De 1989 à 2019 : les évolutions de la doctrine chinoise de maintien de l’ordre depuis Tiananmen
Le 3 juin 1989, le mouvement pour la démocratie des étudiants de la place Tiananmen était réprimé dans le sang. Trente ans après qu’en est-il de la doctrine et de l’appareil de maintien de l’ordre chinois ? Un nouveau Tiananmen est-il possible aujourd’hui et comment serait-il géré par le gouvernement chinois ?
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Trente ans plus tard, qu’est-ce qui a changé en République populaire et dans sa capitale ? La Chine est devenue une grande puissance économique et diplomatique, et dispose d’un outil militaire connaissant une modernisation fulgurante : une puissance mondiale en somme. Pékin est aujourd’hui une mégalopole saturée et suffocante, mais aussi ultra-moderne et l’un des centres névralgiques de la politique mondiale. Sa place centrale, Tiananmen (la « Porte de la paix céleste »), s’est couverte de centaines de caméras de sécurité, elle s’est retranchée derrière des rangées de barrières métalliques et s’est dotée de souterrains et de postes de sécurité pour en autoriser l’accès. Si tout semble calme et sous contrôle, le spectre de 1989 plane toujours.
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