Le lancinant problème de l’insolvabilité des États
Historiquement, les États se sont endettés pour financer des campagnes militaires. Ils le font désormais pour d’autres motifs, comme le financement d’investissements productifs.
L’État n’est pas un débiteur comme les autres : en cas de défaut de paiement, ses créanciers peuvent avoir le plus grand mal à récupérer leurs fonds. La mesure du risque souverain est donc un enjeu crucial qui requiert une expertise à la fois politique, économique et financière.
Norbert Gaillard, diplômé de Sciences Po Paris et de l’université de Princeton, est économiste et consultant indépendant. Il a publié A Century of Sovereign Ratings (New York, Springer, 2011).
Article publié dans Politique étrangère, vol. 79, n° 2, été 2014
Plan de l’article
Pourquoi l’Etat n’est pas un débiteur comme les autres ?
Comment se manifeste le risque souverain ?
La mesure du risque souverain
Les principaux obstacles à la solvabilité d’un Etat
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Le lancinant problème de l’insolvabilité des États
Le Conseil de l’Arctique, la force des liens faibles
Le Conseil de l’Arctique a été créé en 1996. Il permet aux huit États possédant des territoires au nord du cercle polaire de dialoguer et de développer des projets de coopération. Conçu comme une structure souple orientée vers les échanges scientifiques, il évolue progressivement vers une plus forte institutionnalisation et permet de désamorcer certaines tensions. Des sujets plus politiques y sont désormais abordés, et des normes juridiquement contraignantes y ont été adoptées.
Comprendre les rivalités arctiques
Avec le réchauffement climatique, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour l’Arctique. Des opportunités apparaissent dans le domaine du transport maritime et de l’exploitation des ressources naturelles. Si des différends territoriaux persistent dans la zone, nul acteur n’a intérêt à ce que les tensions dégénèrent. La stabilité de la région est en effet essentielle à son développement économique. Les tensions entre la Russie et les États arctiques membres de l’OTAN devraient donc être contenues.
Lutte contre le terrorisme : la Belgique, maillon faible ?
Après les attentats de 2015 et 2016, la Belgique a été pointée du doigt et a fait l’objet d’un véritable Belgium bashing. Les critiques émises étaient parfois exagérées mais pas totalement injustifiées : les ministères régaliens avaient fait l’objet de coupes budgétaires drastiques et la complexité du système politico-administratif belge rendait la coopération entre services difficile. Une commission d’enquête a tiré les leçons des attentats et de profondes réformes ont été entreprises.
La France face à la politique économique de Trump
La plupart des réformes annoncées en matière commerciale par le candidat Trump n’ont pas été mises en œuvre. La France peut tirer profit de l’existence de nombreux intérêts communs pour défendre sa vision d’une mondialisation à la fois libre-échangiste et régulée. Cependant, l’hypothèse d’un recours croissant à des mécanismes de protection et d’un rejet du multilatéralisme doit aussi être envisagée, notamment du fait de l’attitude de la Chine et de ses alliés.