Justice pénale internationale : l'épreuve de vérité
La justice pénale internationale peut-elle être un facteur de paix ?
La mise en œuvre des dispositions du Statut de Rome a déjà connu plusieurs temps. À mesure que sont mis en cause les plus hauts responsables, ou que la Cour pénale internationale intervient dans des conflits majeurs et non clos (Ukraine, Palestine), les positions des États – parties ou non au Statut – évoluent. Les années à venir devront préciser les positions des États parties, les méthodes de la Cour et sa place dans l'architecture juridique internationale.
« Entre États engagés pour la justice pénale internationale, le risque de fracture est réel et le concept de double standard souvent évoqué. Alors que la situation en Ukraine réunit les États européens et quelques autres États avec l’appui des États-Unis, elle ne provoque guère de mobilisation sur les autres continents. La situation en Palestine, en revanche, suscite l’engagement des non-Européens mais divise les Européens, et provoque une réaction américaine très négative. »
Marc Perrin de Brichambaut a été juge à la Cour pénale internationale de 2015 à 2024.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 89, n° 4, hiver 2024.
Écouter aussi le podcast "Au cœur de la Cour pénale internationale" avec Marc Perrin de Brichambaut enregistré le 20 novembre 2024.
Contenu disponible en :
Thématiques et régions
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Justice pénale internationale : l'épreuve de vérité
En savoir plus
Découvrir toutes nos analysesL’Union européenne, entre fragmentation et consolidation
L’Union européenne (UE) a géré avec succès les effets de la pandémie de Covid-19 et le Brexit a renforcé la cohésion de l’UE autour de l’axe franco-allemand. La confrontation sino-américaine favorise l’unité européenne au sein de l’alliance occidentale. Les controverses sur l’« illibéralisme » peuvent être vues comme une européanisation de la politique intérieure. Pour autant, il n’est pas évident que ces constats entraînent une modification substantielle de l’équilibre entre l’Union et ses États membres.
Après le Brexit et le Covid : quel avenir pour l’Europe ?
Les chocs du Brexit et de la pandémie de Covid-19 ont montré la résilience de la dynamique intégratrice de l’Union européenne – avec, en particulier, le plan Next Generation EU. Mais l’adoption de ce dernier a été difficile, et la pandémie a été aussi l’occasion de retours sur des initiatives purement nationales sur l’état de droit, la fermeture des frontières ou la vaccination. La Conférence sur l’avenir de l’Europe permettra-t-elle d’adopter les mutations constitutionnelles qui semblent s’imposer ?
Covid-19 et autres crises : quelles leçons ?
L’Union européenne a traversé une série de crises existentielles depuis 2008. Elle a fait preuve de résilience et a su s’adapter, en improvisant et en innovant. L’Union est aujourd’hui plus intégrée dans de multiples domaines. Mais le temps est venu pour une approche plus structurelle, plus volontariste, qui doit permettre à l’Union de renforcer son autonomie stratégique. C’est le seul moyen d’être un véritable acteur global, pouvant exister face aux autres grandes puissances.
Fin de partie : retour sur l’interventionnisme militaire occidental, 1991-2021
Le retrait d’Afghanistan en août 2021, sur l’échec de l’engagement militaire des États-Unis et de leurs alliés, signe un changement d’approche dans la lutte armée contre le terrorisme et plus généralement un retournement de la politique occidentale d’interventions suivie depuis 1991. Américains et Européens ne peuvent plus compter sur une supériorité stratégique et tactique leur garantissant une faible prise de risque. Ils ont aussi pris conscience qu’en banalisant le recours à la force, ils ont incité d’autres à les suivre dans cette voie.