Économie internationale : la fin d'un monde ?
L’économie mondiale est devenue le champ privilégié d’affrontement des volontés de puissance d’un monde où l’entente, la coordination et le multilatéralisme concerté semblent durablement marginalisés. Dans cette logique éclatée, comment s’articuleront les stratégies américaine et chinoise ? L’Union européenne arrivera-t-elle à briser le cadre de ses références multi-décennales pour s’affronter aux concurrences nouvelles ? Et pourra-t-elle, comme d’autres, avec d’autres, intégrer le virage annoncé d’une économie de production vers une économie numérique, de l’information ? Et quel rôle joueront dans cette économie internationale en transition les institutions financières et, en particulier, les banques centrales ?
Les défis proches d’une actualité pressante ne devraient pour autant pas nous faire oublier des marqueurs décisifs. Que nous dit la réduction généralisée des aides au développement de notre conception des relations économiques Nord/Sud ? Prenons-nous bien, au-delà des débats politiques quotidiens, la mesure des problèmes posés par de vastes mouvements migratoires qui, au demeurant, ne concernent pas d’abord l’Europe ? Une demi-décennie après le Covid-19, avons-nous progressé sur les dispositifs de lutte contre les maladies infectieuses ? En Afrique, au Moyen-Orient, en Ukraine : quelles leçons pouvons-nous tirer des derniers affrontements armés pour penser le monde de demain ?
ÉCONOMIE INTERNATIONALE : LA FIN D'UN MONDE ?
L'économie mondiale face aux bouleversements géopolitiques, par Norbert Gaillard (lire l'introduction)
De Trump à Xi Jinping : la grande rupture de la mondialisation, par Sébastien Jean
Union européenne : décrochage économique et changement de logiciel, par Sébastien Maillard
Révolution numérique, chambardement économique, par Hugo Le Picard (lire l'article)
Que peuvent les banques centrales ?, par Christian de Boissieu
ACTUALITÉS
L'aide publique au développement à l'ère de la démondialisation, par Jean-Michel Severino (lire l'article)
Flux migratoires : les dilemmes de l'Union européenne, par Didier Leschi
Inde/États-Unis : au défi de Trump II, par Jean-Luc Racine
Allemagne : retour du service militaire ?, par Paul Maurice
REPÈRES
Le Soudan en quête d'une paix improbable, par Roland Marchal
Israël : entre normalisation, dissuasion et messianisme, par Jean-Loup Samaan
Brexit : dix ans après, par Marie-Claire Considère-Charon
LIBRES PROPOS
Pourquoi la Russie fait la guerre, par Bernard Chappedelaine
Sahel : l'héritage opérationnel de Barkhane, par Tewfik Hamel
Éradiquer les maladies infectieuses : une utopie multilatérale,
par Antoine Flahault, Johanna Elbel et Agnès Buzyn
LECTURES
Sous la responsabilité de Marc Hecker
Climat. Les énergies de l'espoir, de Cédric Philibert
From Crisis to Action: Climate Change Through the Eyes of the Most Vulnerable, de Abena Takyiwaa Asamoah-Okyere, Christina Natalia Widjaja et Tim Smedley
Économie de l'(in)action climatique, de Christian Gollier
Par Christian de Perthuis
Autres informations :
248 pages. 23 euros.
En librairie le 5 mars 2026.
Diffusion : Pollen/Dif'Pop.
Abonnement : Armand Colin.
Vente au numéro : leslibraires.fr.
Vente au format ePub : Immatériel.fr.
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Découvrir toutes nos analysesL’urbanisation du monde : pourquoi, jusqu’où ?
Depuis le XVIIIe siècle, le passage d’une économie agricole à une économie industrielle a produit une forte urbanisation. À la fin du XXe siècle, la dynamique de globalisation a relancé la hausse des taux d’urbanisation dans les nœuds économiques essentiels, alors que l’Afrique voyait ses campagnes se vider au profit des villes porteuses d’emplois formels ou informels. Aucun facteur simple ne permet de prédire une hausse continue du taux d’urbanisation, un phénomène qui revêt également des formes très diverses.
D’une crise l’autre
Les crises financière de 2008 et sanitaire de 2020 ne résultent pas de la fatalité mais bien d’actions humaines. Elles illustrent certaines dérives du système international et de la mondialisation. Cupidité corruptrice, criminalisation des économies, propension au mensonge, tendance à oublier les leçons de l’histoire : tels sont quelques-uns des ingrédients de ces crises. La pandémie de COVID-19 risque d’engendrer une accélération des comportements prédateurs, notamment de la Chine.
Le secteur financier face au choc du COVID-19
Les mesures de confinement prises pour endiguer l’épidémie de COVID-19 ont provoqué une crise économique inédite. Celle-ci n’est pas comparable à la crise financière de 2008, dont la cause était endogène. Pour limiter l’impact de la récession, les gouvernants creusent les déficits publics et comptent sur l’intervention des banques centrales. La reprise économique et la sauvegarde de l’emploi dépendront de la capacité du secteur financier à se mettre au service de l’économie réelle.
La souveraineté industrielle au révélateur du COVID-19
Au cours des vingt dernières années, la France s’est désindustrialisée, a délocalisé et étendu ses chaînes de valeur. Cette tendance s’est traduite, pendant la crise du COVID-19, par des pénuries de produits sanitaires et une dépendance à l’égard de la Chine. Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. L’Union européenne sera amenée à jouer un rôle important dans le renforcement de la résilience économique de ses États membres.