Armes biologiques irakiennes : ce que nous savons, ce que nous ignorons et ce que nous pourrions apprendre
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Résumé
La question des armes biologiques irakiennes est aussi délicate aujourd’hui qu’il y a une quinzaine d’années. S’il est certain que l’Irak a développé un tel programme dès les années 1980, ce fait n’a été reconnu par Bagdad qu’après la guerre du Golfe, en 1991, durant la première inspection de l’UNSCOM. Mais celle-ci, qui poursuivit son travail jusqu’en 1998, ne put faire toute la lumière ni sur le sort des stocks d’armes ou d’agents biologiques connus ou soupçonnés, ni sur les capacités techniques, humaines ou logistiques conservées par l’Irak en dépit des contrôles. La situation ne s’est guère éclaircie jusqu’à la reprise des inspections, fin 2002, par l’UNMOVIC, et les quelques mois durant lesquels elle put faire son travail, avant la guerre de mars 2003, furent loin d’apporter toutes les réponses aux questions pendantes. Les non-découvertes du groupe d’inspection en Irak, si elles permettent d’espérer que la politique de containment de la communauté internationale s’est avérée efficace, ne donnent pas l’absolue garantie que cela soit vraiment le cas.
Patricia Lewis est directeur de l'Institut de recherche des Nations unies sur le désarmement (UNIDIR, Genève).
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