Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

L'ONU survivra-t-elle en 2034?

Politique étrangère Articles
|
Date de publication
|
Références
Image de couverture de la publication
Couverture PE 4/2006
Accroche

Le futur de l’ONU dépend au premier chef des grandes puissances : quelles seront-elles demain, quels seront leurs choix? Dans tous les scénarios pourtant, les États-Unis occupent une place centrale: qu’ils gardent leur prééminence et maintiennent leur politique actuelle de marginalisation de l’ONU et du droit international; que Washington doive s’accommoder de l’émergence d’autres pôles de puissance; ou qu’elle réalise qu’il est de son intérêt de renforcer les Nations unies.

Image principale
Archive de Politique étrangère
Corps analyses

Depuis sa création, l’Organisation des Nations unies (ONU) a reflété les dynamiques du système international qui l’entourait. Son statut en 2034 sera donc probablement déterminé par les réalités d’alors : les Nations unies seront ce que leurs membres voudront qu’elles soient. Les relations internationales sont et continueront à être fortement influencées par les grandes puissances : l’ONU évoluera donc d’abord dans les voies sur lesquelles s’accorderont les grandes puissances.


Qui appartiendra au club des grandes puissances en 2034 ? Aujourd’hui ce statut dépend – en grande partie, mais pas exclusivement – de la qualité de membre permanent du Conseil de sécurité. L’Union européenne (UE), par exemple, accédera-t-elle au statut de grande puissance ? Rejoindra-t-elle le club aux côtés de la France et du Royaume-Uni (ou de l’Allemagne ?) ou les remplacera-t-elle ? On admettait, à la fin de la guerre froide, que l’Inde, le Japon et quelques autres deviendraient membres permanents sous deux ou trois ans. Quinze ans après, on ne sait plus quand, ou si, les négociations prolongées sur la réforme du Conseil de sécurité aboutiront… La question suivante est celle-ci : qui, parmi les membres permanents, se qualifiera pour le statut toujours plus exclusif de « superpuissance » et rejoindra les États-Unis au sommet de la pyramide ?


Les Nations unies de 2034 prennent forme ici et maintenant. Dans un futur proche, les États-Unis d’Amérique resteront la seule super- (ou hyper-) puissance, un pays qui a joué un rôle déterminant dans la création de l’ONU et qui ne cache pas sa détermination à imposer sa propre vision sur le futur de l’Organisation. Il est fort difficile de déconnecter le destin des Nations unies du principal phénomène politique de notre époque : l’émergence des États-Unis comme unique superpuissance et leurs tentatives de redéfinir le droit international à leurs propres conditions.


Durant une bonne partie des soixante ans d’existence de l’ONU, les États-Unis ont poussé l’Organisation vers l’avant, l’ont aidée à développer les règles de droit international proposant normes et standards à tous les États et tous les peuples. À d’autres moments cependant, ils ont fait régresser l’Organisation internationale, en la mettant au service de leur propre intérêt national, ou en la marginalisant. […]


PLAN DE L’ARTICLE

  • L’ONU et l’émergence d’une superpuissance
    - La montée en force de la superpuissance
    - Une attaque en règle de l’ordre juridique international
  • Des Nations unies affaiblies
  • L’organisation indispensable
  • Trois scénarios

 

Lakhdar Brahimi, ancien ministre des Affaires étrangères de l’Algérie et ancien Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Haïti, en Afrique du Sud, et en Afghanistan où il a supervisé la Mission spéciale (UNSMA) et le Bureau de coordination de l’aide humanitaire (OCHA), est conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies depuis 2004. Il a dirigé le Groupe d’études sur les opérations de maintien de la paix (Rapport Brahimi, 2000).

 

 

Decoration

Contenu disponible en :

Régions et thématiques

Partager

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

L'ONU survivra-t-elle en 2034?

Decoration
Auteur(s)
Image principale

Blitzkrieg pour la paix : la réconciliation Éthiopie-Érythrée

Date de publication
21 décembre 2018
Accroche

Il faut, pour comprendre les chaotiques relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée – avant-dernier État indépendant d’Afrique –, remonter au début du xxe siècle et aux conséquences des actions multiples des grandes puissances dans la région. Guerre de trente, ou de cinquante ans, l’opposition entre Addis-Abeba et Asmara semble désormais muer en dialogue. L’héritage d’une histoire et d’une culture communes suffira-t-il à garantir la paix, en dépit du caractère dictatorial du régime érythréen ?

Alain GASCON
Image principale

La Libye depuis 2015 : entre morcellement et interférences

Date de publication
21 décembre 2018
Accroche

La Libye est aujourd’hui, de facto, divisée en plusieurs entités. Les efforts déployés par la communauté internationale pour tenter de réconcilier et réunir le pays ont échoué. Un gouvernement d’entente nationale a certes été mis en place mais il peine à s’imposer et à répondre aux besoins de la population. Du point de vue occidental, la situation est toutefois moins préoccupante que par le passé, notamment parce que Daech a perdu ses emprises territoriales.

Jalel HARCHAOUI
Image principale

Le défi de la démocratie européenne

Date de publication
21 décembre 2018
Accroche

L’affirmation du rôle du Parlement européen est une réponse au reproche de déficit démocratique dans l’Union. Cette affirmation reste inachevée, du fait de la nature même de l’Union européenne. On doit concevoir cette Union comme une « fédération en devenir », équilibrant la légitimité des démocraties nationales et celle du Parlement européen. La procédure de désignation des Spitzenkandidaten, candidats têtes de liste des partis européens, permet de renforcer l’espace du débat public européen.

Maxime LEFEBVRE
Image principale

Peut-il y avoir une démocratie européenne ?

Date de publication
21 décembre 2018
Accroche

Le déficit démocratique de l’Union européenne dénonce un double manque : celui d’une réelle séparation des pouvoirs et celui d’un peuple européen. Un renforcement des pouvoirs du Conseil des ministres pourrait favoriser une « démocratie au second degré ». Le véritable changement serait d’aller vers une Europe confédérale. Mais le choix de cette option serait inséparable du refus de la subordination européenne : un choix partagé par peu d’États membres, indépendamment de la volonté des peuples.

Marie-Françoise BECHTEL

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
Couverture PE 4/2006
Lakhdar BRAHIMI, « L'ONU survivra-t-elle en 2034? », Politique étrangère, Articles, Ifri, 19 novembre 2006.
Copier
Image de couverture de la publication
Couverture PE 4/2006

L'ONU survivra-t-elle en 2034?