations Internationales.
IA : faut-il confier la guerre à des robots ?
La guerre a-t-elle basculé dans l’ère de l’IA ? Le ministre de la Défense vient d’annoncer la création d’une agence spécifique, et partout dans le monde, on se pose des questions sur la place prise par les robots et les algorithmes sur les champs de bataille.
Starship, une rupture pour le secteur spatial ?
Après deux échecs en avril et novembre 2023, Space X a de nouveau lancé en mars 2024 le Starship, un nouveau lanceur dont l’ambition ultime est de faciliter les voyages interplanétaires. Ce troisième vol de test a permis de valider plus d’étapes que les vols précédents, mais n’a pas rempli tous ses objectifs.
Terminator Ethics : Faut-il interdire les « robots tueurs » ?
Les systèmes d’armes létaux autonomes font débat, certaines organisations non-gouvernementales (ONG) réclamant leur interdiction préventive.
La parade de l’armée chinoise dévoile des avancées dans tous les domaines
L’impressionnant défilé du 3 septembre n’a pas fait apparaître de surprise majeure, mais a donné l’image d’une Chine déterminée à rattraper l’armée américaine, ne négligeant aucun secteur.
La Silicon Valley prend un virage militaire inédit, de Google à Palantir
Décryptage - Reflet d’un bouleversement culturel majeur, des entreprises de tech américaines telles Meta, OpenAI ou Google s’autorisent désormais à être actives dans les secteurs militaire et de la sécurité nationale, rejoignant les pionniers Palantir ou Anduril.
L'IA s'en va-t'en guerre. Entretien avec Laure de Roucy-Rochegonde
L’IA transforme profondément le champ de bataille en intégrant tous les aspects de la guerre moderne, de la logistique au renseignement, en passant par la désinformation et les armes autonomes. Cette évolution soulève une rupture éthique majeure, en ce que les principes traditionnels de la guerre, fondés sur l’agentivité humaine, deviennent obsolètes face à des systèmes capables d’identifier et d’éliminer des cibles sans intervention humaine.
Déjà conquis par l’IA, les militaires français regardent vers les armes autonomes
Les progrès de l’intelligence artificielle ont rendu imaginable le développement de « robots tueurs ». La France est officiellement contre, mais ouvre de plus en plus la porte à des exceptions. Entretien avec la chercheuse Laure de Roucy-Rochegonde, spécialiste de la question.
L’IA et le nouveau visage de la guerre
Jusqu’à quel point l’essor de l’intelligence artificielle rend caduques les règles qui prévalaient jusqu’ici en matière de contrôle de la force dans le domaine de la guerre? C’est la question qu’aborde le podcast «IA qu’à m’expliquer» du quotidien Le Temps.
Robots tueurs, essaims de drones armés… Le champ de bataille à l’heure de l’intelligence artificielle
Une nouvelle course à l’armement est engagée autour des armes autonomes (drones, chars ou robots sentinelles) capables de choisir des cibles et de tirer sans intervention humaine. Pour les industriels de la défense, la guerre en Ukraine sert de laboratoire pour tester ces nouvelles technologies.
« Sur le champ de bataille, l’IA dépasse les attentes des militaires »
« Entretiens de l’IA ». Pour Laure de Roucy-Rochegonde, autrice de « La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle », l’apparition d’armes plus autonomes peut remettre en cause le contrôle de l’usage de la force.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
Des drones tueurs aux bombes à sous-munitions, les guerres en Ukraine et à Gaza déplacent les lignes éthiques
Certaines armes autrefois considérées comme inacceptables sur le plan éthique, voire interdites par des dizaines de pays, sont désormais largement employées, parfois guidées par des algorithmes. Sans que cela semble causer d’émoi planétaire.
Une guerre sans hommes ? L’ethos guerrier à l’ère des armes autonomes
TRIBUNE. Responsable du Centre géopolitique des technologies de l'Ifri, la docteure Laure de Roucy-Rochegonde explique les résistances du monde militaire au sujet de l'usage des armes autonomes.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.