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Influence et nuisance dans les relations internationales
Pour imposer leur volonté sans utiliser la force, certains États déploient des stratégies d'influence. Selon la nature de leur régime, ils recourent plus ou moins à la séduction, l'attractivité, la contrainte, la nuisance ou encore la rémunération. Ces stratégies se déploient par différents canaux : médias, culture, éducation, entrisme et technologies numériques. Les pays européens prennent progressivement conscience de ces défis, mais ils se doivent d'agir plus vigoureusement.
La fragilité alimentaire mondiale et la guerre d'Ukraine
La guerre en Ukraine fragilise la sécurité alimentaire mondiale. La Russie et l'Ukraine sont en effet deux importants producteurs et exportateurs de produits agricoles, en particulier dans le domaine céréalier. En outre, ce conflit intervient dans un contexte déjà tendu. En effet, le secteur de l'alimentation est chamboulé depuis plusieurs années par la stratégie conquérante de la Chine, le changement climatique et la pandémie de Covid-19.
Avant-propos
Dans ce numéro spécial de Politique étrangère consacré aux actes de la Conférence organisée par l'Ifri le 10 avril 2019 au Grand amphithéâtre de la Sorbonne, à l'occasion de son quarantième anniversaire, découvrez l'avant-propos de Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'Ifri.
L'OTAN : de Washington (1949) à Strasbourg-Kehl (2009)
On peut tenter de cerner l’histoire de l’Alliance en en repérant trois phases. La première est constituée par les quatre décennies de la guerre froide. Puis l’Alliance revêt le rôle d’accoucheur du changement politique en Europe. Dans l’après-11 septembre, le débat rebondit sur les défis de sécurité internationale et le rôle de l’Alliance. Il est aujourd’hui encore ouvert sur des questions fondamentales : entre autres la nécessaire redéfinition de ses missions, et des moyens correspondants.
Après l'explosion démographique
Les prévisions démographiques ne sont pas une science exacte. Les projections onusiennes – qui évaluent la population mondiale à 11,2 milliards en 2100 – pourraient être surestimées. En effet, la fécondité pourrait baisser plus rapidement et l’espérance de vie augmenter de manière moins importante que prévu. Le Sahel connaîtra l’explosion démographique la plus spectaculaire mais ce phénomène n’engendrera pas nécessairement une vague migratoire massive vers l’Europe.
Les guerres de la prochaine décennie
La prospective dans le domaine stratégique est un exercice d’autant plus ardu que les prévisions peuvent avoir un impact sur le cours des événements. Si quelques grandes tendances de l’évolution de la conflictualité dans la prochaine décennie peuvent être identifiées, les prévisions précises sont impossibles. Une seule chose paraît certaine : au cours des dix prochaines années, les décideurs risquent d’être confrontés à des surprises aux conséquences importantes.
La transition énergétique dans les décennies à venir
Les énergies renouvelables connaissent une expansion rapide, due non seulement à leur impact limité sur l’environnement mais aussi à leur coût de plus en plus faible. Pour lutter contre le changement climatique, de nouveaux investissements dans les technologies bas-carbone sont nécessaires. Outre ses aspects positifs, la transition énergétique engendre des risques, notamment géopolitiques. Le concept de sécurité énergétique va être profondément modifié. Ces risques peuvent être anticipés et gérés.
Pauvreté et inégalités à l’horizon 2030
Grâce à une forte croissance économique, la pauvreté tend à baisser au niveau mondial. La tendance est toutefois insuffisante pour éradiquer la pauvreté à l’horizon 2030. Pour ce faire, il faudrait que la croissance augmente encore et que les inégalités se réduisent. Les dimensions non économiques du bien-être, comme l’éducation et la santé, doivent également être prises en compte, ce qui suppose notamment que les États soient en capacité d’investir dans les infrastructures publiques.
Désaccords commerciaux internationaux : au-delà de Trump
La guerre commerciale qui oppose les États-Unis à la Chine n’est pas seulement liée à l’impulsivité de Donald Trump. Ses racines sont en fait profondes et tiennent à trois changements structurels du système commercial multilatéral : le retournement des avantages comparatifs, le rôle désormais central de certains pays en développement et le rééquilibrage des puissances qui rend la coordination entre États difficile. Dans ce contexte, l’avenir du commerce mondial n’est pas encore écrit.
L'avenir du système monétaire et financier international
Après l’explosion du système de Bretton Woods, la communauté internationale a recherché une nouvelle stabilité du système financier et la garantie d’une croissance continue. La crise qui s’est ouverte en 2007-2008 a révélé des faiblesses touchant au premier chef les économies avancées. On s’efforce depuis de consolider l’architecture financière internationale, de coordonner les politiques macroéconomiques, et d’améliorer les relations de change, même si ce dernier objectif s’avère complexe.
