Agriculture et développement : impasse à l'OMC
Ce ne sont pas tant les questions des subventions et du protectionnisme agricoles, pourtant inlassablement mis en cause dans le débat international, que les contradictions inhérentes au cycle de négociations lui-même, qui sont responsables de l’échec des négociations de l’OMC à Genève. En rebaptisant cette négociation « cycle du développement » peu après son ouverture à Doha, on a tenté de lui donner une nouvelle rationalité, qui s’est avérée largement contre-productive.
Tancrède Voituriez, économiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), est chercheur associé à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) où il est directeur du programme « Gouvernance mondiale ». Ses travaux actuels s’attachent à la coopération internationale en matière de commerce et de développement.
Commander l'article sur CAIRN
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Agriculture et développement : impasse à l'OMC
En savoir plus
Découvrir toutes nos analysesUne nouvelle voie pour l'Europe
La construction européenne est historiquement indissociable de la constitution, à la fin du second conflit mondial, d’un monde atlantique contrôlé par les États-Unis. Les élargissements successifs et la révision de la politique américaine mettent à bas les conceptions sur lesquelles s’est construite l’Union européenne depuis la chute de l’URSS. Il est sans doute temps de retrouver la voie d’ensembles plus divers, correspondant aux degrés d’engagement et aux intérêts des États du Vieux Continent.
Comment la technologie redessine l'ordre mondial
Le rôle central des technologies dans la compétition entre grandes puissances alimente une rivalité de plus en plus intense. Autour de l’Intelligence artificielle, les grandes entreprises gagnent un pouvoir inédit qui s’impose aux États et dans la conflictualité internationale elle-même. Les États ne sont pourtant pas dépourvus de moyens de régulation. Dans la compétition internationale, l’Europe dispose de cartes particulières, qu’elle doit jouer, au profit d’une coopération internationale à réinventer.
Réflexions sur l'assombrissement du monde
Le système de régulation des relations internationales né après la Seconde Guerre mondiale est moribond. Si la Russie et la Chine l’avaient sapé, les États-Unis de Donald Trump risquent de lui porter l’estocade. L’air du temps est aux rapports de force et la montée des nationalismes est lourde de dangers. La révolution de l’Intelligence artificielle doit être intégrée à cette équation, car elle influe fortement sur les capacités de puissance. À cet égard, l’Europe ne doit pas se laisser distancer.
1936-2026 : 90 ans de la revue
Née en 1936, la plus ancienne revue française de relations internationales, Politique étrangère, propose un numéro exceptionnel pour célébrer son 90e anniversaire. Réunissant de prestigieux contributeurs français et étrangers, ce numéro ambitionne de dresser le panorama d’un monde incertain et de ses avenirs possibles. Dans un exercice inédit, Politique étrangère rassemble des contributions internationales d’un spectre très large pour tenter de saisir une scène internationale à la fois ouverte et parcellisée, dans sa diversité et ses dynamiques.