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La puissance militaire, instrument de la politique soviétique

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Politique étrangère, n° 1, printemps 1982
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Page couverture PE n°1 1982
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Selon une idée sommaire mais très répandue au sujet de la puissance militaire soviétique, l'URSS, bien qu'armée à outrance, fait très rarement usage de sa force. Jusqu'à l'invasion de l'Afghanistan, l'armée soviétique, si elle possédait une grande expérience des manoeuvres terrestres et des opérations combinées, manquait singulièrement d'expérience du combat.

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Archive de Politique étrangère
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A la différence, non seulement des Etats-Unis mais aussi de la Grande-Bretagne et de la France, elle n'avait pratiquement pas tiré un vrai coup de canon depuis 1945.

 

De telles assertions ont conduit les ouvrages spécialisés à présenter un fatras de réflexions contradictoires. Selon les uns, l'URSS a édifié sa puissance militaire, en se gardant bien de prendre aucun risque, de façon à être, en fin de compte, en mesure de s'assurer l'hégémonie mondiale. Pour d'autres, elle a été tellement obnubilée par l'épreuve de la Seconde Guerre mondiale qu'elle s'est lancée dans une politique systématique et comme psychotique de surarmement. Ailleurs encore, on lit qu'il n'y a pas d'explication avérée à l'énorme panoplie de l'URSS : elle n'est que le produit de l'inertie bureaucratique et militaire dont la combinaison constitue une force que le pouvoir politique est pratiquement impuissant à maîtriser. Dans cette optique, les difficultés se trouvent aggravées par la rigidité du système soviétique qui fait qu'il lui est presque impossible de passer d'une économie de guerre à quelque chose qui ressemble à une économie de paix. En réalité, l'infinie variété des jugements portés sur la puissance militaire soviétique s'explique précisément par le fait qu'elle n'a jamais été engagée dans des opérations importantes.

 

Cette idée reçue n'est pourtant pas entièrement fondée.

 

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La puissance militaire, instrument de la politique soviétique

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Le Brexit est-il vraiment « anglais » ?

Date de publication
21 décembre 2020
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Le résultat du référendum de 2016 ne traduisait pas un populisme, ou un exotisme culturel, spécifiquement anglais. L’opinion britannique était alors en phase avec les opinions européennes critiques vis-à-vis de l’Union européenne. La non-appartenance à la zone euro promettait une séparation sans trop graves effets. Séparation qu’annonçaient un fort attachement à la décision nationale et un détachement persistant vis-à-vis du projet européen, vu comme un simple lien économique.

Robert TOMBS
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La coopération militaire franco-britannique après le Brexit

Date de publication
21 décembre 2020
Accroche

Les questions de défense n’ont pas été sérieusement intégrées aux négociations du Brexit. Mais la redéfinition des priorités stratégiques américaines laisse à Londres peu d’espoir d’un special partnership égalitaire. Le retour de la France à une conception « gaullienne » de puissance d’équilibre pourrait par contre ouvrir la voie à un nouveau partenariat, qui ne prendrait toute son efficacité que dans le cadre d’une Alliance rééquilibrée et plus « européanisée ».

Adrien ABÉCASSIS Jolyon HOWORTH
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Les relations anglo-américaines après le Brexit : et moins si affinités ?

Date de publication
21 décembre 2020
Accroche

Le retour de la compétition des puissances, et l’érosion des moyens économiques et militaires britanniques mettent en cause la traditionnelle posture de suivisme de Londres vis-à-vis de Washington. Le Royaume-Uni ne pèse plus assez auprès des États-Unis, ni pour obtenir un accord commercial privilégié, ni en matière stratégique. Face au déclin inévitable de la relation bilatérale, Londres ne pourrait retrouver un poids diplomatico-stratégique que dans une Alliance atlantique rééquilibrée.

Robert SINGH
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La politique étrangère britannique après le Brexit : la géographie, c’est le destin

Date de publication
21 décembre 2020
Accroche

La vision britannique des rapports du Royaume-Uni au monde renvoie à la fois à la géographie et à l’histoire d’une puissance impériale. Mais le Brexit éclaire durement les changements du positionnement britannique : illusions sur la bienveillance américaine ; dépendance vis-à-vis des normes européennes sans pouvoir peser sur elles ; limitation des moyens d’influence extérieure. Union européenne et Royaume-Uni doivent trouver les moyens d’une nouvelle coopération, en particulier dans le domaine de la sécurité.

Stephen WALL

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Page couverture PE n°1 1982
Philip WINDSOR, « La puissance militaire, instrument de la politique soviétique », Politique étrangère, Articles, Ifri, 1 mars 1982.
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Page couverture PE n°1 1982

La puissance militaire, instrument de la politique soviétique