Influence et nuisance dans les relations internationales
Pour imposer leur volonté sans utiliser la force, certains États déploient des stratégies d'influence. Selon la nature de leur régime, ils recourent plus ou moins à la séduction, l'attractivité, la contrainte, la nuisance ou encore la rémunération. Ces stratégies se déploient par différents canaux : médias, culture, éducation, entrisme et technologies numériques. Les pays européens prennent progressivement conscience de ces défis, mais ils se doivent d'agir plus vigoureusement.
La fragilité alimentaire mondiale et la guerre d'Ukraine
La guerre en Ukraine fragilise la sécurité alimentaire mondiale. La Russie et l'Ukraine sont en effet deux importants producteurs et exportateurs de produits agricoles, en particulier dans le domaine céréalier. En outre, ce conflit intervient dans un contexte déjà tendu. En effet, le secteur de l'alimentation est chamboulé depuis plusieurs années par la stratégie conquérante de la Chine, le changement climatique et la pandémie de Covid-19.
Avant-propos
Dans ce numéro spécial de Politique étrangère consacré aux actes de la Conférence organisée par l'Ifri le 10 avril 2019 au Grand amphithéâtre de la Sorbonne, à l'occasion de son quarantième anniversaire, découvrez l'avant-propos de Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'Ifri.
L'OTAN : de Washington (1949) à Strasbourg-Kehl (2009)
On peut tenter de cerner l’histoire de l’Alliance en en repérant trois phases. La première est constituée par les quatre décennies de la guerre froide. Puis l’Alliance revêt le rôle d’accoucheur du changement politique en Europe. Dans l’après-11 septembre, le débat rebondit sur les défis de sécurité internationale et le rôle de l’Alliance. Il est aujourd’hui encore ouvert sur des questions fondamentales : entre autres la nécessaire redéfinition de ses missions, et des moyens correspondants.
Après l'explosion démographique
Les prévisions démographiques ne sont pas une science exacte. Les projections onusiennes – qui évaluent la population mondiale à 11,2 milliards en 2100 – pourraient être surestimées. En effet, la fécondité pourrait baisser plus rapidement et l’espérance de vie augmenter de manière moins importante que prévu. Le Sahel connaîtra l’explosion démographique la plus spectaculaire mais ce phénomène n’engendrera pas nécessairement une vague migratoire massive vers l’Europe.
Les guerres de la prochaine décennie
La prospective dans le domaine stratégique est un exercice d’autant plus ardu que les prévisions peuvent avoir un impact sur le cours des événements. Si quelques grandes tendances de l’évolution de la conflictualité dans la prochaine décennie peuvent être identifiées, les prévisions précises sont impossibles. Une seule chose paraît certaine : au cours des dix prochaines années, les décideurs risquent d’être confrontés à des surprises aux conséquences importantes.
La transition énergétique dans les décennies à venir
Les énergies renouvelables connaissent une expansion rapide, due non seulement à leur impact limité sur l’environnement mais aussi à leur coût de plus en plus faible. Pour lutter contre le changement climatique, de nouveaux investissements dans les technologies bas-carbone sont nécessaires. Outre ses aspects positifs, la transition énergétique engendre des risques, notamment géopolitiques. Le concept de sécurité énergétique va être profondément modifié. Ces risques peuvent être anticipés et gérés.
Pauvreté et inégalités à l’horizon 2030
Grâce à une forte croissance économique, la pauvreté tend à baisser au niveau mondial. La tendance est toutefois insuffisante pour éradiquer la pauvreté à l’horizon 2030. Pour ce faire, il faudrait que la croissance augmente encore et que les inégalités se réduisent. Les dimensions non économiques du bien-être, comme l’éducation et la santé, doivent également être prises en compte, ce qui suppose notamment que les États soient en capacité d’investir dans les infrastructures publiques.
Désaccords commerciaux internationaux : au-delà de Trump
La guerre commerciale qui oppose les États-Unis à la Chine n’est pas seulement liée à l’impulsivité de Donald Trump. Ses racines sont en fait profondes et tiennent à trois changements structurels du système commercial multilatéral : le retournement des avantages comparatifs, le rôle désormais central de certains pays en développement et le rééquilibrage des puissances qui rend la coordination entre États difficile. Dans ce contexte, l’avenir du commerce mondial n’est pas encore écrit.
L'avenir du système monétaire et financier international
Après l’explosion du système de Bretton Woods, la communauté internationale a recherché une nouvelle stabilité du système financier et la garantie d’une croissance continue. La crise qui s’est ouverte en 2007-2008 a révélé des faiblesses touchant au premier chef les économies avancées. On s’efforce depuis de consolider l’architecture financière internationale, de coordonner les politiques macroéconomiques, et d’améliorer les relations de change, même si ce dernier objectif s’avère complexe.
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