En attendant le cycle. Que faire après Seattle ?
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Alex Kouvéje revient dans cet article sur l’après-Seattle à la suite de l’échec de la conférence ministérielle de l’OMC et de l’impossibilité d’aboutir au lancement d’un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales. Pour lui, il existe une raison majeure à cet échec : en dehors des négociateurs commerciaux, personne à proprement parler, ni les perdants, bien sûr, ni même les gagnants de la libéralisation des échanges n’avait intérêt à voir ces négociations s’ouvrir. Il s’interroge également sur le nouveau rôle des politiques commerciales à travers l’étude de celles menées par les États-Unis, l’Europe et les pays du Sud. Il définit enfin les conditions nécessaires pour la mise en place d’un nouveau cycle de négociations sur la base de son concept de « PAUSE ».
Alex Kouvéje est le pseudonyme de deux hauts fonctionnaires travaillant sur des dossiers de politique commerciale.
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En attendant le cycle. Que faire après Seattle ?
Crise de l’Union européenne ou crises de la démocratie ?
Les institutions européennes sont régulièrement mises en cause pour leur déficit démocratique. Pourtant, depuis les années 1990, les traités successifs ont instauré différents instruments permettant de pallier ce déficit. Aujourd’hui, la crise de l’Union européenne est sans doute plus profonde et dépasse la question du fonctionnement des institutions. Elle touche la confiance même qu’ont les citoyens dans le projet d’intégration et dans la démocratie.
L’Italie entre déclin industriel et impuissance politique
L’Italie fait face à une crise économique profonde. Malgré l’application de mesures d’austérité recommandées par les autorités européennes, la croissance est en berne et le chômage progresse. Les privatisations ont eu pour effet de faire passer des fleurons de l’industrie sous pavillon étranger. L’État ne joue plus son rôle de régulateur et ne parvient à endiguer ni la corruption ni la fraude fiscale. Cette situation est d’autant plus problématique qu’elle se double d’une crise politique.
Brexit : une certaine idée de l’Europe
Le résultat du référendum de juin 2016 relève d’explications connues, touchant à l’évolution de la société britannique et à ses débats politiques particuliers. Il renvoie surtout à une divergence fondamentale sur la nature et l’objectif de la construction européenne. Le Royaume-Uni n’a pas été le mauvais élève de la classe européenne trop souvent décrit. Mais son héritage et sa culture lui font préférer l’idée d’une Europe où la souveraineté resterait le privilège des États.
Conflits locaux : le mal insidieux de l’Afrique
Les conflits locaux, de plus en plus nombreux et dévastateurs en Afrique, ne sont le plus souvent analysés par les acteurs internationaux qu’à travers le prisme des conflits ou des déstabilisations d’États. Leur nature complexe, le mélange qu’ils opèrent entre traditions et modernité, leurs rapports aux niveaux national et international doivent faire l’objet d’approches nouvelles, à la fois stratégiques et ponctuelles. Des approches qui doivent intégrer les dimensions militaires et civiles.