Le lancinant problème de l’insolvabilité des États
Historiquement, les États se sont endettés pour financer des campagnes militaires. Ils le font désormais pour d’autres motifs, comme le financement d’investissements productifs.
L’État n’est pas un débiteur comme les autres : en cas de défaut de paiement, ses créanciers peuvent avoir le plus grand mal à récupérer leurs fonds. La mesure du risque souverain est donc un enjeu crucial qui requiert une expertise à la fois politique, économique et financière.
Norbert Gaillard, diplômé de Sciences Po Paris et de l’université de Princeton, est économiste et consultant indépendant. Il a publié A Century of Sovereign Ratings (New York, Springer, 2011).
Article publié dans Politique étrangère, vol. 79, n° 2, été 2014
Plan de l’article
Pourquoi l’Etat n’est pas un débiteur comme les autres ?
Comment se manifeste le risque souverain ?
La mesure du risque souverain
Les principaux obstacles à la solvabilité d’un Etat
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Le lancinant problème de l’insolvabilité des États
L’ASEAN, les réfugiés birmans et les droits de l’homme
L’ASEAN a adopté en 2007 une charte en faveur de l’état de droit et des droits de l’homme. On s’interroge sur les suites concrètes de cet engagement, et sur ses raisons mêmes. Il semble que l’attitude de l’État birman vis-à-vis de ses minorités, générant d’importants flux de réfugiés, ait posé problème à plusieurs membres de l’ASEAN, tant en termes économiques qu’en termes d’image. La charte de 2007 constitue néanmoins une base d’action importante, en particulier pour les sociétés civiles.
La « centralité » de l’ASEAN : concept et mise en œuvre
Le concept de « centralité » de l’ASEAN a émergé il y a une dizaine d’années, alors que l’organisation semblait menacée par des projets concurrents. Différentes mesures ont été prises pour renforcer la solidité de l’Association mais sa pérennité n’est pas pour autant garantie. Elle souffre notamment d’un désintérêt des populations locales et d’un sous-financement chronique. Un nouveau traité de coopération politique permettrait de donner un second souffle à l’ASEAN.
L’ASEAN en quête d’une identité régionale
L’ASEAN réunit des États et des populations disparates. Cette diversité rend l’émergence d’une identité commune difficile. La difficulté est d’autant plus grande que l’ASEAN est souvent perçue comme une structure élitiste, dont les activités ne profitent guère aux classes moyennes et inférieures. Toutefois, les dirigeants de la région sont conscients de ces problèmes et souhaitent y remédier par des actions concrètes. Ces actions semblent produire des résultats, en particulier auprès des jeunes.
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