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Les relations anglo-américaines après le Brexit : et moins si affinités ?

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Politique étrangère, vol. 85, n° 4, 2020
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Page couverture PE n° 4 2020
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Le retour de la compétition des puissances, et l’érosion des moyens économiques et militaires britanniques mettent en cause la traditionnelle posture de suivisme de Londres vis-à-vis de Washington. Le Royaume-Uni ne pèse plus assez auprès des États-Unis, ni pour obtenir un accord commercial privilégié, ni en matière stratégique. Face au déclin inévitable de la relation bilatérale, Londres ne pourrait retrouver un poids diplomatico-stratégique que dans une Alliance atlantique rééquilibrée.

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Telle une parodie du classique Quand Harry rencontre Sally – version dystopie géopolitique –, les hésitations du Royaume-Uni à conclure l’affaire avec l’Union européenne (UE) se sont étalées sur quatre années, jusqu’au 31 mars 2020. Pourtant, malgré la promesse d’un « contrôle retrouvé », Londres ne semble pouvoir obtenir mieux qu’un accord « BRINO » (« Brexit qui n’en a que le nom », pour ses détracteurs). Une issue qui renverrait le Royaume-Uni au point de départ mais avec moins d’influence sur des règles européennes auxquelles il est toujours soumis. Réduit à une position satellitaire vis-à-vis de Bruxelles, incapable de négocier un accord de libre-échange bilatéral avec les États-Unis, et n’attirant pas la foule attendue de partenaires commerciaux pressés de signer de nouveaux accords : le mythe du Global Britain serait loin.


Tandis que Londres se transforme en quémandeur auprès des plus grandes puissances, la relation bilatérale entre le Royaume-Uni et les États-Unis reste floue. « Devenir président des États-Unis » était pourtant un rêve d’enfance secret de Boris Johnson, et son élection au poste de Premier ministre a nourri l’espoir de ses admirateurs en une amélioration des relations transatlantiques. Les analystes les plus sérieux, tel Thomas Wright, ont identifié quatre efforts prometteurs dans les décisions du gouvernement, après de balbutiants débuts : interdire à Huawei l’accès au réseau 5G britannique ; imposer des sanctions à la Chine en raison de son intervention à Hong Kong, suspendre le traité d’extradition, et offrir le statut de réfugié aux trois millions de résidents ; instaurer des sanctions contre les violations des droits de l’homme ; et renouveler son engagement auprès des démocraties amies, avec la proposition d’un « D-10 ». Après un court accès de narcissisme stratégique, Wright accueillait favorablement l’idée d’un glissement d’une vision étroitement économique vers la reconstruction d’un ordre fondé sur des règles.


Même pour ceux qui accordent de l’importance au partenariat anglo-américain, l’espoir semble infondé. Depuis la crise de Suez de 1956, la relation bilatérale n’a jamais été aussi fragile que sous Donald Trump (John Bolton a lui-même reconnu que « nul ou presque » ne se souciait du Brexit dans son administration). Les quatre piliers de cette relation – proximité des élites, engagements militaires communs, dissuasion nucléaire et coopération des services de renseignement – ont été ébranlés dans les années 2010. […]


PLAN

  • Les nations et leur personnalité
  • Retour vers le futur américain ?
  • Le Brexit breaking bad
  • L’essence de l’indécision


Robert Singh est professeur de science politique à l’université Birbeck de Londres. Ses recherches portent notamment sur la politique étrangère des États-Unis.

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Les relations anglo-américaines après le Brexit : et moins si affinités ?

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Les défenses anti-missiles américaines en question

Date de publication
23 septembre 2019
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En janvier 2019, l’administration Trump a présenté la Missile Defense Review. Ce document s’inscrit dans un mouvement de renforcement des défenses anti-missiles américaines, amorcé par le Congrès en 2016. Cette évolution ne manque pas d’inquiéter la Russie et la Chine qui réagissent en musclant leurs propres arsenaux. Ainsi, Pékin devrait augmenter le nombre de ses têtes nucléaires et Moscou développer de nouvelles armes stratégiques. Dans ce contexte, le devenir de l’arms control est incertain.

Adrien SCHU
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Comment brider le financement de la prolifération des armes de destruction massive ?

Date de publication
23 septembre 2019
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La lutte contre le financement des armes de destruction massive est difficile. En dépit des mesures adoptées par les États et les organisations internationales, les proliférants continuent à avoir accès aux marchés bancaire et financier. Même si le régime de lutte contre le financement de la prolifération peut être consolidé, il sera impossible de trouver une parade absolue. D’où l’importance de renforcer également d’autres aspects de l’architecture globale de non-prolifération.

Jean MASSON
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Allemagne-Namibie : enjeux d’une réconciliation post-coloniale

Date de publication
23 septembre 2019
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Depuis l’indépendance de la Namibie et la réunification de l’Allemagne, les relations germano-namibiennes sont marquées par les débats sur la reconnaissance du « génocide » perpétré par les troupes coloniales dans le Sud-Ouest africain entre 1904 et 1908. Malgré une aide allemande massive au développement, ces relations dépendent en grande partie de l’acceptation par Berlin de l’héritage colonial et de la résolution de la question des réparations soulevée par les descendants des Hereros et des Namas.

Stephan MARTENS
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Contestation de la mondialisation : vingt ans après la « bataille de Seattle »

Date de publication
23 septembre 2019
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En 1999 à Seattle, la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce a suscité d’importantes manifestations émaillées de violences. Vingt ans plus tard, il apparaît que les objectifs des manifestants n’ont pas été atteints. Le commerce international, en particulier, a connu un fort essor. Toutefois, la contestation et la colère ont pris de l’ampleur. Les populistes promouvant la démondialisation ont mieux su tirer profit du rejet de la globalisation que les altermondialistes.

Eddy FOUGIER Anna DIMITROVA

Comment citer cette étude ?

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Page couverture PE n° 4 2020
Robert SINGH, « Les relations anglo-américaines après le Brexit : et moins si affinités ? », Politique étrangère, Articles, Ifri, 21 décembre 2020.
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Page couverture PE n° 4 2020

Les relations anglo-américaines après le Brexit : et moins si affinités ?