Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

Le Brexit et la fragmentation du Royaume

Politique étrangère Articles
|
Date de publication
|
Références
Politique étrangère, vol. 85, n° 4, 2020
Image de couverture de la publication
Page couverture PE n° 4 2020
Accroche

Le référendum sur le Brexit a ouvert une division du pays confirmée par les élections de 2019, en dépit de la victoire conservatrice. Le gouvernement central et les régions composantes du Royaume n’ont pas vraiment dialogué durant les négociations avec l’UE. Et les dynamiques d’explosion se renforcent nettement en Écosse, en Irlande, où la question de l’unification est à nouveau posée, voire au pays de Galles. Le système politique est secoué, et la cohésion du pays directement mise en cause.

Image principale
Archive de Politique étrangère
Table des matières
Table des matières
body

David Cameron a joué deux fois l’avenir du Royaume-Uni comme État : en 2014 en s’accordant avec le Premier ministre écossais pour organiser un référendum sur l’indépendance de l’Écosse ; en 2016 avec le référendum sur le Brexit.


Les électeurs écossais ont rejeté l’indépendance en septembre 2014 par une majorité plus courte qu’attendu – 45 % de « oui » contre 55 % de « non ». Et le résultat du référendum sur le Brexit a non seulement bouleversé les relations politiques et économiques du Royaume-Uni avec l’Europe, mais aussi rouvert la question de l’avenir du Royaume-Uni en tant qu’État. L’Écosse et l’Irlande du Nord ont voté pour le maintien, l’Angleterre et le pays de Galles se prononçant pour le retrait. En outre, de profondes divisions existent entre l’Angleterre et le pays de Galles : globalement, la victoire du camp du retrait a été, à nombre d’égards, la victoire du nationalisme anglais – et soulève à ce titre nombre de questions sur l’avenir du Royaume-Uni.


Une union politiquement divisée


Le Royaume-Uni est dirigé par un gouvernement conservateur depuis 2010. En 2010, les conservateurs ont formé coalition avec les libéraux-démocrates, puis gagné en 2015 une majorité suffisante pour gouverner seuls. Theresa May a convoqué des élections en 2017 pour consolider sa majorité, et les a perdues, condamnée à diriger un gouvernement minoritaire, dépendant du soutien du Parti unioniste démocrate (Democratic Unionist Party, DUP) d’Irlande du Nord. Boris Johnson a à son tour convoqué les électeurs en décembre 2019, emportant une majorité de 80 sièges.


La victoire électorale de Boris Johnson est frappante : en dépit de l’importance de sa majorité, il n’a obtenu une majorité de députés et de votes qu’en Angleterre, où les conservateurs ont obtenu 345 sièges contre 180 pour les travaillistes et seulement 7 pour les libéraux-démocrates. Au pays de Galles, le Parti travailliste a remporté 22 sièges contre 14 aux conservateurs, quatre sièges revenant au parti indépendantiste Plaid Cymru (les travaillistes perdent des voix par rapport à 2017, avec un score conservateur en hausse). En Écosse, le Parti national écossais (Scottish National Party, SNP) remporte 48 des 59 sièges – avec un seul siège au Parti travailliste, jadis dominant dans le pays, six sièges aux conservateurs et quatre aux libéraux-démocrates. [...]


PLAN

  • Une union politiquement divisée
  • Comment le Brexit a divisé le Royaume-Uni
  • Un Royaume-Uni fragmenté et sous pression
  • Un soutien mitigé à l’indépendance
     - L’Écosse
     - L’Irlande du Nord
     - Le pays de Galles


Kirsty Hughes est fondatrice et directrice du Scottish Centre on European Relations.

Decoration

Contenu disponible en :

Thématiques et régions

Partager

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

Le Brexit et la fragmentation du Royaume

Decoration
Auteur(s)
Image principale

La crise du Golfe de 2017 : un an après

Date de publication
23 septembre 2018
Accroche

En juin 2017, plusieurs États arabes menés par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis annoncèrent des mesures très dures à l’encontre du Qatar. Loin d’accepter les conditions qui auraient permis la levée de ces mesures, les dirigeants du Qatar renforcèrent leurs liens avec d’autres pays, réussirent à trouver de nouvelles voies d’approvisionnement et surent maintenir leur souveraineté. Si la crise n’est toujours pas résolue, elle est d’ores et déjà un échec pour Riyad et Abou Dhabi.

Rachid CHAKER
Image principale

Iran 2028, une rêverie politique

Date de publication
23 septembre 2018
Accroche

Le renforcement des sanctions américaines pourrait conduire à une aggravation des troubles intérieurs, en dépit d’une certaine libéralisation de la vie quotidienne. L’Iran adopterait dans un premier temps une posture internationale relativement discrète, maintenant le JCPOA, et tirant les conséquences d’un investissement extérieur aux bénéfices limités. L’inattendu pourrait bien venir, après la tentation conservatrice, d’une ouverture du régime iranien, à la fois en interne et en externe.

François NICOULLAUD
Image principale

Conflits d’Afrique subsaharienne : l’éternel retour ?

Date de publication
23 septembre 2018
Accroche

Au Sahel, au Soudan du Sud, dans l’Afrique des Grands Lacs, les conflits récurrents témoignent surtout de l’échec des gouvernances héritées de la colonisation. Les pouvoirs politiques n’ont jamais reflété la diversité des communautés de leurs sociétés. La démocratisation des années 1990 ne pouvait dans ces conditions qu’être un trompe-l’œil. Les oligarchies tournent à la prédation de plus en plus violente, et tous les éléments semblent réunis pour que les conflits perdurent.

François GAULME
Image principale

La victoire aujourd’hui, de l'évanescence au dépassement

Date de publication
23 septembre 2018
Accroche

La victoire est une notion plus compliquée à définir qu’il n’y paraît. Elle suppose l’atteinte d’objectifs militaires et politiques, mais aussi la perception et l’acceptation d’une nouvelle réalité par l’adversaire. Les guerres asymétriques du début du XXIe siècle – de l’Afghanistan à l’Irak en passant par le Sahel – montrent que la supériorité militaire ne garantit pas la victoire. Il ne faut pas en conclure que l’emploi de la force armée serait nécessairement vain.

Sujets liés

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
Page couverture PE n° 4 2020
Kirsty HUGHES, « Le Brexit et la fragmentation du Royaume », Politique étrangère, Articles, Ifri, 21 décembre 2020.
Copier
Image de couverture de la publication
Page couverture PE n° 4 2020

Le Brexit et la fragmentation du Royaume