L'énergie et l'économie mondiale
Après le quadruplement des prix du pétrole en 1973, les pays industrialisés avaient réussi à rééquilibrer leur balance des paiements courants grâce notamment à une baisse des prix réels du pétrole. Mais les déficits massifs de la balance des paiements courants que connaissent aujourd'hui, à la suite des nouvelles hausses décidées par l'OPEP, les pays importateurs de pétrole, risquent de se révéler plus persistants.
Nous pouvons en effet nous attendre à ce que les tensions sur les prix persistent plus longtemps et à ce que les excédents pétroliers soient plus durables qu'après 1974.
Si le renchérissement du pétrole depuis la fin de 1978 est la cause immédiate des nouvelles difficultés que traverse l'économie mondiale, la cause fondamentale en est le niveau élevé de la consommation d'énergie. Or la structuration actuelle de la consommation énergétique mondiale, axée à 51 % sur le pétrole, reflète en grande partie les faibles prix réels du pétrole pratiqués au cours des années 1960. Les niveaux actuels de la consommation pétrolière dépassent de beaucoup les taux de production qui semblent pouvoir être maintenus à long terme. Tout le monde a certes à l'esprit les nouvelles réserves économiquement exploitables qui ont été découvertes au cours des dernières années (Mexique, mer du Nord...). Mais à la longue, les possibilités de découvertes importantes ont inévitablement une probabilité de moins en moins grande. La réduction de la consommation de pétrole est donc un impératif à long terme. Elle est aussi un impératif à moyen terme, dans la mesure où un grand nombre de pays ne pourront plus longtemps financer des déficits des paiements aussi considérables.
Face à cette nouvelle situation, le Fonds monétaire international est appelé à relever trois défis :
— celui de contribuer à fournir les volumes et les types de ressources dont les pays membres pourront avoir besoin dans les années à venir ;
— celui d'aider ces pays à exécuter les programmes d'ajustement nécessaires ;
— enfin celui de faciliter pour les pays à excédents de capitaux la solution des problèmes que leur pose la gestion de leurs réserves dans un système de taux flottants.
PLAN DE L'ARTICLE
- L'évolution de l'offre et de la demande d'énergie
- Comment réduire la consommation de pétrole ?
- Quelle politique énergétique à moyen terme ?
- Le problème du financement et de l'ajustement des balances des paiements
- La situation actuelle des balances des paiements
- L'environnement commercial, financier et économique
- La situation critique des pays en développement
- Le rôle des banques
- Le rôle du Fonds monétaire international
- Que doit-on entendre aujourd'hui par ajustement ?
- Le FMI peut-il faciliter le recyclage ?
- Pour une gestion multilatérale, axée sur le DTS, des liquidités internationales
- Vers une maîtrise de la crise énergétique
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
L'énergie et l'économie mondiale
La « centralité » de l’ASEAN : concept et mise en œuvre
Le concept de « centralité » de l’ASEAN a émergé il y a une dizaine d’années, alors que l’organisation semblait menacée par des projets concurrents. Différentes mesures ont été prises pour renforcer la solidité de l’Association mais sa pérennité n’est pas pour autant garantie. Elle souffre notamment d’un désintérêt des populations locales et d’un sous-financement chronique. Un nouveau traité de coopération politique permettrait de donner un second souffle à l’ASEAN.
L’ASEAN en quête d’une identité régionale
L’ASEAN réunit des États et des populations disparates. Cette diversité rend l’émergence d’une identité commune difficile. La difficulté est d’autant plus grande que l’ASEAN est souvent perçue comme une structure élitiste, dont les activités ne profitent guère aux classes moyennes et inférieures. Toutefois, les dirigeants de la région sont conscients de ces problèmes et souhaitent y remédier par des actions concrètes. Ces actions semblent produire des résultats, en particulier auprès des jeunes.
L’ASEAN : défis relevés, défis à venir
En août 2017, l’ASEAN fête ses cinquante ans. Passée de cinq membres fondateurs à six puis sept, puis neuf et dix membres, l’Association des nations d’Asie du Sud-Est a su accompagner le développement de ses membres en évitant les écueils de la guerre froide, en valorisant les potentialités de la mondialisation, puis en relevant le défi de la montée en puissance chinoise. Elle apparaît aujourd’hui comme une institution régionale nécessaire, en dépit de l’originalité de son parcours et de ses procédures.
La souveraineté alimentaire ou le droit des peuples à se nourrir eux-mêmes
La plupart des pays en développement dépendent des importations pour nourrir leur population. Les politiques libérales impulsées par les organisations financières internationales ont mis à mal l’agriculture traditionnelle au profit de grandes firmes multinationales. Les États du Sud doivent désormais reprendre les choses en main et mettre en œuvre des politiques agricoles volontaristes permettant d’atteindre la souveraineté et la sécurité alimentaires.